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La machine de Turing

La machine de Turing
De Benoît Soles
Mis en scène par Tristan Petitgirard
Avec Benoît Soles
  • Benoît Soles
  • Amaury de Crayencour
  • Théâtre du Palais-Royal
  • 38, rue de Monpensier
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 23,00 à 40,00
À l'affiche du :
18 août 2021 au 30 novembre 2022
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 19:30
    • 21:00
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En Angleterre, dans les années 30 vit Alan Turing, mathématicien de génie.

C’est l’histoire d’un homme qui court.

Son coeur bat à plein régime dans sa poitrine. Et dans son cerveau irrigué par l’afflux sanguin, des équations à de multiples inconnues se résolvent.

Après quoi court-il, après quel savoir, après quel mystère ? C’est l’histoire vraie d’un homme qui avec sa machine allait peut-être changer le monde… 

 

Benoît Soles joue dans La Machine de Turing. Récemment, vous l'avez peut être vu dans Rupture à Domicile, également mise en scène par Tristan Petitgirard ou dans Les Amoureux de Goldoni.

La direction du Théâtre Michel a changé. C'est maintenant Sébastien Azzopardi et Francis Nani, déjà directeurs du Théâtre du Palais Royal qui l'ont reprise. La Machine de Turing est la première pièce qu'ils programment.

La Machine de Turing a été récompensée de 4 Molières 2019 : Molière du Théâtre Privé, Meilleur Auteur et Meilleur Comédien (Benoît Solès), Meilleur Metteur en Scène (Tristan Petitgirard).

L'AVIS DE LA REDACTION : 8,5/10

 

L'homme de l'ombre !

Avec une belle sensibilité, Benoît Solès nous emmène à la rencontre de cet être hors du commun qu'était Alan Turing. Il y a une formidable empathie dans l'interprétation superbe et touchante qu'il fait de ce héros, oublié de l'histoire.

Egalement auteur de la pièce, le comédien nous fait revivre le destin tragique de celui qui aurait tant voulu vivre une vie normale.

Avec son complice, Amaury de Crayencour, qui joue tous les autres rôles, dans une mise en scène récompensée de Tristan Petitgirard, c'est à un mélange passionnant d'histoire et de réflexion que nous assistons.

Le génie est il une malédiction ?

Bouleversant  !

 

Auréolée de ses quatre Molières en 2019, la pièce revient au théâtre du Palais Royal.

A voir et à revoir

Sylvie Tuffier

 

 

Note rapide
Toutes les critiques
12 juil. 2022
10/10
13
Donc, il était une machine quelque peu déficiente (elle bégayait) qui pensait que les machines pouvaient penser. Mais, des chevaliers noirs machinèrent d'asservir le monde en codant leurs noires pensées. Après beaucoup de rotations à vide, la machine bègue s'avisa que le code noir bégayait aussi, sinistrement, et que la clé se cachait sous la répétition. La machine bègue ne put sauver ni Coventry ni toutes les belles machines HMS protégeant l'Angleterre, mais elle gagna la guerre.
Que croyez-vous qu'il arriva ? Récompenses et honneurs ? Non, pour une autre soi-disant déficience, on lui offrit une pomme.

Troublant Benoît Solès, rayonnant de gaieté désespérée et de charme déglingué.
26 sept. 2021
5/10
10
Je suis un passionné de vulgarisation scientifique, et le test de Turing, que je connaissais avant de voir la pièce, est potentiellement la source d’innombrable scenarios intellectuellement stimulants.
Cette pièce n'a rien à voir avec ça.
En terme de stimulation intellectuelle, au sens scientifique, elle n'apporte presque rien.
Le véritable thème de la pièce est l'homosexualité. C'est le drame d'un homme génial, mais qui vit malheureusement dans une époque où sa sexualité est durement réprimandée.

J'ai donc été déçu, parce que je ne m'attendais à autre chose, et le pitch que j'ai lu ne m'a absolument pas fait comprendre de quoi il s'agissait.

Malgré cela, j'ai trouvé les acteurs excellents.
2 mars 2020
9/10
41
Faut-il encore présenter ce spectacle ?

Connaissez-vous Alan Turing ? Le mathématicien génial, engagé pendant la Seconde Guerre Mondiale pour briser le code d’Enigma, la machine utilisée par les nazis pour crypter leurs communications ? Celui a qui l’on doit l’ancêtre de l’ordinateur ? Mais aussi l’homme brisé, condamné au secret, au suicide, à cause de son homosexualité ?

A travers une scénographie ingénieuse, qui emploie habillement la vidéo, et des allers-retours dans le temps, on découvre son histoire tragique, le monde des services secrets, et celle d’un pays qui a mis bien du temps à reconnaître ce qu’elle lui devait…

Benoit Solès est bouleversant dans ce rôle, bien accompagné par Amaury de Crayencour qui joue de multiples personnages, un magnifique hommage rendu au mathématicien !
18 déc. 2019
10/10
19
Alan Turing est un mathématicien Anglais, bègue, homosexuel et il a inventé une machine capable de décoder les messages cryptés par les Allemands. Cette machine serait bien l'ancêtre de l'ordinateur.

Cette histoire vraie que beaucoup n'ont pas connue est magistralement écrit et interprétée par Benoit Solès mais aussi par Amaury de Crayencour qui joue trois rôles. La mise en scène est spectaculaire et bien amenée. Tout s’enchaîne avec des flashs back dans le moindre détail jusqu'à la subtilité dans les costumes. Un décor parfait qui est dans le temps et avec une pointe de modernisme.
Un vrai petit bijou théâtral.
1 nov. 2019
9/10
30
Incroyable mise en scène qui imbrique les différentes scènes avec efficacité, beaucoup de rythme insufflé avec une très belle partition entre les éléments de décor des années 30 et les technologies actuelles qui permettent l'introduction de visuels qui emballent ainsi la "machine" avec un mur d’images projetées en fond de scène, tour à tour décor banal de bibliothèque, défilé des chiffres du code Enigma ou rouages électromécaniques de la Machine de Turing en action… C’est – vraiment – bien fait.

Un incroyable destin qui met en valeur les contrastes, les oxymores :

Alternance de scènes où les jeux des deux acteurs sont vifs et percutants avec d'autres qui nous fixent par l'intensité, la profondeur, la sensibilité
Clair Obscur : alternance des parts" d'ombre " et de lumière : le Génie "entaché" par l'Homosexualité d'Alan de Turing. L'amour frivole entaché de la trahison de l'amant.
Génie Bégue, maturité intellectuelle et immaturité émotionnelle avec Benoit Soles incarne Alan Turing et met en lumière  un homme profondément sensible, attachant dans ses tourments, son rapport aux autres et à lui même, un humour déroutant qui suscite une tendresse pour ce génie. La gestuelle est ultra précise, tel un illusionniste, cet acteur parvient à vous mobiliser du bout des doigts, de la profondeur d'un regard, d'une attention.
Rupture et continuité avec Amaury de Crayencour rassemble à lui seul tous les autres personnages, de l'amant  "gourgandin", à l'inspecteur dubitatif mais admiratif... sans perdre le spectateur et le fil conducteur.
A l'heure où l'actualité nous bouscule avec des images de violences avec des actes homophobes, antisémites et qu'une radicalisation semble prendre le devant de la scène, ce moment de théâtre nous ramène aux valeurs fondamentales : le respect des différences et la complexité de chaque homme. Alan Turing est l'un des précurseurs de notre monde digital actuel !

La "Machine à penser d'Alan de Turing" est ni plus ni moins l'IA, l'Intelligence Artificielle ! Cette IA est au cœur de nos problématiques et Benoit Solès met l'accent sur l'Homme, sa vulnérabilité malgré son génie, sa sensibilité, sa profondeur et son idéalisme... Derrière la pomme... il y aura toujours Adam.

Si le monde s'emballe, sachons revenir à nos fondamentaux et remettre l'humain, l'homme, l'homo sapiens au cœur de nos vies pour ne pas se perdre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor