I love Piaf

I love Piaf
De Edith Piaf
  • Théâtre de la Tour Eiffel
  • 4, Square Rapp
  • 75007 Paris
  • Ecole Militaire (l.8)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 20,00
À l'affiche du :
3 mai 2019 au 27 juillet 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:00
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I love Piaf, un spectacle musical en plein cœur de Montparnasse, qui raconte et chante Piaf et Paris, la ville lumière...

De Shanghai à New York , en passant par Moscou, Londres, Montréal ou Berlin, on fredonne, en français et quel que soit son âge, "La vie en rose", "L'hymne à l'amour", "Milord" et "Je ne regrette rien".

 

Ce nouveau spectacle musical raconte la vie courte mais intense d'une femme qu'on appelait "la môme". Elle a débuté au cœur de Paris, de Belleville aux Champs-Elysées, en passant par Pigalle pour inscrire son nom sur les façades des plus grands music-halls du monde...

 

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Toutes les critiques
12 nov. 2018
7,5/10
1 0
I love Piaf est un de ces charmants spectacles auxquels on aime aller l’été avec des amis. Et c’est une bonne idée supplémentaire de le rendre accessible aux non francophones avec un système de surtitrage. On aura tous remarqué d’ailleurs que l’intitulé du spectacle est en anglais.

Je mettrais un bémol aux traductions qui ne m’ont pas semblé aussi riches que le texte original mais c’est très secondaire.

Le décor évoque, inévitablement, la capitale du début du XX° siècle dans son imagerie traditionnelle, avec un banc public sous un réverbère. Le cliché correspond bien à ce Paris, ville lumière, surnommé ainsi par les anglais sous Louis XIV, l’expression ne date pas d’hier … La scène est divisée en trois espaces avec au centre une sorte de podium pour l’accordéoniste, qui le soir de ma venue était Marryl Abbas. Elle joue admirablement, à la fois musicienne et comédienne.

On apprend beaucoup de choses sur la vie d’Edith Piaf dont la richesse fut une voix portant loin. J’ai été dérangée par l’équipement de l’interprète principale d’un micro HF, comme si Mtatiana manquait de voix (dans une toute petite salle …) et puis je l’ai oublié en raison de son jeu de scène très réussi et de sa voix plutôt jolie qui jamais n’imite Piaf, ce qui est une bonne chose.

Après tout on peut comprendre que chanter dix-sept chansons réclame d’être soutenue, surtout lorsqu'on est accompagné par un accordéon parce que cet instrument est puissant.

Le récital n’est pas chronologique. Les chansons ont été choisies pour donner du sens à la reconstitution des principaux moments de la vie de celle qui fut surnommée la Môme.

Il commence avec la Goualante du pauvre Jean (1954) et installe immédiatement le contexte puisqu’en argot chanter se dit goualer. La chanteuse nous annonce qu’Edith est née sur les marches du 72 rue de Belleville le 19 décembre 1915. Son partenaire de scène, Michaël Msihid, rétablira une vérité moins misérabiliste. Sa mère n’a pas accouché dans la rue mais à l’hôpital Tenon.

Il n’empêche que l’enfant n’a pas eu de chance. Sa mère fut trop pauvre pour l’élever et la confia à son père, contorsionniste et antipodiste.

Mais pour l’heure nous entendons Plus bleu que tes yeux (que lui écrit et compose Charles Aznavour, son homme à tout faire, en 1951) alors que Michael tire le rideau qui découvre une vue de Belleville en noir et blanc.
On enchaine avec Les amants d’un jour (musique de Marguerite Monnot qui composa beaucoup de ses grands succès) : moi j’essuie des verres, au fond d’un café … Mtatiana dévoile une sculpture et fait allusion à Kiki de Montparnasse, si célèbre au cours des Années folles (the roaring twenties, disent les anglais). Nous ne sommes décidément pas dans la chronologie puisque la chanson date, elle, de 1956, mais qu’importe !

Acceptons qu’on soit à Pigalle, en 1935, et qu’Edith s’appelle la Môme. Elle est minuscule avec son mètre 47. On aurait bien ajouté moineau tant elle est frêle mais l’expression est déjà prise. Ce sera donc La môme Piaf, encore un mot d’argot. Elle se produit sur scène pour la première fois. Et sa première chanson enregistrée sera Les mômes de la cloche, qui sera un triomphe, même si le souvenir s’en est depuis évanoui.

Jean Cocteau dira d’elle qu’elle ne chante pas l’amour, elle le gueule. Il sera son grand ami mais pour l’heure son premier admirateur est un aviateur. C’est Jean Mermoz.

Raymond Asso fera d’elle une vraie chanteuse de music hall, encore une invention française (malgré le nom anglais) et la produira dans le plus grand de l’époque, l’ABC. On apprendra plus tard que l’inventeur du terme, plus élégant que music hangar, est sans doute Joseph Oller, fondateur du Moulin Rouge, comme du Théâtre des Nouveautés, et qui fit construire l'Olympia, inaugurée le 12 avril 1893 par La Goulue.

Les paroles de Sous le ciel de Paris (1951) qui seront plus tard un énorme succès dans la reprise d’Yves Montand, permette d’insuffler un peu de légèreté au récit qui se déroule sur scène avec juste ce qu’il faut d’humour pour nous divertir. Le trio s’entend bien et une certaine joie se dégage au cours de plusieurs scènes. On est loin de la biographie pleureuse qu’on aurait pu imaginer …

Ce spectacle donne aussi l’occasion d’entendre aussi des titres peu connus et anciens comme Il n’est pas distingué (1936), une de ses premières chansons qui fait le portrait d’un certain Zidor. L’accordéoniste (1940) de Michel Emer, est un incontournable avec une musicienne comme Marryl Abbas.

Edith Piaf se confronte au public de Broadway le 31 octobre 1947 sous les quolibets assassins : une chanteur réaliste y semble irréaliste et son terrible accent ne passe pas la rampe. C’est le cabaret qui la sauve du désastre. Elle y restera à l’affiche 21 semaines.

On voudrait nous faire croire que c’est elle qui chantera la première chanson de rock and roll mais c'est une adaptation, par Jean Dréjac, du standard rock américain Black denim trousers and motorcycle boots de Jerry Leiber et Mike Stoller qui sera un grand succès. Mtatiana prend la guitare électrique pour s’accompagner sur L’homme à la moto (1956).Il est par contre légitime de penser que Broadway est né de l’inspiration que les Folies Bergère ont faite au célèbre impresario et producteur américain Florenz Ziegfeld.

Ecrite en 1945 par Jacques Prévert, Les feuilles mortes sont interprétées par Piaf dix ans plus tard. Le thème colle à la tragédie que vit la chanteuse. Elle est tombée éperdument amoureuse d’un boxeur, marié et père de trois enfants, Marcel Cerdan, qu’elle avait rencontrée en 1946 et retrouvé deux ans plus tard par hasard, à New York. Il meurt dans l’avion Constellation le 27 octobre 1949. C’est en pensant à lui qu’Edith écrira elle-même les paroles de l’Hymne à l’amour (1950) que la chanteuse interprète devant nous avec les yeux noyés de larmes. Edith écrira presque une centaine de chansons.

Elle hébergera sa femme et ses enfants pendant cinq ans au 67 boulevard Lannes. Quand on l'alerte en la prévenant que l’argent s’évapore … je l’ai pas perdu, répond-elle, je sais pas ce qu’il est devenu. Alors quand il manque elle repart en tournée.

Johny tu n’es pas un ange (1953) est l’occasion d’un duo très réussi avec Michael.

On se laisse emporter par les paroles de La foule (1957) qu’elle interprète avec un simple petit châle aux motifs cachemire. Il faut à ce propos souligner que ce costume de scène est bien choisi. Une petite robe noire aurait été comment dire, trop caricaturale de l'image qu'on a d'elle.

On nous montre un aperçu des "tours de con" de la Môme qui était bien facétieuse.

Son dernier amour aura vingt ans de moins qu’elle Théo Saropo, qu’elle épousera, et qui interprétera en duo avec elle Je ne regrette rien (1960), encore une chanson écrite par Michel Emer. Cette année là Edith reçoit une ovation de seize minutes, non pas en sortie de scène, mais à son entrée. C’est du jamais vu.

Elle décède le 10 octobre 1963. Elle n’a que 47 ans. Jean Cocteau en l’apprenant, est victime d’une crise cardiaque qui l‘emporte quelques heures plus tard.

Le spectacle, on l’a deviné, est presque terminé. Mais on entendra encore Milord (1959) que la chanteuse nous demande d’accompagner avec nos la la la.

Ce sera ensuite La vie en rose (1946) avec laquelle de Gaulle fut accueilli à Moscou par l’orchestre philharmonique de Moscou parce que cet air là symbolise la France en Russie.

Et pour le rappel Padam (1951) dont la salle entière reprendra le refrain. I love Piaf est vraiment un spectacle très agréable dont on espère qu'il sera repris ultérieurement.
8 juil. 2018
8,5/10
33 0
Quand ils nous prennent dans leur bras,
Quand ils nous chantent tout ça,
On voit le Lucernaire en rose...

« Ils », ce sont MTATIANA et Patrice Maktav, qui nous proposent une délicieuse évocation musicale de la vie personnelle et professionnelle de l'immense Edith Piaf.

Sur scène, un banc, un lampadaire, une fenêtre, des chaises. Au lointain, une photo ancienne du Paris des années 30.
Nous y sommes !

Sous la plume de Jacques Pessis et grâce à la mise en scène de François Chouquet, les deux artistes vont nous raconter l'inoubliable interprète de « Milord », « La foule » et autres tubes populaires connus dans le monde entier.
Le duo était accompagné hier par le remarquable accordéoniste Aurélien Noël.

Les rôles sont bien définis.

Patrice Maktav est le conteur, l'aède-hipster. Lui va dire, lui va porter l'histoire avec les mots.
Avec beaucoup de charme, d'humour, de charisme, il nous rappelle bien entendu ce que l'on savait plus ou moins de la destinée d'Edith Piaf, mais il nous livre surtout une multitude d'anecdotes plus vivantes les unes que les autres.

Jacques Pessis, l'un des plus fin connaisseurs en matière de chanson française nous gâte. Que de détails, que de points de vue intéressants !

Et puis, il y a Melle MTATIANA.
La môme Tatiana.

De sa voix ronde et chaude de véritable mezzo-soprano, de son timbre suave et velouté au délicat vibrato, la chanteuse nous démontre dès le début son grand talent. Du pianissimo au forte, elle est très à l'aise.

Elle va enchanter le public en général, et votre serviteur en particulier.
C'est un véritable régal artistique, tant pour les yeux que pour les oreilles.

Elle va interpréter les plus grands titres du répertoire piafesque. (Piafien?)
Il faut être clair : la demoiselle chante avec sa voix à elle ! Il était hors de question de se livrer à une quelconque imitation de la môme Piaf. Ceci n'aurait eu que peu d'intérêt.

Beaucoup d'émotion va poindre de ces dix-sept chansons.
Voici qu'une larme coule sur la joue de MTATIANA. Nous autres spectateurs n'en menons pas large !

Plusieurs fois dans la soirée, les deux artistes unissent leurs voix chantées. Patrice Maktav, dont la palette de talents est très étendue, empoigne également sa guitare électrique pour un « homme à la moto » très rock !

Peut-être aurez-vous la chance comme moi hier d'être choisi par la chanteuse pour incarner le fameux Milord ! Je ne vous en dis pas plus !

Une évidence s'impose très vite dès le début du spectacle, tout le monde a envie de chanter avec MTATIANA. Ce n'est qu'à la fin du show, pour le dernier titre, que les spectateurs sont invités à accompagner la demoiselle.

Tout le monde ne s'en prive pas. Je vous laisse découvrir par vous-même quel est ce dernier titre. (Vous avez pour ce faire jusqu'au 19 août.)

Il faut noter que tout ce show est sous-titré en anglais, ce qui permet comme hier à beaucoup de touristes étrangers de venir se plonger dans l'univers de la chanson réaliste.

Voici donc un spectacle très joliment et très intelligemment troussé, avec beaucoup de tendresse, de passion et de talent, et qui rend un très bel hommage à ce monument de la chanson française qu'est Edith Piaf.

Un de ces spectacles qui filent beaucoup trop vite. C'est son seul défaut : j'aurais bien aimé qu'il durât trois fois plus longtemps !

Un spectacle qui se prolonge après le dernier salut : je défie quiconque de sortir de la salle rouge du Lucernaire sans avoir envie de fredonner « La vie en rose », « Sous le ciel de Paris » ou encore « L'hymne à l'amour ».
8/10
11 0
... Un spectacle-évocation réussi, riche et charmant, pour connaitre ou retrouver l’histoire de cette vie incroyable, pour écouter ou réécouter les chansons emblématiques de cette chanteuse au talent rare et inégalé.
11 déc. 2016
7/10
26 0
Un bon moment.

Caroline Rose, qui s'est fait connaître à The Voice chante plutôt bien Piaf, Jacques Pessis, comme toujours raconte bien, et l'accordéon ajoute un vrai plus. La scénographie n'est pas fabuleuse, mais c'est un petit théâtre avec peu de possibilités. Le son n'est pas toujours bien réglé, et la voix est parfois sous-mixée, parfois trop forte.

Mais le spectacle est à la fois instructif, et agréable. Un vrai voyage dans l'univers de Piaf, la môme oiseau. Les plus âgés sont ravis et chantent tant qu'ils peuvent. Quelques plus jeunes aussi, sur les grands titres de la chanteuse.
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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor