La Claque

La Claque
De Fred Radix
Mis en scène par Fred Radix
Avec Fred Radix
  • Fred Radix
  • Alice Noureux
  • Guillaume Collignon
  • Théâtre Gaîté-Montparnasse
  • 26, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
À l'affiche du :
22 avril 2024 au 28 janvier 2025
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 20:30
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1895, dans un théâtre parisien. Auguste Levasseur, chef de claque, dirige une troupe de complices, qui, mêlés au public, sont chargés d’applaudir aux moments opportuns. Une pièce applaudie est une pièce à succès, or, à deux heures d’une grande première, Auguste est abandonné par sa claque. Il ne reste plus qu’une heure trente avant le début de la première pour faire répéter les claqueurs novices en leur interprétant des extraits du spectacle. La tâche est ardue, ils ne sont que trois, et ce soir, leur carrière ne tient plus qu’à une claque !

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Après Le Siffleur et ses 600 représentations, Fred Radix revient avec un nouveau spectacle qui s’empare d’un sujet et d’un personnage qui ont marqué l’histoire du théâtre et les traite avec humour, musicalité et décalage historique.

Note rapide
7,5/10
pour 4 notes et 4 critiques
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Note de 1 à 3
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3 critiques
Note de 4 à 7
75%
1 critique
Note de 8 à 10
25%
Toutes les critiques
12 nov. 2023
7/10
3
Pas facile à réaliser la claque…. Nous répétons une pièce avec le responsable de la claque et ses acolytes.Ils nous racontent l’histoire en interagissant avec le public pour nous donner les consignes.

Apres une introduction peut être un tout petit peu longue, une pièce très burlesque, drôle et sympathique. Nous avons bien rit.

À voir, pour ceux qui aiment ce style de théâtre évidemment.
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2 nov. 2022
8,5/10
3
Un spectacle musical plein d’humour, qui rejoint les moments de théâtre immersif et intrusif où la participation du public est un ingrédient de la réussite. Du spectateur au « spectacteur », nous devenons les « speclaqueurs » illustrant par la démonstration de la preuve l’importance de la Claque au théâtre, aujourd’hui disparue.

« 1895 dans un théâtre parisien. Auguste Levasseur, chef de claque, dirige une troupe de complices, qui, mêlés au public, sont chargés d’applaudir aux moments opportuns. Une pièce applaudie est une pièce à succès, or, à deux heures d’une grande première, Auguste est abandonné par sa claque. Il charge alors Fauvette, musicienne de l’orchestre, et Dugommier, régisseur du théâtre, de trouver des remplaçants pour sauver la représentation du soir. »

C’est dans une ambiance chaleureuse et hilarante, où la drôlerie se fait savante et efficace, que le plaisir de partage se répand avec évidence dès le début et perdure tout le long. Des virages foldingues aux scènes totalement déjantées, le récit tourneboule, dérape et ricoche pour filer son chemin. Le public joue volontiers le jeu, les rires fusent tout le long dans une forme de joie bon enfant.

Le propos n'est pas innocent. Son regard sur cet aspect particulier et tonique du théâtre éclaire le lien entre le plateau et la salle.

Derrière nos sourires, nos nombreux rires et nos interventions, le spectacle nous interpelle sur ce type d’exclamation populaire, intentionnelle et maitrisée qui n’est pas sans nous rappeler les changements historiques et symptomatiques à l’œuvre dans la pratique du spectateur d’hier à aujourd’hui.

La Claque, cette antique institution remise en vogue à la fin du 18ème siècle par des ligues d’escrocs qui monnayaient le calme ou le chahut auprès des troupes, puis par les directions des théâtres publics et privés au début du 19ème siècle qui allèrent jusqu’à l’opérationnaliser pour s’assurer du succès, s’éteint progressivement pour ne plus exister officiellement dès l’avènement du 20ème siècle.

Si la Claque fut mais ne demeura point, elle reste le signe d’une transformation de la composition du public, de la qualité et des formes de sa présence pendant les représentations, de son assagissement sans doute, venue remplacer les tumultes et les comportements des participants, que beaucoup ont comparé à l’Agora. L’Agora qui hier soir a de nouveau illustré quelque peu et sans dommage, cette fonction sociale de l'appropriation de l'espace public au théâtre où la représentation n'est pas que sur les planches.

Mais revenons au spectacle. Sa légèreté apparente le rend divertissant avant tout. L’écriture et la mise en scène de Fred Radix, sa musique aussi, offre un moment de théâtre musical intelligent et drôle. Calée au cordeau, la mise en vie est agréable et fluide.

Les artistes au plateau nous ravissent et s’amusent autant que nous. Guillaume Collignon, Alice Noureux et Fred Radix brillent de leur talent dans un enthousiasme communicatif qui dépote. Les jeux sont dirigées avec la précision et l’efficacité qui conviennent par Christophe Gendreau. Les costumes seyants de Delphine Desnus participent à la beauté et la qualité artistique de l’ensemble.

Ce spectacle est non seulement bien pensé et documenté mais aussi bien façonné. La curiosité du public est conjuguée avec une complicité assumée. Des jeux de comédie aux chants et aux parties instrumentales en passant par les situations participatives, le public se plait et se repait de cette originale proposition. Un fichu bon moment singulier et drôle. Courez-y, ça claque vraiment (évidemment) !
5 oct. 2022
7,5/10
4
Je ne pensais pas que le système de la claque était si ancien, Néron soudoyait déjà ses hommes pour se faire ovationner !

A l’Opéra c’est aussi assez fréquent, à la Scala de Milan, un chef d’orchestre réputé, mettait déjà la main à la poche pour plus de tranquillité le jour de la première.

Mais nous voici en 1895 au théâtre, à Paris, Dugommier le régisseur, court dans tous les sens, c’est bientôt la répétition d’une tragédie grecque en cinq actes, trente changements de décors, quarante musiciens, du grandiose !

Dugommier n’a pas réussi à joindre l’orchestre, il fait donc appel à sa sœur Fauvette, accordéoniste, charmante, drôle, ce ne sera pas de tout repos pour elle non plus.
Voilà enfin Auguste Levasseur, chef de claque, qui pense avoir affaire à des « claqueurs » professionnels, hélas, Dugommier n’a pas eu le temps de réunir ce petit monde. Nous sommes donc contraints de faire la claque, mais pas n’importe comment, et le sieur Levasseur nous « forme » à ce périlleux exercice, dont dépend le succès de la pièce.
Les rieurs d’un côté, les pleureuses de l’autre, les chahuteurs, toute une pléiade à initier et ce n’est pas une mince affaire…

Nos trois compères vont donc accélérer la répétition, à eux trois, ils seront les personnages de tragédie.
Cà devient une bonne comédie, on rit beaucoup, on joue le jeu.

Ces trois-là n’ont pas besoin de claque, ils sont tellement formidables que l’on a plaisir à les applaudir debout ou assis
Alice Noureux, Fred Radix et Guillaume Collignon sont de parfaits comédiens, chanteurs, musiciens, tout est en place pour une excellente soirée, drôlissime.

A ne pas manquer !
4 oct. 2022
7/10
6
L'enthousiasme d'être au théâtre de la Gaité Montparnasse le soir semble être un sentiment partagé par l'ensemble des spectateurs.
D'ailleurs, il est bien difficile de trouver une place vacante. On peut s'imaginer le petit coup de pression aux comédiens qui se préparent en coulisse. Mais on se demande si vraiment Fred Radix est dans l'inquiétude.
Après tout, il a écrit, mis en scène et joue le personnage principal. C'est son spectacle qu'il a monté de A à Z avec une passion sincère et une belle d'audace.
Il en faut pour créer une pièce autour d'individus payés pour applaudir afin d'attirer les faveurs des critiques. Pas d'inquiétude, il ne nous demande pas seulement d'applaudir au bon moment pour évaluer notre aptitude. Le créateur est bien plus filou et inventif. Il va nous emmener dans la répétition accélérée d'une représentation qui doit bientôt débuter .... en 1895.

Auguste Levasseur, chef de claque, doit préparer l'ensemble des participants. Toutefois ni les comédiens, ni les musiciens ne sont là. Qu'importe, ceux qui sont présents feront l'affaire.

Le public se transformera en apprenti. Fauvette, musicienne et Dugommier, régisseur du théâtre feront tous les autres rôles nécessaires sur scène.
Le trio nous emporte dans leur folie douce aussitôt que le rideau s'ouvre.
Guillaume Collignon qui incarne l'homme à tout faire, légèrement cinglé propose une prestation haute en couleur. On ne doute pas un instant ni de sa rigueur de travail et de l'exploitation à bon escient de son potentiel comique naturel. Pour jouer sa soeur, Alice Noureux, musicienne, chanteuse, danseuse, comédienne, elle apporte de la candeur, de la fraîcheur et de la folie douce. Son air faussement naïve la rend attachante.

Les artistes offrent une magnifique collaboration pleine d'authenticité, de fougue et d'enthousiasme si communicative. Ils emportent tout le monde sans exception. Bien que personne ne sache vraiment à l'avance ce qui va l'attendre, chacun accepte le cadre posé et se laisse porter. Très rapidement les rires raisonnent de part en part du théâtre. Pas un rire préparé ou enregistré, non, mais quelque chose de sincère se partageant entre harmonie et plaisir. Le temps s'égrène si vite qu'on ne le voit pas passer.
Nous sommes dans une aventure frénétique dont nous sommes aussi des protagonistes avec notre rôle à jouer. On s'amuse sans cesse, surpris par l'absurdité et l'extravagance malgré l'économie de moyen. Pas besoin de décors chargés et de beaucoup d'accessoires pour faire vivre un récit.
L'enthousiasme des comédiens est indispensable pour la réussite d'un tel projet.
L'originalité et l'unicité de costumes apportent un plus non négligeable.

Un vrai travail collectif qui donne une pépite où l'on se divertie avec une réelle satisfaction !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor