Chance

Chance
De Hervé Devolder
  • Théâtre La Bruyère
  • 5, rue La Bruyère
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Représentée plus de 1000 fois à Paris, en tournée et même en Corée du Sud, CHANCE revient… au Théâtre La Bruyère à Paris !

Dans l'atmosphère délirante de ce cabinet d'avocats pas comme les autres, un coursier rocker, un patron baryton, deux secrétaires plus "latino" que "dactylo", une femme de ménage "flamenco", un assistant "cabaret" et une stagiaire effarée chantent, dansent et jouent au loto au lieu de... bosser !

De nombreux clins d’œil aux grandes comédies musicales émaillent le tableau...
La chance sourit à ces protagonistes déjantés... ! 

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La critique de la rédaction : 7.5/10. Énergique cette comédie musicale en open space !

Nous assistons au quotidien d’un cabinet d’avocats qui, pour mieux s’exprimer, vie et plaide en chantant.

Les chanteurs acteurs ont beaucoup de talent, une jolie voix. Leur personnage ont tous un côté amusant et attachant. Nous avons particulièrement aimé le chef qui ne pense qu’à se faire du fric, la stagiaire et son amoureux. Les chansons sont réussies, elles sont entraînantes avec des paroles assez drôles.

Même si nous avons trouvé l’histoire distrayante, le parti pris de ne pas du tout avoir de dialogues parlés mais que tout soit en musique empêche nos oreilles de savourer pleinement tous les morceaux, nuit à l’avancement de l’intrigue. Les chansons apportent de la légèreté, néanmoins nous aurions aimé découvrir davantage la profondeur des personnages.

Un bon moment. Nous sortons avec le sourire et l’envie de chanter !

Note rapide
7,9/10
pour 8 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
25%
6 critiques
Note de 8 à 10
75%
Toutes les critiques
13 août 2018
7/10
97 0
De toute façon, le rythme est dense et l’on ne s’ennuie jamais.

Hervé Dévolder qui a écrit la pièce se permet même des clins d’œil à des comédies musicales avec un zeste de caricature. Il est malin. Sur scène trois musiciens avec piano, contrebasse et guitares accompagnent en live avec précision toute la folie de l’histoire. Les costumes sont très bien pensés surtout pour le défilé de robe d’avocat. Un moment qui devrait plaire aux gens du milieu. Et le tout mis en lumière par Denis Koransky qui habille le show avec beaucoup d’ingéniosité et de subtilité.

Rien n’a été laissé au hasard. Sinon comment aurait-il possible de présenter un spectacle aussi bien fait, écrit et joué ?
21 juin 2018
8/10
121 0
Un spectacle devenu culte, et que je découvrais pour la première fois : une jolie surprise !

L'univers musical de Monsieur Devolder a déjà fait ses preuves de nombreuses fois, Chance n'étant pas une exception. Des paroles drôles, des mélodies entêtantes... Si vous ajoutez à cela une scénographie colorée, des histoires d'amour, et le fait que tout le texte du spectacle est intégralement chanté, on est proche des codes de Jacques Demy, modernisés dans cette réalité 90's et sa galerie de personnages cocasses.

On retrouve tout un tas de références à des classiques du musical, on admire aussi ce décor plein de détails, et de réalisme, cassé par le jeu de lumières très kitsch ou les clins d'oeil visant à casser le quatrième mur.

Sur scène, des interprètes aux voix agréables : on retiendra surtout les graves impressionnants de Franck Vincent, dans le rôle du patron, et on était ravi de revoir la douce Rachel Pignot, qu'on avait adoré la saison dernière dans Naturellement belle.
21 juin 2018
9/10
124 0
Géniale, cette parodie des comédies musicales !

Bien écrit et parfaitement interprété, ce spectacle m'a particulièrement réjouit.

Le plus : Trois musiciens accompagnent magnifiquement les trois couples sur scène.
16 juin 2018
8,5/10
142 0
Il n'y a ni secret ni hasard.
On ne joue pas à Paris depuis 2001 plus de mille fois une comédie musicale sans raison.

La toute première explication de cette longévité et de cette reprise au La Bruyère tient au talent du compositeur-librettiste-metteur en scène Hervé Devolder, qui a su incorporer dans sa recette de bien bons ingrédients ad hoc.

En tout premier lieu, le livret est écrit à partir d'une histoire drôlement bien ficelée.
Six personnages (un avocat, ses employés et un coursier) vont nous raconter leur vie professionnelle, amoureuse, dans ce cabinet (unité de lieu...), un peu à la manière de la formidable série « Caméra Café ».

Tous jouent au loto le lundi matin. Un beau jour, ils gagnent quatre-vingt-dix-neuf millions d'euros. Tous s'éloignent alors les uns des autres.
L'argent fera-t-il leur bonheur ? Je vous laisse découvrir par vous-mêmes...

L'argument est à la fois simple, solide, d'une efficacité redoutable, et propice à bien des développements.
Le texte est drôle, spirituel, toujours de bon goût, même dans des situations qui pourraient prêter à des interprétations scabreuses, voire salaces. Ici, il n'en est rien.

Beaucoup de fou-rires secouent la salle.
J'ai beaucoup aimé la distanciation entre certaines mélodies, certains arrangements de facture plutôt classique et les textes avec des chutes jouant sur des rimes très décalées. Ca fonctionne très bien et l'on rit alors énormément.

Ensuite, la qualité des compositions musicales et des arrangements est indéniablement au rendez-vous.
La meilleure preuve en est qu'à la sortie du théâtre, nombre de spectateurs sifflotent voire chantonnent des mélodies entendues et surtout retenues.
C'est évidemment un signe qui ne trompe pas !

Différents styles musicaux sont abordés, ce qui va permettre à Hervé Devolder quelques citations d'autres comédies musicales très connues.

Le metteur en scène a réuni un casting haut de gamme.
Douze comédiens-chanteurs jouent en alternance les six personnages.
Hier, une véritable cohérence vocale régnait. Ces six-là s'entendaient comme larrons en foire, et prenaient un plaisir évident à partager ensemble le plateau.
Les voix, les tessitures sont équilibrées, avec notamment la très belle prestation du baryton Arnaud Leonard, en boss-avocat, et celle de la mezzo Léovanie Raud qui campe une truculente secrétaire amoureuse du patron.
Ces deux-là ont assurément reçu une belle formation lyrique.

En duos, en choeur, une vraie pâte sonore vocale homogène se dégage. C'est rond, c'est propre.
Tous dansent, également. Carole Deffit est l'exemple même de ces artistes complets issues de cette école de la comédie musicale française qui n'a plus rien à envier notamment aux Etats-Unis.

Hervé Lewandowski campait quant à lui un irrésistible clerc un peu benêt et ravissait les spectateurs.

Tout comme Grégory Benchenafi en coursier ne se déplaçant jamais sans son guidon une fois descendu de son scooter. Lui aussi possède une belle tessiture et un beau timbre.

Trois musiciens accompagnaient hier en live les chanteurs, Daniel Glet au piano, Fred Liebert à la contrebasse et à la basse électrique cinq cordes, ainsi que Jean-Pierre Beuchard à la guitare.
Là encore, de la belle ouvrage.

C'est donc un vrai moment de bonheur musical qui vous attend au théâtre La Bruyère, au cours duquel on rit énormément. On prend un réel plaisir à suivre les péripéties de ces personnages tous plus attachants les uns que les autres.
Il n'y a pas de méchants, et le message délivré est tout à fait positif.

Une chance !
... Ne nous étonnons pas qu’une standing ovation soit venue remercier la troupe impeccable et saluer ce texte redoutablement efficace.
Un divertissement immanquable que cette comédie musicale désormais célèbre.

Un spectacle pour l’été à voir sans hésiter.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor