Carmen

Carmen
  • Belleville
  • 94, rue Faubourg du Temple
  • 75011 Paris
  • Goncourt (l.11)
Itinéraire
Billets à 25,00
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Trois heures de l'après-midi, soleil au zénith, fraîcheur d'une petite église andalouse, journée splendide. Au premier son de cloches, le cercueil fera son entrée.

Aujourd'hui c'est l'enterrement de Carmen.

Mais avant de nous dire au revoir, elle va nous raconter son histoire.

L'histoire d'une enfance joyeuse et effrontée, d'un désir éperdu de liberté et de sensualité qui la poussera à grandir, à s'affranchir, jusqu'à se perdre.

 

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Toutes les critiques
19 oct. 2017
9,5/10
34 0
Ah ! Quelle belle soirée !
Mais comme c'est bien de découvrir le talent de jeunes gens, tous issus du CNSAD, et totalement investis dans un projet théâtral original, fort et remarquable !
Comme il est agréable de tomber sur une écriture contemporaine mordante, acérée, une fable moderne et incisive !

Lucie Digout, auteure, metteure en scène et comédienne a des choses à dire, et elle les raconte de façon épatante. Carmen est sa troisième pièce.

Une vie. Une existence. Un passage sur Terre.
Un destin à la Maupassant : nous allons suivre l'ascension puis la chute inéluctable d'un personnage.
Une belle amie, en quelque sorte.
Elle, c'est Carmen.

Tout commence avec son enterrement. Plus inéluctable comme chute, ça ferait trop...

Nous allons revivre par le biais du temps remonté et la mise-en-scène de Melle Digout cette vie-là.
Trois moments forts seront évoqués.
L'enfance, le terreau fertile dans lequel seront plantées les graines de ce qui va suivre. La jeunesse et la maturité.

Trois lieux seront visités. Séville, Paris et New-York.

Carmen rencontrera des amis, des engagement seront pris puis reniés. Je vous laisse découvrir, et lire la pièce publiée aux éditions « Les Cygnes ».

Les sentiments seront exposés sans concession, les choses seront dites parfois crûment mais toujours dans une langue et un registre résolument contemporains. Un vrai style se dégage.

La mise-en-scène est à l'image de cette écriture très vive.
Quelle énergie !
Quelle capacité à changer d'espace, de lieu, de temps, que de cohérence dans les rapports entre les corps et les situations !
Toute la salle est investie par les six comédiens, le quatrième mur est pulvérisé de façon on ne peut plus pertinente.

Ces comédiens, justement, sont formidables.
Tout jeunes encore, ils sont remarquables d'engagement, de justesse et de rigueur.
Quel métier, déjà, quel talent !

Jade Fortineau est Carmen. Elle est totalement crédible, éperdue de désir et de liberté.
Elle sait rendre passionnant ce personnage complexe. La palette de jeu est très étendue pour ce rôle pas si évident que cela.

Julie Julien sera la mère de l'héroïne.
De sa voix rauque, un peu éraillée, elle incarne de belle façon cette femme aigrie, dure, paumée.
Elle aussi nous fait croire totalement à son personnage, malgré le fait que les deux comédiennes doivent avoir à peu près le même âge. Une belle performance.

Et puis ce soir-là, c'est Emmanuel Besnault (dont j'avais tant aimé la mise-en-scène des Fourberies... Ah ! Cette scène du sac !...), Emmanuel Besnault qui interprétera Matis, le copain, puis l'amoureux, puis... Il est parfait !
Ses dernières tirades sont bouleversantes. Là encore un vrai beau rôle.

Les trois autres camarades de promo, Maxime Le Gac-Olanié, Charles Van de Vyver et Lucie Digout en personne leur donnent la réplique, faisant eux-aussi en sorte que cette histoire soit captivante.

Un vrai beau moment théâtral.
L'énergie et la rage transparaissent dans tout ça.
Rage d'écrire. Rage de mettre en scène. Rage de jouer.
9,5/10
14 0
12 octobre, 19h15, Paris

Carmen, c’est l’histoire du passé d’une jeune fille. Le spectacle commence par ses funérailles. Tout le monde est là. Elle commence à raconter sa vie en sortant du public. Cette jeune fille pourrait être n’importe qui. C’est juste une jeune fille qui a envie de voir le monde. A 9 ans, elle décide d’aller en Afrique avec ses deux amis Matìs (Solal Forte) et Antoine (Maxime Le Gac-Olanié). A défaut de n’avoir pas pu se rendre en Afrique, elle voyage à travers l’art et d’abord la musique. Enfant, elle danse sur l’air de Carmen de Bizet, un opéra qui « ferait même pleurer les chiens ». Plus grande, elle décide de suivre un homme qu’elle rencontre dans la rue. Elle le suit, on entend une chanson de Léonard Cohen (I’m your man). Elle deviendra peintre.
Carmen, interprété par Jade Fortineau, en lien direct avec le public, nous raconte les rêves qu’elle ne veut pas abandonner face à la cruelle réalité du monde. Les personnes qui ont compté pour elle sont assis au fond de la salle sur des chaises et s’animent, prennent forme au fur et à mesure du spectacle. Elles sont des fantômes du passé.
Le plateau vibre. On change d’espace en quelques secondes. Les acteurs donnent vie à des personnages dans un espace pensé comme « une caisse de résonance ».
Carmen est victime de son passé, lequel l’aspire comme une spirale infernale. Tout le monde s’anime autour d’elle. Certains comédiens jouent plusieurs rôles donnant corps à d’autres souvenirs. Des souvenirs flous, des visages qui ne sont donc plus très nets.
« On me fredonnera et on m’oubliera », dit Carmen à la fin du spectacle eh bien, croyez-moi, ce spectacle je ne l’oublierai pas !
Une compagnie et des comédiens à suivre de très très près !
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor