Critiques pour l'événement Acting
Vu au théâtre d'Antilles le 3/2/17. Heureusement que N. Arestrup était là car le pauvre K. Merad ne fait pas le poids...
Humour un peu trop gras et gags à la limite du mauvais goût (le plat de pâtes sur la tête)... Rien de bien transcendant et voire ennuyeux !!!
Humour un peu trop gras et gags à la limite du mauvais goût (le plat de pâtes sur la tête)... Rien de bien transcendant et voire ennuyeux !!!
En terme de mise en scène, c'est sans doute la pièce la plus intéressante des grands théâtres privés parisiens.
Le jeu est assez inégal selon les acteurs. Niels Arestrup envoie franchement du lourd face à un Kad Merad très en dessous et qui surtout ne porte pas beaucoup la voix. Mention spéciale pour Patrick Bosso avec son Horace finalement très attachant et indispensable.
Le gros problème pour moi est qu'on tombe dans le rire facile, surtout pour Kad Merad obligé de faire des mimiques pour avoir un public hilare.
Au delà de la qualité du texte de Durringer, je trouve la fin un peu bâclée et pas très subtile.
Ça fait du bien de voir dans le privé, une forme de théâtre plus contemporaine.
Le jeu est assez inégal selon les acteurs. Niels Arestrup envoie franchement du lourd face à un Kad Merad très en dessous et qui surtout ne porte pas beaucoup la voix. Mention spéciale pour Patrick Bosso avec son Horace finalement très attachant et indispensable.
Le gros problème pour moi est qu'on tombe dans le rire facile, surtout pour Kad Merad obligé de faire des mimiques pour avoir un public hilare.
Au delà de la qualité du texte de Durringer, je trouve la fin un peu bâclée et pas très subtile.
Ça fait du bien de voir dans le privé, une forme de théâtre plus contemporaine.
C'est déçue que je ressors des bouffes parisiens pour une pièce qui, à mon avis, aurait pu être plus réussie !
L'histoire est pour le moins originale : dans une cellule de prison débarque Robert (Niels Arestup), acteur de profession. Robert accepte de devenir le mentor d'un de ses deux codétenus Gepetto (Kad Merad) voulant à son tour devenir acteur et passer le temps. Le 3eme homme incarné par Patrick Bosso reste lui silencieux, à la fois dangereux dans son silence et public attentif à cette tentative de reconversion de son compagnon. Dans cette pièce en un acte sans changement de décor, la lumière s'éteint de temps en temps, marquant la succession des jours qui passent et l'ennui des prisonniers. La mise en abyme des acteurs jouant aux acteurs et parlant d'acteurs est assez jubilatoire: on se demande souvent qui parle et si les dires des personnages sont partagés par leurs interprètes. Cela donne des répliques assez justes et remplies d'ironie sur ce double sens possible.
Aussi, avec de bons acteurs et un scénario original, la pièce avait beaucoup de potentiel si ce n'était le trop plein de vulgarité et les scènes répétées où Robert ne cesse d'interrompre et de rabaisser son élève qui ne lui donne pas satisfaction. Car le plus violent des trois dans cette prison est bien Robert, avec une violence de langage qui pour moi n'est pas justifiée, si ce n'est peut-être pour marquer la lassitude d'un personnage qui n'a plus beaucoup foi en la vie. De son côté, Kad Merad excelle dans le rôle de l'homme simplet qui donnerait le bon dieu sans confession à Robert et ne se rebelle que trop peu face à son professeur. Mais c'est véritablement lorsque son personnage fini par produire le monologue d'Hamlet dans une scène assez surprenante (qu'on ne vous dévoilera pas ici!!) que la pièce s'élève, pour un moment. Le talent de Kad Merad se révèle, dans un répertoire dans lequel on ne le voit jamais et avec une intensité certaine. Cette scène là est belle mais bien trop courte et arrive comme dénouement là où la pièce aurait pu monter en puissance ! C'est bien dommage.
Au moment des saluts se passe quelque chose de fort : les acteurs boivent les applaudissements comme un signe d'approbation nécessaire et indispensable avec beaucoup d'humilité et de surprise dans les pupilles, comme quoi même les acteurs reconnus ont besoin de se convaincre chaque jour de leurs légitimités face au public. La connivence palpable entre les acteurs et également belle à voir.
On salue donc le talent des acteurs mais déplore un texte qui aurait pu être plus recherché, plus intense et offrir plus de matières aux acteurs pour créer un peu plus d'étincelles !
L'histoire est pour le moins originale : dans une cellule de prison débarque Robert (Niels Arestup), acteur de profession. Robert accepte de devenir le mentor d'un de ses deux codétenus Gepetto (Kad Merad) voulant à son tour devenir acteur et passer le temps. Le 3eme homme incarné par Patrick Bosso reste lui silencieux, à la fois dangereux dans son silence et public attentif à cette tentative de reconversion de son compagnon. Dans cette pièce en un acte sans changement de décor, la lumière s'éteint de temps en temps, marquant la succession des jours qui passent et l'ennui des prisonniers. La mise en abyme des acteurs jouant aux acteurs et parlant d'acteurs est assez jubilatoire: on se demande souvent qui parle et si les dires des personnages sont partagés par leurs interprètes. Cela donne des répliques assez justes et remplies d'ironie sur ce double sens possible.
Aussi, avec de bons acteurs et un scénario original, la pièce avait beaucoup de potentiel si ce n'était le trop plein de vulgarité et les scènes répétées où Robert ne cesse d'interrompre et de rabaisser son élève qui ne lui donne pas satisfaction. Car le plus violent des trois dans cette prison est bien Robert, avec une violence de langage qui pour moi n'est pas justifiée, si ce n'est peut-être pour marquer la lassitude d'un personnage qui n'a plus beaucoup foi en la vie. De son côté, Kad Merad excelle dans le rôle de l'homme simplet qui donnerait le bon dieu sans confession à Robert et ne se rebelle que trop peu face à son professeur. Mais c'est véritablement lorsque son personnage fini par produire le monologue d'Hamlet dans une scène assez surprenante (qu'on ne vous dévoilera pas ici!!) que la pièce s'élève, pour un moment. Le talent de Kad Merad se révèle, dans un répertoire dans lequel on ne le voit jamais et avec une intensité certaine. Cette scène là est belle mais bien trop courte et arrive comme dénouement là où la pièce aurait pu monter en puissance ! C'est bien dommage.
Au moment des saluts se passe quelque chose de fort : les acteurs boivent les applaudissements comme un signe d'approbation nécessaire et indispensable avec beaucoup d'humilité et de surprise dans les pupilles, comme quoi même les acteurs reconnus ont besoin de se convaincre chaque jour de leurs légitimités face au public. La connivence palpable entre les acteurs et également belle à voir.
On salue donc le talent des acteurs mais déplore un texte qui aurait pu être plus recherché, plus intense et offrir plus de matières aux acteurs pour créer un peu plus d'étincelles !
Une distribution alléchante et un thème qui ne l'est pas moins... "Acting", c'est une ode au Théâtre. On y développe un amour sincère des comédiens, tant dans le fond que dans la forme, et on y trouve de belles pépites, phrases ou situations de jeu, dans le registre comique tant que sur la tendresse ou l'émotion. La gorge se serre une seconde, pour se déployer l'instant suivant dans un grand éclat de rire.
Horace, campé par Patrick Bosso, détenu muet ou qui a choisi de l'être, paraît d'abord faire partie du décor. Son personnage est finalement le plus proche de nous, spectateurs, témoin de la relation des deux autres sans pouvoir réellement intervenir, mais dont les ressentis importent.
Kad Merad est parfait dans le rôle de Gepetto, l'apprenti comédien, un rôle qui lui impose de finalement jouer quelqu'un qui ne sait pas jouer. C'est par lui que passent les savoureux clichés des exercices d'acteur, à grands renforts d'humour et de mauvaise foi, mais aussi quelques interrogations sur la culture générale en opposition au divertissement le plus populaire.
Le troisième larron, Robert, alias Niels Arestrup, cultivé, sensible, apporte ses réflexions sur son métier de comédien, de metteur en scène, tranchant avec la naïveté et les lacunes de Gepetto. Il a vécu pour son art, il a tué pour son art, et sa seule façon de payer sa dette à la société, c'est de partager ce qu'il porte en lui.
Au fur et à mesure de l'histoire, le décor, qui est donc une cellule, va sensiblement s'agrandir : une façon bien poétique de nous dire que l'art, ou la passion peut-être, peut élargir nos horizons et notre espace.
Un seul bémol, à mes yeux : l'épilogue brusque, sans porte de sortie, quand on espérait encore le meilleur pour ces personnages si attachants.
Horace, campé par Patrick Bosso, détenu muet ou qui a choisi de l'être, paraît d'abord faire partie du décor. Son personnage est finalement le plus proche de nous, spectateurs, témoin de la relation des deux autres sans pouvoir réellement intervenir, mais dont les ressentis importent.
Kad Merad est parfait dans le rôle de Gepetto, l'apprenti comédien, un rôle qui lui impose de finalement jouer quelqu'un qui ne sait pas jouer. C'est par lui que passent les savoureux clichés des exercices d'acteur, à grands renforts d'humour et de mauvaise foi, mais aussi quelques interrogations sur la culture générale en opposition au divertissement le plus populaire.
Le troisième larron, Robert, alias Niels Arestrup, cultivé, sensible, apporte ses réflexions sur son métier de comédien, de metteur en scène, tranchant avec la naïveté et les lacunes de Gepetto. Il a vécu pour son art, il a tué pour son art, et sa seule façon de payer sa dette à la société, c'est de partager ce qu'il porte en lui.
Au fur et à mesure de l'histoire, le décor, qui est donc une cellule, va sensiblement s'agrandir : une façon bien poétique de nous dire que l'art, ou la passion peut-être, peut élargir nos horizons et notre espace.
Un seul bémol, à mes yeux : l'épilogue brusque, sans porte de sortie, quand on espérait encore le meilleur pour ces personnages si attachants.
Ce fut un triomphe.
A la fin, la salle a acclamé les acteurs avec une ferveur incroyable. Néanmoins, quelque soit le début, si la fin est bonne, le public oublie tout, pardonne tout.
En effet, il n'y avait peut être pas de meilleure fin. Mais un meilleur début aurait certainement pu être trouvé. Il est difficile de rentrer dans la pièce, même si la mise en scène est très intelligente (et retravaillée chaque jour).
Le texte est correct, irréel, mais vraisemblable. Les ellipses ne sont peut être pas assez nombreuses. Il serait bon de véritablement assister à la naissance d'un comédien. On commence à s'ennuyer un peu avant l'acte final.
Niels Arestrup joue à la perfection comme d'habitude. Kad Merad, n'est pas du tout cabot, et sait rester juste. Quant à Patrick Bosso, il tient son rôle à merveille.
Il ne faut pas espérer rire à gorge déployée. Mais simplement et humblement assister à la naissance de l'acting. C'est un spectacle pour les amateurs "d'acteurs".
A la fin, la salle a acclamé les acteurs avec une ferveur incroyable. Néanmoins, quelque soit le début, si la fin est bonne, le public oublie tout, pardonne tout.
En effet, il n'y avait peut être pas de meilleure fin. Mais un meilleur début aurait certainement pu être trouvé. Il est difficile de rentrer dans la pièce, même si la mise en scène est très intelligente (et retravaillée chaque jour).
Le texte est correct, irréel, mais vraisemblable. Les ellipses ne sont peut être pas assez nombreuses. Il serait bon de véritablement assister à la naissance d'un comédien. On commence à s'ennuyer un peu avant l'acte final.
Niels Arestrup joue à la perfection comme d'habitude. Kad Merad, n'est pas du tout cabot, et sait rester juste. Quant à Patrick Bosso, il tient son rôle à merveille.
Il ne faut pas espérer rire à gorge déployée. Mais simplement et humblement assister à la naissance de l'acting. C'est un spectacle pour les amateurs "d'acteurs".
Précisons d'emblée que je ne dois clairement pas être le public visé car si ce spectacle ne m'a pas plu, des gens dans la salle riaient de bon cœur et ont généreusement applaudi les artistes.
S’il y a d’ailleurs quelque chose à sauver dans cette pièce, ce sont bien les acteurs. On n’en doutait pas, Kad Merad est très bon dans son rôle de clown benêt. On y croit moins quand il essaye d’être soudainement plus profond mais la faute revient plus au scénario que j’aurais à cœur de critiquer plus tard. Niels Arestrup récite ses gammes de manière convaincante même si là encore, un tel acteur mériterait un meilleur rôle. Mais la belle surprise fut Patrick Bosso, dont je redoutais les apparitions, d’une grande justesse dans ce rôle muet, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une présence et un intérêt.
Si vous comptiez voir la pièce, arrêtez-vous là, le reste sera moins tendre. Tout d’abord je n’ai pas ri, toute juste souri. Les blagues sont d’une facilité, d’une évidence et d’une vulgarité gratuites tout juste digne de l’humour Canal+ made in Bolloré. Si l’on s’offusque des nouilles dans le caleçon chez Hanouna, pourquoi devrait-on rire d’une perruque de spaghettis affublée à Kad Gepetto Merad avant de finir à poil cinq minutes plus tard.
Ce n’est pas tant le caractère éculé de ce dernier gag qui m’embête mais plutôt ce qui suit à savoir le fait que cette tenue d’Adam donne à cet idiot, qui ne souhaite devenir un acteur pour « niquer des nanas », une soudaine et fulgurante inspiration au point de vouloir mourir plutôt que d’arrêter de jouer. On pense alors avoir atteint le degré zéro en matière de subtilité mais c’est sans compter la très gênante scène finale où on voit que Xavier Durringer a voulu donner une dimension dramatique et profonde à cette comédie mais y va avec de si gros sabots, surement pour être compris d’un public populaire, que non, comme pour l’ensemble de la pièce, je n’ai clairement pas accroché.
S’il y a d’ailleurs quelque chose à sauver dans cette pièce, ce sont bien les acteurs. On n’en doutait pas, Kad Merad est très bon dans son rôle de clown benêt. On y croit moins quand il essaye d’être soudainement plus profond mais la faute revient plus au scénario que j’aurais à cœur de critiquer plus tard. Niels Arestrup récite ses gammes de manière convaincante même si là encore, un tel acteur mériterait un meilleur rôle. Mais la belle surprise fut Patrick Bosso, dont je redoutais les apparitions, d’une grande justesse dans ce rôle muet, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une présence et un intérêt.
Si vous comptiez voir la pièce, arrêtez-vous là, le reste sera moins tendre. Tout d’abord je n’ai pas ri, toute juste souri. Les blagues sont d’une facilité, d’une évidence et d’une vulgarité gratuites tout juste digne de l’humour Canal+ made in Bolloré. Si l’on s’offusque des nouilles dans le caleçon chez Hanouna, pourquoi devrait-on rire d’une perruque de spaghettis affublée à Kad Gepetto Merad avant de finir à poil cinq minutes plus tard.
Ce n’est pas tant le caractère éculé de ce dernier gag qui m’embête mais plutôt ce qui suit à savoir le fait que cette tenue d’Adam donne à cet idiot, qui ne souhaite devenir un acteur pour « niquer des nanas », une soudaine et fulgurante inspiration au point de vouloir mourir plutôt que d’arrêter de jouer. On pense alors avoir atteint le degré zéro en matière de subtilité mais c’est sans compter la très gênante scène finale où on voit que Xavier Durringer a voulu donner une dimension dramatique et profonde à cette comédie mais y va avec de si gros sabots, surement pour être compris d’un public populaire, que non, comme pour l’ensemble de la pièce, je n’ai clairement pas accroché.
Acting avec Kad Merad et Niels Arestrup m'a un peu ennuyée.
L'histoire est originale et le texte passable même si le tout manque de rythme et de dynamisme.
Quelques petits gags un peu vulgaires mais dans l'ensemble ça reste convenable.
La mise en scène est bien pensée et l'idée des trois lits superposés tout en hauteur est bienvenue.
Le gros bémol pour moi a été dans le jeu des acteurs. Kad Merad est pas mal en escroc benêt mais Niels Arestrup est un cauchemar, il en fait beaucoup trop et n'arrête pas de taper des mains sur la table, contre lui... On entend et on ne voit plus que ça.
L'histoire est originale et le texte passable même si le tout manque de rythme et de dynamisme.
Quelques petits gags un peu vulgaires mais dans l'ensemble ça reste convenable.
La mise en scène est bien pensée et l'idée des trois lits superposés tout en hauteur est bienvenue.
Le gros bémol pour moi a été dans le jeu des acteurs. Kad Merad est pas mal en escroc benêt mais Niels Arestrup est un cauchemar, il en fait beaucoup trop et n'arrête pas de taper des mains sur la table, contre lui... On entend et on ne voit plus que ça.
Qu'est-il arrivé ? Pourquoi ?
Xavier Durringer, Niels Arestrup, Kad Merad, Edouard Montoute collectivement envoûtés et tirés vers le bas. Je n'y pensais même pas.
Cette pièce ne pouvait être qu'une réussite. Et pourtant... Incompréhensible. D'ailleurs je n'ai pas compris, ça rassure.
Xavier Durringer, Niels Arestrup, Kad Merad, Edouard Montoute collectivement envoûtés et tirés vers le bas. Je n'y pensais même pas.
Cette pièce ne pouvait être qu'une réussite. Et pourtant... Incompréhensible. D'ailleurs je n'ai pas compris, ça rassure.
Mes attentes étaient fortes, elles ont été un peu déçues.
En effet, se retrouver en mode huis clos dans une cellule de prison avec 3 détenus, ça promettait des tensions, des émotions mais on est loin de ça. On y retrouve un Patrick Bosso, certes un peu inquiètant mais totalement silencieux, un Kad Merad en mode beauf : simplet et premier degré et Niels Arestrup tout en opposition à Kad : tourmenté, sensible, puissant.
L'histoire n'est pas vraiment crédible mais on est au théâtre, ça ne me dérange pas plus que ça. Ce qui ne va pas c'est le mix entre les trois protagonistes. Kad Merad devient vite énervant avec les gags systématiques lors de son apprentissage du métier de comédien : c'est compliqué de faire le clown, il excelle dans ce job mais en permanence c'est lourd. Patrick Bosso ne sert à rien ou presque. On enchaine les scènes en se demandant quelle va être la prochaine phrase qui va gâcher l'enseignement de son maitre.
Tout ça pour ça... C'est un peu gâcher l'immense talent de Niels Arestrup, je suis d'accord avec Mordue de théâtre.
En effet, se retrouver en mode huis clos dans une cellule de prison avec 3 détenus, ça promettait des tensions, des émotions mais on est loin de ça. On y retrouve un Patrick Bosso, certes un peu inquiètant mais totalement silencieux, un Kad Merad en mode beauf : simplet et premier degré et Niels Arestrup tout en opposition à Kad : tourmenté, sensible, puissant.
L'histoire n'est pas vraiment crédible mais on est au théâtre, ça ne me dérange pas plus que ça. Ce qui ne va pas c'est le mix entre les trois protagonistes. Kad Merad devient vite énervant avec les gags systématiques lors de son apprentissage du métier de comédien : c'est compliqué de faire le clown, il excelle dans ce job mais en permanence c'est lourd. Patrick Bosso ne sert à rien ou presque. On enchaine les scènes en se demandant quelle va être la prochaine phrase qui va gâcher l'enseignement de son maitre.
Tout ça pour ça... C'est un peu gâcher l'immense talent de Niels Arestrup, je suis d'accord avec Mordue de théâtre.
La vie d’un spectateur peut être séparée en deux périodes : avant d’avoir vu Niels Arestrup sur scène, et après. L’envie de revoir cet acteur, ce monstre sacré de la scène, ne m’a pas quitté depuis l’extraordinaire Diplomatie de Cyril Gély, montée à la Madeleine il y a quelques saisons. Lorsqu’il monte sur scène, une autre dimension s’ouvre, quel que soit le spectacle dans lequel il joue. Il le prouve à nouveau ce soir : même avec ce texte non abouti, Arestrup reste un monstre.
On devine le sujet de la pièce grâce au titre : l’acteur sera au centre de tous les regards. Tout commence quand un nouvel homme débarque dans la cellule de Horace et Gepetto : Robert vient de prendre 18 ans fermes. Il est comédien et metteur en scène, méprise les séries télés auxquelles sont accros ses deux compagnons de cellule, ne jure que par Shakespeare, Racine, Corneille, Molière, Marivaux… « des gens morts » comme dirait Gepetto. Ce dernier, impressionné par les histoires de Robert, lui demande de lui apprendre le métier : il y voit les paillettes et la gloire. Devant le vide qui s’étale sur son avenir, Robert accepte et tente de lui apprendre ce qu’il sait, malgré les difficultés visibles de son élève.
C’est une histoire un peu invraisemblable, et c’est la principale explication de l’échec de ce spectacle. En effet, on sent que l’auteur voulait écrire autour du métier d’acteur, de sa difficulté, de son errance, de son enfermement, et de sa solitude. On sent parfois poindre une idée plus poussée, un sentiment amer. Mais, probablement par peur d’ennuyer le grand public venu découvrir Kad Merad sur scène, il n’a pu s’empêcher d’ajouter des scènes grotesques, où l’acteur est uniquement là pour faire rire : on commence alors à enchaîner les sketchs, et le spectacle n’avance pas… Impossible de comprendre où l’auteur veut nous mener. Il y a deux spectacles en un : un essai sur l’acteur, et des clowneries.
Or bien vite, les clowneries de Kad Merad usent : certes, il sait nous faire rire. Néanmoins, il est en face du monstre Arestrup, qui saurait nous convaincre quel que soit son rôle. Et ici, malgré cette partition timide, il réussit à faire passer une certaine âpreté. Finalement, une fois cette écriture décevante acceptée, on se retrouve face à une Masterclass dirigée par Niels Arestrup, lors de laquelle il fait travailler Kad Merad. Le maître est brutal, sanguin, sensible, incroyable ; l’élève, dissipé, simple, ne semblant pas capable de progresser. Bien vite, on aimerait simplement un numéro Arestrup. Un numéro comme celui des 40 dernières secondes du spectacle, où nous sommes juste suspendus aux lèvres d’Arestrup. Dommage que les 1h40 qui les précède soient si brouillonnes.
Revoir Arestrup reste un grand bonheur, mais on aimerait tellement le voir dans une grande pièce… Quelque part, on gâche un peu son immense talent.
On devine le sujet de la pièce grâce au titre : l’acteur sera au centre de tous les regards. Tout commence quand un nouvel homme débarque dans la cellule de Horace et Gepetto : Robert vient de prendre 18 ans fermes. Il est comédien et metteur en scène, méprise les séries télés auxquelles sont accros ses deux compagnons de cellule, ne jure que par Shakespeare, Racine, Corneille, Molière, Marivaux… « des gens morts » comme dirait Gepetto. Ce dernier, impressionné par les histoires de Robert, lui demande de lui apprendre le métier : il y voit les paillettes et la gloire. Devant le vide qui s’étale sur son avenir, Robert accepte et tente de lui apprendre ce qu’il sait, malgré les difficultés visibles de son élève.
C’est une histoire un peu invraisemblable, et c’est la principale explication de l’échec de ce spectacle. En effet, on sent que l’auteur voulait écrire autour du métier d’acteur, de sa difficulté, de son errance, de son enfermement, et de sa solitude. On sent parfois poindre une idée plus poussée, un sentiment amer. Mais, probablement par peur d’ennuyer le grand public venu découvrir Kad Merad sur scène, il n’a pu s’empêcher d’ajouter des scènes grotesques, où l’acteur est uniquement là pour faire rire : on commence alors à enchaîner les sketchs, et le spectacle n’avance pas… Impossible de comprendre où l’auteur veut nous mener. Il y a deux spectacles en un : un essai sur l’acteur, et des clowneries.
Or bien vite, les clowneries de Kad Merad usent : certes, il sait nous faire rire. Néanmoins, il est en face du monstre Arestrup, qui saurait nous convaincre quel que soit son rôle. Et ici, malgré cette partition timide, il réussit à faire passer une certaine âpreté. Finalement, une fois cette écriture décevante acceptée, on se retrouve face à une Masterclass dirigée par Niels Arestrup, lors de laquelle il fait travailler Kad Merad. Le maître est brutal, sanguin, sensible, incroyable ; l’élève, dissipé, simple, ne semblant pas capable de progresser. Bien vite, on aimerait simplement un numéro Arestrup. Un numéro comme celui des 40 dernières secondes du spectacle, où nous sommes juste suspendus aux lèvres d’Arestrup. Dommage que les 1h40 qui les précède soient si brouillonnes.
Revoir Arestrup reste un grand bonheur, mais on aimerait tellement le voir dans une grande pièce… Quelque part, on gâche un peu son immense talent.
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