Critiques pour l'événement Palace
3 déc. 2019
8/10
0
Il me semble que Palace est à la télévision ce que Le père Noël est une ordure est au cinéma. On peut le voir et le revoir dix fois et retrouver intacte le même plaisir jubilatoire.

Les représentations ont commencé le 18 septembre au Théâtre de Paris et il ne faut pas vous en priver.

Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio ont adapté la série culte pour lui donner un second souffle sur la scène d'un théâtre. C'est réussi parce que ceux qui n'ont pas suivi les épisodes du petit écran ne peuvent pas se douter que cela a existé sous une autre forme.

Certes la caméra permettait de jouer avec les différents plans et sans doute d'oser des effets spéciaux supplémentaires. Il y avait aussi toute une "politique" d'invités qui ajoutait du piquant. Ce Palace a peut-être glissé vers la comédie musicale mais il a conservé son esprit de folie, d'insolence et d'absurdité. L'humour demeure irrévérencieux. Mais la poésie n'est pas absente, notamment dans la scène du bain vapeur.

On y joue, on y chante et on y danse avec fantaisie, humour et néanmoins rigueur parce que les chorégraphies sont très travaillées. Les costumes sont superbes et multiples (250 ont été nécessaires), les coiffures et maquillages irréprochables et les éclairages à la hauteur de la situation.

Le décor nous semble familier. Tout y est, le double escalier majestueux, la porte à tambour, la réception. Les répliques cultes ont été conservées : Appelez-moi le directeur, Je l'aurai, je l'aurai, Soyez palace chez vous.

Je ne sais pas si celle-ci est d'origine mais elle est bien trouvée : l'avenir, je préférais celui d'avant.

Palace était une série télévisée française humoristique en six épisodes de 90 minutes, créée par Jean-Michel Ribes sur le modèle de l'émission italienne Grand Hotel et produite par Christian Fechner. Elle a été diffusée à partir du 29 octobre 1988 sur Canal+, puis en 1989 sur Antenne 2 et rediffusée régulièrement sur Antenne 2, jusqu'en 1992 sur M6, de 1992 à 1998 sur Monte-Carlo TMC, de 1998 à 2001 puis de 2005 à 2011 sur Comédie !, et sur Paris Première depuis 2011.

L'audience a été énorme et ceux qui l'ont suivi se souviennent forcément avec émotion de Valérie Benguigui, Jean Carmet, Darry Cowl, Jacques François, Philippe Khorsand, Jacqueline Maillan, Marcel Philippot, Claude Piéplu pour ne citer que quelques-uns de ceux qui nous ont quitté, selon la formule consacrée.

Jean-Michel Ribes n'a pas rappelé les comédiens qui auraient pu reprendre leur rôle. Je pense à François Rollin, Valérie Lemercier, Ged Marlon, François Morel, Eva Darlan et même Marie-Pierre Casey. Il a fait appel à des comédiens danseurs qui ne font pas oublier les créateurs des rôles mais qui sont véritablement excellents.

Ils déploient l'énergie qui convient pour faire résonner la folie et le rire sur la scène et témoigner qu'il y a une place pour le non-sens au théâtre pourvu qu'il soit finement interprété.

Je me demande néanmoins après coup (et alors que j'ai passé une très bonne soirée) si la venue d'un invité exceptionnel, différent chaque soir, n'ajouterait pas du piquant. J'aimerais bien que Pierre Arditi, Jean-Marie Bigard, Michel Blanc, Alain Chabat, Christian Clavier, André Dussollier, Roland Giraud, Gérard Lanvin, Chantal Lauby ou Dominique Lavanant surgisse le temps d'une scène pour donner à la soirée un caractère exceptionnel, sans que le public ne soit informé du nom du "guest" du jour.

Les musiques sont bien senties. Notre oreille entend souvent une familiarité avec un air connu. Comme à la toute fin avec Parle plus bas de Dalida. Ce n'est en rien gênant, bien au contraire car cela inscrit la pièce dans l'histoire.

C'était un défi. Il est gagné et il fait du bien car le résultat est joyeux, ce qui n'est pas si fréquent au théâtre.
30 oct. 2019
8/10
1
Un spectacle très divertissant avec beaucoup d'esprit, d'humour, d'absurde. ... On retrouve bien l'esprit de la série télé. .. Je recommande sans hésiter ce spectacle enthousiasmant et qui donne le sourire et de l'énergie.
24 sept. 2019
8,5/10
5
Dans les années 80, le monde de la télévision voit débarquer sur les écrans un OVNI. Ni tout à fait une émission, dans la grande tradition du genre, ni vraiment une succession de « one man show » et un peu plus qu’une simple série. Un « truc » un peu nouveau au ton résolument décalé, à l’humour férocement irrévérencieux et souvent à la limite du politiquement correct. J’ai nommé : Palace. Programme au cours duquel les téléspectateurs vivaient les aventures des clients fortunés, aux prises avec d’insoutenables problèmes d’argent, et d’un personnel, aussi zélé qu’exaspéré par cette clientèle complètement coupée des réalités. Une satire de la société et de l’argent au trait souvent volontairement grossi, mais au fond qui en disait long …

Personnages aux identités fortes, texte à l’humour très relevé, il n’en fallait pas bien plus pour faire de Palace un programme culte. Pourquoi un tel succès ? Des saynètes à l’humour absurde, une pléiade de stars, une musique identifiable dès la première note. Ça, c’est Palace ! Malheureusement, elle disparaîtra à l’issue de sa première saison, les discussions de bureau ayant eu raison de son avenir.

Trente ans plus tard, pourtant, le Palace rouvre ses portes … au théâtre !
Autant l’indiquer tout de suite, ce programme c’est avant tout un état d’esprit. Alors, Palace, es-tu là ?

En annonçant une adaptation sur scène, le risque était grand. Risque de raviver la haine de ses détracteurs la jugeant vulgaire et sans intérêt. Risque de décevoir les admirateurs, soucieux de retrouver leur Palace originel. Incontestablement, l’ambiance est là. Dès le générique de début, modernisé par le talent du compositeur d’origine, Germinal Tenas, le spectateur fait un bond dans le temps pour se retrouver face au programme qu’il regardait à la télévision.

Adapté par Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes, le texte a fait l’objet d’un dépoussiérage et d’une réécriture pour s’adapter à l’époque. Rien n’apparaît daté. Le défi était ardu, mais il est relevé. Chapeau, Messieurs ! On retrouve bien la plume acérée qui avait fait les belles heures de Palace.

Et les personnages ? Au lever de rideau, comment ne pas avoir les images en tête de celles et ceux qui sont devenus les plus grands ambassadeurs de Palace : Philippe Khorsand, Marcel Philippot, Jacques François, Valérie Lemercier, Jacqueline Maillan, François Rollin … Nostalgie ? Eh bien non. Le travail réalisé par les comédiens sur scène est de toute beauté. Tout en conservant l’âme des personnages emblématiques, ils sont parvenus à se les approprier et à leur donner une nouvelle définition. Bien sûr, deux personnages étaient très attendus par le public : Lady Palace d’une part et l’incontournable râleur. Joséphine de Meaux offre une Lady Palace de toute beauté. Quant à Monsieur « Appelez-moi le Directeur ! », devenu ici Madame « Appelez-moi le Directeur ! », c’est un formidable bravo. Karina Marimon y est magnifique.

Je ne pourrai pas citer tous les personnages, mais je voudrais m’arrêter un instant sur un comédien qui m’a particulièrement ébloui : Rodolphe Sand. Au milieu de sa myriade de rôles, il reprend avec grand talent celui du précieux John, coanimateur avec la charmante Tally de la séquence « Soyez Palace chez vous ! ». Simplement à mourir de rire !

Des félicitations qu’il faut également adresser à la troupe de danseurs, laquelle donne une énergie incroyable à ce spectacle, et aux techniciens qui opèrent d’impressionnants changements de décors à vue.

Le décor, veiné de faux marbre rose, est parfaitement fidèle à celui de la série télévisée. Quant aux costumes, bien que légèrement modernisés pour certains, ils conservent tout le charme et les couleurs de ceux d’origine.

Ton, ambiance, saveur, couleur, humour décalé, interprétations … tout y est. On en sort avec un incroyable sourire et on se prend à fredonner, presque machinalement, le générique en marchant dans la rue.

Pour les amoureux de Palace, un spectacle à ne pas manquer. Pour les amoureux du théâtre, un spectacle à ne pas manquer. Pour celles et ceux désireux de se changer l’esprit, un spectacle à ne pas manquer.

Sur la scène du théâtre de Paris, ça, c’est Palace !

Ça c’est Palace !

2
Mardi 24 septembre 2019
9/10
2
... Un spectacle qui fait du bien. La dérision plane et plonge sans cesse, les rires fusent et éclatent tout le long. Du théâtre de plaisir. Une singularité du rire à retrouver ou à découvrir. Un fichu bon moment.
22 sept. 2019
8/10
3
« Palace » dans une adaptation et mise en scène de Jean-Michel Ribes et de son complice Jean-Marie Gourio au théâtre de Paris, est le pari fou et réussi de monter sur scène la série culte de Canal+, sans la dénaturer.

L’aventure, c’est l’aventure, tout commence en 1974 où j’ai découvert le déjà iconoclaste Jean-Michel Ribes avec sa pièce « L’Odyssée pour une tasse de thé » au théâtre de la Ville, dirigé à l’époque par Jean Mercure.
Une pièce qui marqua mon adolescence et dans laquelle je vois encore Claude Véga. Une pièce qui me conforta dans l’envie de faire du théâtre et qui me fit suivre un auteur à la réplique, à l’humour irrévérencieux qui provoque, dérange, délecte nos oreilles et nos yeux. Un auteur avec des idées, de la conception, des parodies, de l’écriture rigoureuse : ses veines d’homme de théâtre.
Un esprit novateur, un talent conservé toutes ces années jusqu’à « Palace » et son adaptation au théâtre.

Assis confortablement dans notre fauteuil, quelques minutes avant le lever du rideau, comment ne pas avoir dans la tête les images de Jacqueline Maillan, Philippe Khorsand, Claude Piéplu, Marcel Philippot ou encore Valérie Lemercier qui marquèrent cette série…l’angoisse d’être déçu.
Et puis, le rideau se lève dans un silence total, et après la célèbre tirade « Appelez-moi le directeur ! » qui donne le ton de cette nouvelle aventure, c’est la musique du générique qui nous met tout de suite dans l’ambiance. Un feu d’artifice de près de deux heures dans un rythme très soutenu.
Une musique quelque peu joyeusement « dépoussiérée » de Germinal Tenas. Un dinosaure de l’équipe de la création qui a signé également, à la seconde près pour le tempo de la pièce, toutes les nouvelles musiques de ce Palace : une très belle réussite.
Des musiques qui nous émoustillent, qui nous font rêver, des musiques qui coordonnent les changements de tableaux des superbes décors de Patrick Dutertre et des splendides costumes de Juliette Chanaud dans une mise en scène colorée, réglée au cordeau par Jean-Michel Ribes. Pas moins de neuf techniciens sur le plateau pour assurer le bon déroulement des figures imposées de ce Palace.
Un nouveau dans la bande de Ribes et Gourio, très remarqué dans l’univers de la danse, a signé les enchanteresses chorégraphies de ce Palace, en la personne de Stéphane Jarny.

On oublie tout et on se laisse porter avec ce nouvel équipage qui nous embarque dans le paquebot Palace, lieu de la satire des grands hôtels où règnent les choses de l’esprit, la courtoisie et le luxe raffiné, le smoking et la robe de soirée, les répliques sucrées, acides, les sketches mêlant les cultes, et les nouveautés, avec un rappel sur l’actualité, comme par exemple le réchauffement climatique ou les migrants. Un monde où les riches sont toujours riches et les pauvres toujours pauvres.
Un Palace où chacun en prend pour son grade avec ses personnages clés comme Lady Palace, le directeur, le râleur devenu une râleuse, le groom Palace, l’homme aux clés d’or et tant d’autres.
Rien n’est laissé au hasard pour nous séduire dans ce voyage en première classe.

Un comique de l’absurde retravaillé, accompagné d’énormités de Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio, tout en conservant des sketches cultes de Rollin, Topor, Wolinski, entre autres. Un comique en deuxième lecture qui porte à réflexion. Un comique qui vous lance une bouée de sauvetage pour échapper le temps d’une soirée à la réalité de notre monde.

C’est une distribution de premier plan, une troupe composée de 20 comédiens qui fait merveille dans ce Palace. Impossible de tous les citer, seul Philippe Magnan est le rescapé de la création.
Karina Marimon qui m’avait fait énormément rire dans la pièce « Le jardin d’Alphonse » de Didier Caron au théâtre Michel ; elle lève le voile sur ce Palace avec son « Appelez-moi le directeur ! », vous l’aurez compris, elle est la râleuse. Christian Pereira, un habitué de l’univers absurde des « brèves de comptoirs » est très à l’aise dans ce Palace avec ses clés d’or. Joséphine de Meaux relève haut la main le défi en jouant avec beaucoup de finesse la Lady Palace. Eric Verdin est désopilant dans la scène de la « partie fine ». Philippe Vieux, en directeur du Palace, nous ravit avec son univers lunaire. Gwendal Marimoutou à la souplesse d’un félin est la voix d’or de ce Palace et Mikaël Halimi et Simon Parmentier sont deux belles révélations dans Zip et Zap.
Salim Bagayoko, Salomé Diénis Meulien, Magali Lange, Jocelyn Laurent, Coline Omasson, Thibaut Orsoni, Alexie Ribes, Rodolphe Sand, Emmanuelle Seguin, Ann-Elodie Sorlin et Alexandra Trovato complètent cette éclatante distribution.

Aujourd’hui, il n’y a que le théâtre subventionné, comme la Comédie Française par exemple qui peut mettre sur scène une si imposante distribution.
Eh bien félicitations et merci à Richard Caillat et Stéphane Hillel, directeurs du théâtre de Paris, d’avoir eu l’audace de rendre possible un tel projet.
Bien sûr il y aura toujours des grincheux, qui parfois n’étaient même pas nés à la création de la série ou tout juste dans les jupes de leurs mères pour critiquer, pour dire que c’était mieux avant, comme l’a si bien montré Michèle Bernier dans son dernier spectacle.
Bien sûr tout est perfectible, mais la beauté, la magie du théâtre, c’est de voir à un instant T un spectacle avec ses qualités et ses défauts.

Alors si vous êtes adeptes de l’humour de Ribes et Gourio n’hésitez pas, foncez vous divertir en allant voir cette adaptation très réussie de Palace !
21 sept. 2019
8/10
19
Un jour, je l'ai eue !
Comme elle était attendue, cette adaptation théâtrale de la cultissime série TV diffusée à partir d'octobre 1988 sur le Canal+ de la grande époque ! (Un programme inspiré naguère par la série italienne Grand Hôtel, créée par Alessio Gorla et diffusée en 1985 et 1986 sur Canale 5).

« Palace, la vie en première classe,
Palace, moins de stress, plus de strass... »

Jean-Michel Ribes (qui en novembre 2017 avait annoncé le « scoop » (je le cite) de ce spectacle à mon micro, ici-même), lui et Jean-Marie Gourio ont donc adapté ce moment de patrimoine télévisuel et culturel, que l'on considérait à l'époque, à tort ou à raison, comme du théâtre à la télévision.

La boucle est bouclée.

Au Théâtre de Paris, les spectateurs « nostalgiques » des années 80 sont donc aux anges.

Nous retrouvons pour notre plus grand bonheur tous les codes, tous les décors, les génériques, les jingles visuels, toutes les séquences, et surtout les textes que Topor, Gébé, Wolinski, Rollin, Ribes et quelques-autres mitonnèrent à l'époque. (Certains passages ont été « modernisés », avec notamment des références au changement climatique ou au problème des migrants.)
Sans oublier les célébrissimes « Brèves de comptoirs » collectées par Gourio. (« La belote, c'est comme le bridge, mais en plus sale... »)

Une époque qui a bien changé.
Palace, c'était avant tout une charge contre l'argent-roi, la richesse folle et démesurée, sans oublier le quant-à-soi d'un très petit nombre d'ultra-privilégiés.
Je ne suis pas certain, de nos jours, que l'argent à outrance représente toujours une telle horreur au point d'en faire une caricature !
Beaucoup de décomplexion est passée depuis.

Y compris de la part d'un certain président de la république à la voyante Patek Philippe au poignet. Mais je m'égare...

Un autre principe du Palace télévisuel original était de faire dire des « horreurs », ou tout du moins des textes très décalés à d'immenses comédiens comme Jacqueline Maillan, Jean Carmet, Jacques Seyres et Michel Duchaussoy, de la Comédie Française.
Aujourd'hui, une importante troupe de comédiens « neufs », certes connus des aficionados du théâtre, reprend le flambeau.

Et de la plus belle des manières.
Tous donnent sans compter, avec parfois des références assumées.
Impossible de ne pas penser à Valérie Lemercier lorsque Joséphine de Meaux incarne de façon impayable Lady Palace.
Impossible de ne pas songer à Eva Darlan en voyant Anne-Elodie Sorlin interpréter « la charmante Thalie ».
Tout ceci est très réussi.

La plupart incarnent plusieurs rôles, Alexie Ribes jouant pas moins de sept personnages.

Christian Pereira en homme aux clefs d'or taciturne est formidable, Rodolphe Sand a d'épatantes intonations à la Serge Bagdassarian, du Français, Philippe Magnan et Philippe Vieux m'ont enchanté.

Ainsi que trois comédiens en particulier.

Tout d'abord, Eric Verdin, que j'avais adoré la saison passée dans la reprise de Dieu habite Düsseldorf, au Lucernaire.
Ici, il est une nouvelle fois magnifique et tire des spectateurs quantité de rires, notamment dans son rôle époustouflant d'un client impatient de partouzer.

Et puis deux jeunes comédiens, dont c'est la première prestation sur un plateau de théâtre, ont retenu toute mon attention, en Zip et Zap, les deux jeunes grooms : Mikaël Halimi et Simon Parmentier.
Retenez bien leur nom.
Et souvenez-vous que Valérie Lemercier était également une toute jeune débutante, à l'époque.

Ce Palace moderne est donc une grosse production, avec énormément de moyens.

Combien de théâtres privés peuvent se vanter de mettre en scène sur leur plateau vingt-et-un comédiens, sans compter des danseurs, des costumes multiples et somptueux, d'importants changements de décors à vue ?
Nous ne voyons évidemment pas l'envers de ces décors, mais il doit y régner une belle activité. (Maquilleuses, coiffeuses, costumières, techniciens, etc, etc...)

Un petit détail m'a intrigué.
En 1988, dans la série, certaines demoiselles étaient en « très petite tenue ». Je me souviens notamment d'une scène de douche entièrement nue (c'est logique, finalement...), avec poitrine et fessier on ne peut plus apparents.
Hier, sur le plateau, une actrice était certes dénudée mais en culotte et cachant ses seins avec les mains.
Signe des temps ?

Au sortir de ces deux heures, j'ai eu le sentiment de rajeunir en me replongeant dans une espèce de madeleine de Proust télévisuelle.
Du nanan !
Ce Palace 2019 sur scène ravit les inconditionnels venus en masse et permet aux plus jeunes spectateurs de découvrir l'univers de la fin des années 80.
Ce spectacle est promis à un très bel avenir.

Et je ne peux m'empêcher ici d'avoir une pensée émue pour Marcel Philippot.
« Appelez-moi le Directeur ! »