Critiques pour l'événement Oh la belle vie, Cinq de coeur
8 févr. 2022
8/10
3
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Tout commence par un jeu, chacun doit caser une phrase imposée, dans la conversation ou au moment opportun dans chaque scène. Pas facile mais ils y arrivent parfois de façon surprenante !

Vivaldi, Maître Gim’s, Aretha Franklin, Schubert, Purcell, Joe Dassin qui donne bien du mal à Patrick ! il y a aussi lancement de chamallow (bravo Fabian !) mais c'est une surprise je ne vous en dis pas plus…

Amour, humour, Karine râle parce que les copains commencent sans elle "c'est beau de faire un show", ah mais elle ne se laisse pas faire, ils vont en baver ! La vie n'est plus guère quotidienne avec ces olibrius.

Pascale tente une approche vers Fabian, tandis que Sandrine roucoule avec Patrick.

Toujours au top nos Cinq de cœur, on les aime depuis un bout de temps maintenant, et ils arrivent encore à nous surprendre et à nous faire rire.
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8,5/10
3
... Un spectacle musical plein de charme et de drôlerie. Une troupe enthousiaste qui semble prendre plaisir, autant que le public, à s'amuser ensemble. Un moment de bonne musique vocale, avec des petits morceaux de délire dedans, sympathique et de belle qualité ...
18 sept. 2020
9/10
29
En France, c'est bien connu, tout commence et tout finit par des chaussons !
Ce sont en effet cinq paires de pantoufles qui nous accueillent, devant le rideau tiré de la mythique salle de l'Alhambra.

Nous n'allons pas tarder à comprendre le pourquoi de la présence de ces accessoires...
Le jour se lève sur le petit monde du groupe vocal Cinq de cœur ! Allez hop, tout le monde hors du lit !

Dans une première saynette très « morriconienne », très « straussienne », très « vivaldienne » et très « colemanienne », les cinq chanteurs vont débuter leur show.

Un remarquable show.
Un spectacle qui va mêler extraits du répertoire classique, tubes de comédies musicales, chansons françaises, qui va mettre en avant le talent vocal et lyrique a capella, l'humour déjanté, la drôlerie très spirituelle, sans oublier les runing-gags en tous genres.

Le talent de ces cinq-là, nous nous en rendons compte immédiatement !
Dans la chanson-titre du spectacle, composée par Raymond Lesénéchal et immortalisée par Sacha Distel, la qualité musicale de ces compères et commères saute aux oreilles.

Quelle technique vocale, quelle homogénéité des tessitures, quelle pâte sonore !

Dans la grande tradition des plus célèbres ensembles vocaux, les deux soprani Pascale Costes et Karine Sérafin, l'alto Sandrine Montcoudiol, le ténor Patrick Laviosa (par ailleurs virtuose du mégaphone) et la basse Fabian Ballarin (incomparable Beat boxer) vont nous enchanter.

La formation classique est évidente. Ces cinq-là savent y faire, c'est peu de l'écrire !

Et puis, chanter de la sorte, en exécutant toutes sortes d'irrésistibles gags visuels et gestuels, croyez-moi, ce n'est pas donné à tout le monde !
C'est d'ailleurs ce qui provoque les fous-rires de la salle, ce décalage entre la technique vocale irréprochable et la vis comica affirmée des artistes.


De grands moments nous attendent, parmi lesquels une version épatante du titre de Jean Yanne « Pourquoi m'as-tu mordu l'oreille ? », un « été indien » très amplifié, une œuvre de Saint-Preux très particulière ou encore des extraits de comédies musicales elles aussi interprétées de façon hilarante.
Mais je n'en dis pas plus...

Les arrangements sont somptueux, chacun-chacune à son tour étant soliste, les quatre autres assurant qui des contre-chants, des contrepoints, des vocalises ou encore des motifs rythmiques, à la manière de mon groupe vocal américain préféré, Take 6.

Des décalages, des ruptures, des moments de second degré pimentent le tout, pour nos plus grands bonheur et plaisir.


Une séquence formidable va décider de tous les dialogues parlés de cette heure et quart que dure le show. C'est malin, c'est très fin.

La mise en scène de Philippe Lelièvre est basée sur une judicieuse scénographie.

Cinq grands éléments de bois seront tour à tour des lits, des vestiaires, un bar, un tapis roulant, une console de DJ, un radeau, etc, etc...
Tout ceci est très intelligemment pensé et réalisé !

Et puis, insensiblement, nous recevrons également beaucoup d'émotion et de tendresse...

Impossible de laisser partir les cinq musiciens sans leur demander un rappel. Et quel rappel !
Et nous de continuer à siffloter dans la rue Yves Toudic la Soul Bossa Nova de Quincy Jones !

Avant de conclure ce papier, il me faut absolument mentionner Mathieu Bionnet pour sa remarquable prise de son FOH.

Nous percevons aisément grâce à lui toutes les subtilités des différents parties vocales.



Ah oui alors, c'est bon de voir ce show !

Ah bah d'accord ! Pas gêné ! J'ai compris ! Au temps pour moi ! C'est pas grave !

Oh le beau spectacle !
Rien de tel pour oublier la morosité ambiante !

Allez toutes affaires cessantes applaudir le groupe vocal Cinq de cœur à l'Alhambra !

Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

Je les ai vus à Avignon, je me suis bien amusée, au final on a chanté "la javanaise" !

0
Mardi 22 septembre 2020
22 août 2019
8/10
7
« Oh la belle vie ! » et la belle soirée que nous offre les cinq de cœur.

Ils jouent avec leurs voix comme un orchestre avec leurs instruments de musique. Ça parait tellement facile que l’on en viendrait à oublier le travail que cela représente. Cinq dynamiques chanteurs qui nous interprètent a capella des succès du répertoire avec humour et talent. « Respect » à Pascale Costes pour sa fantasque interprétation de ce standard. Ils animent le décor en casiers de vestiaire dans une mise en scène surprenante.

Ils finissent même à faire chanter le public sur un air de Serge Gainsbourg « Ne vous déplaise en dansant la Javanaise, nous nous aimions le temps d’une chanson »

Vu à Avignon l'année dernière, oui j'ai beaucoup aimé, et en effet, le choral de la fin est très sympathique !

1
Vendredi 23 août 2019
5 juil. 2019
8,5/10
3
J'ai passé un très agréable moment en compagnie de ces "Cinq de Coeur".
Les voix sont ajustées, le show est bien ficelé.
L'utilisation des décors est astucieuse et il n'y a aucun temps mort.
26 juin 2019
9/10
3
Cinq de cœur dans « Oh la belle vie ! » au théâtre de Paris, salle Réjane, dans une mise en scène de Philippe Lelièvre est un pur moment de folie musicale délirant mais maîtrisé.

Pendant 1h30, a cappella, nos cinq artistes, chanteurs, comédiens vont nous faire voyager dans l’univers de la chanson sur des rythmes endiablés. Des artistes qui savent ce que chanter veut dire, des artistes qui savent respirer et qui mettent au service de ce spectacle musical tous leurs talents. C’est impressionnant de précision et la mise en scène n’est pas en reste, mettant en valeur leurs virtuosités.

« Oh la belle vie ! » comme le chantait Sacha Distel met en joie nos esprits par cette chaleur accablante, mais heureusement dans une salle climatisée.

Un quintette comme on pourrait le nommer, composé d’une gamme de voix qui se bousculent, qui se complètent, qui se chamaillent, qui nous font rire, formées à la dure école du classique.
Un groupe vocal qui n’en est pas à son coup d’essai mais que je découvre avec un plaisir non dissimulé.

Comme pour Louis XIV, nous assistons à leur lever et à leur coucher : une frénésie musicale sur un temps. Des polissons qui ont un répertoire des plus éclectiques. Ils savent aussi bien chanter du classique que de la variété française et internationale, que cela soit en français ou en anglais en y incorporant des sonorités tout à fait étranges, des bruits d’animaux ou même de la « beatbox » avec l’excellent baryton Fabian Ballarin dont la pudeur l’empêche de se changer en public…si vous êtes placés côté cour Mesdames, peut-être aurez-vous plus de chance...

Beaucoup d’humour mis en avant par Philippe Lelièvre qui récemment nous avait fait rire dans « Non à l’argent ». Un univers déjanté dont il sait habilement, avec rigueur, tirer toutes les ficelles pour faire mouche à chaque situation.
Un spectacle entrecoupé de saynètes dont celles de la chasse d’eau, les corses dans « i muvrini » et le cocktail sur le tapis roulant qui m’ont bien fait rire. C’est enlevé, poétique, caustique, nous sommes séduits par tant d’inventivité, de fraîcheur où l’émotion n’est pas absente.

Pour corser un peu la situation, chaque artiste tire au début du spectacle dans un pot un papier avec inscrit dessus une expression de la vie courante qu’il devra incorporer dans son jeu, accompagné d’un code couleur vestimentaire. Un spectacle entièrement chanté à l’exception de ces expressions parlées, qui prend une tournure drôlissime.
Des onomatopées, des borborygmes ponctuent leurs chansons donnant des reflets musicaux très colorés.
Vous aurez même, si vous savez chanter juste (c’est mieux pour nos oreilles) le plaisir de les accompagner sur « La javanaise » de Serge Gainsbourg.

Un sacré spectacle musical où il est bon de faire un show, car c’est du boulot : il faut chanter, il faut danser, même si vous êtes enrhumés et avez la goutte au nez, le tout sans perdre la voix !
Cinq artistes aux voix, aux jeux, qui nous séduisent par tant de charisme et de virtuosité. Un groupe vocal composé de deux sopranos, Pascale Costes et Karine Sérafin, d’un ténor Patrick Laviosa, d’un baryton-basse Fabian Ballarin et d’une alto Sandrine Montcoudiol que j’ai plaisir à retrouver après l’avoir applaudie dans « Violette Fugasse » et récemment dans « L’anatomie de la joie ».

Une très belle ovation, avec plusieurs rappels, conclut ce superbe moment, de délire, de chant, de joie, de tendresse, de gaîté, de théâtre…que nous avons passé en leurs compagnies : ils méritent votre visite.