Une goutte d'eau dans un nuage

Une goutte d'eau dans un nuage
  • Théâtre 14 Jean-Marie Serreau
  • 20, Avenue Marc Sangnier
  • 75014 Paris
  • Porte de Vanves (l.13)
Itinéraire
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Petit voyage théâtral sonore et délicat à travers une mousson d’été. C'est l'histoire vraie d'une jeune femme qui s'expatrie à Saigon et l'histoire des imaginaires qui l’entourent.

La sensualité des paysages de Marguerite Duras et la violence ; celle de l'orage, celle de la guerre et celle - toute autre - de la modernité. Une histoire de transformation.

Arriver là-bas à l'heure de la mousson, se retrouver submergée, être débordée de l'intérieur et se répandre dans le décor. Raconter le tourbillon de la ville électrique et les bruits de la jungle à sa porte. Respirer la densité de l'air et se demander qui de nous ou du paysage change le plus.

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14 juil. 2020
5/10
3
Saïgon...

I'm still only in Saïgon... Every time I think I'm gonna wake up back in the jungle.

Ho Chi Minh City... 33° Celsius au sol. La mousson.
Encore une grande leçon d'humidité.

Eloïse Mercier nous propose un long documentaire radiophonique sur scène.
Des souvenirs d'un séjour dans la capitale du Viet-Nam, un job dans une entreprise locale.

Une goutte d'eau dans un nuage.

Le titre est emprunté à Robert Musil. « Comme un homme né pour le changement dans un monde créé pour changer », nous dit l'essayiste et dramaturge autrichien.

La comédienne nous raconte tout d'abord une ville qu'elle ne comprend pas.
Pas les codes. Culturels, linguistiques, sociaux, sociétaux, gastronomiques...

Figée devant son micro, elle va nous dire ce qu'elle ressent, en quelques chapitres.
Immobile ou presque, les bras collés au corps, d'une voix monocorde au débit lent, elle nous livre ses souvenirs, ses impressions, ses rencontres... Ca commence par le message habituel de l'hôtesse dans le Boeing 787-9 de la Vietnam Airlines.

Cette façon de s'exprimer n'est évidemment pas sans rappeler celle de Marguerite Duras, que nous entendrons d'ailleurs, dans une lecture d'un passage de L'amant.

Un peu comme dans les reportages sur France Culture, nous entendrons énormément d'illustrations sonores. De la pluie, des bruits de rue, des poèmes vietnamiens, des chansons, des compositions, le tout assemblé bout à bout et diffusé sous ou sans la voix de Melle Mercier.

Durant cette heure de « radio vivante », il lui faut néanmoins bouger un peu pour créer une sorte de dramaturgie.
La comédienne manipule des petites maquettes, un joli petit scooter rose sur un platine tourne-disques, allume et éteint des petits néons colorés, essore devant un micro directionnel un bikini extirpé d'un aquarium dans lequel nage un poisson rouge, (il sera nourri, le poisson), enlève ses chaussures, en remet d'autres.



Elle ira également danser en fond de scène, sur sur une reprise très saturée de « Run through the Jungle », du groupe Creedence Clearwater Revival.

Une petite télévision diffuse par moment quelques images vidéos...

Et puis des rencontres...
Une collègue vietnamienne, un expat chaud lapin.
Et oui, à Ho Chi Minh City comme ailleurs, il y a des bars à prostituées.

On sent bien que la comédienne a vécu une vraie expérience humaine. L'une de celles qui vous transforme.

Je suis ressorti de cette heure et quart en me demandant si j'avais vraiment envie d'aller faire un tour à Ho Chi Minh City...
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor