Un Certain Charles Spencer, Chaplin

Un Certain Charles Spencer, Chaplin
De Daniel Colas
Mis en scène par Daniel Colas, Victoire Berger-Perrin
Avec Adrien Melin
  • Adrien Melin
  • Thibault Sauvaige
  • Alexandra Ansidei
  • Linda Hardy
  • Maxime D’aboville
  • Xavier Lafitte
  • Benjamin Boyer
  • Coralie Audret
  • Béatrice Agenin
  • Yann Couturier
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 12,00 à 50,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

L'extraordinaire épopée de l'homme sans doute le plus populaire du XXème siècle, Charles Spencer Chaplin.

Tour à tour drôle où grave, une réflexion sur la liberté individuelle, sur l'humanisme et la tolérance, et les paradoxes du génie.

 

"Charlot", un homme libre, un véritable citoyen du monde !

 

492

La critique de Perrine : 6.5/10. Une canne, un chapeau melon, un costume usé en noir et blanc… on connait tous le petit vagabond. Charlot.

Oui mais voilà, connait-on vraiment l’homme derrière la moustache ?

Durant 2h10, on revit la vie de Chaplin, ses galères, ses succès, des doutes, ses déboires.

Grâce à une troupe de comédiens au top et une mise en scène soignée, on s’envole dans le passé, de 1914 à 1977. Impressionnant.

Les tableaux s’enchainent et nous font plonger dans les coulisses, dans les méandres de la vie de Charlie Chaplin, jamais très drôle comme aime à lui rappeler Paulette Godard…

Maxime d’Aboville ne joue pas à Charlot, il incarne Chaplin. Les comédiennes sont au diapason, chapeau notamment à celle qui joue la mère et à Oona, plus vraies que natures. Les comédiens se changent, s’occupent des décors, éructent, enfilent des dizaines de costumes… Tout est là.

On revit la scène du combat de boxe en direct, on assiste à la répétition de la « Chanson de titine », hymne célèbre des « Temps modernes » qui nous faisait entendre la voix de Chaplin pour la toute première fois.

On regarde, on se promène, on serre les dents pour Charlie, on compatit, on essaie de la comprendre…

Mais jamais on n’est jamais vraiment embarqué. Tout est là mais la longueur des tableaux, les nombreuses explications, la multitude des scènes et la tristesse de cette vie en noir et blanc plombent le spectacle.

On a envie que ça décolle, on a envie de rire autant que devant un Charlot mais ce n’est pas le cas. Le sujet est plus grave qu’on ne croit.

Cette plongée dans l’Amérique du début du XXème siècle, la chasse aux sorcières lancée par Hoover et les débuts d’Hollywood sont tout même très intéressants.

Vous connaissiez Charlot, découvrez Charles Spencer Chaplin. Derrière l’artiste, l’homme ; derrière le génie, le tyran, derrière le citoyen du monde, l’exilé ; derrière la gloire mondiale, la misère des rues de Londres et derrière une apparente candeur, la peur oppressante de finir fou.

 

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
6 oct. 2015
8,5/10
176
1
En 2015, la saturation des biopics sur grand écran lasse le public. Ce phénomène à la mode d’hagiographie d’une célébrité reste au contraire relativement rare sur les planches. Avec de la suite dans les idées, Daniel Colas retrace l’incroyable parcours...
Lire la suite
Meilleure critique négative
8 oct. 2015
5/10
179
0
Très attendu bien sûr, ce spectacle apparait désuet dans l'univers dramatique et néanmoins théâtral !...

Que nous apporte ce spectacle ?

La période historique a fait l'objet de toutes sortes de parutions, de pièces, de films et même de cours au...
Lire la suite
Toutes les critiques
22 févr. 2016
3/10
152 0
Je n'ai pas aimé. Cette succession de scène de la vie de Chaplin ne nous apprend rien.

C'est assez ennuyeux, plutôt long, et relativement mal écrit. Même les excellents acteurs - je pense à ceux de "The Servant" notamment - semblent perdu dans ce fouillis théâtral. Maxime D'Aboville semble peu inspiré par le rôle. Je le comprends. Seul Adrien Melin semble prendre plaisir à interpréter Mack Sennet/Hoover. Le reste m'a laissé un peu froid.

J'ai vu la seconde représentation, je pense que la pièce était en rodage. Elle s'est certainement améliorée par la suite. A revoir, peut-être.
20 nov. 2015
9,5/10
176 0
Les superbes décors et costumes nous transportent à l'époque du cinéma muet. La mise en scène, pleine de petits moments importants de la vie de Charlie Chaplin est bonne.
Les comédiens sont tous excellents. Des changements de costumes et de personnages rapides.
Mention spéciale à Maxime d'Aboville qui interprète à merveille le rôle de Charlie Chaplin comme on peut l'imaginer dans la vie, introverti et écorché vif en raison d'une enfance difficile. De part son jeu, il nous fait bien ressentir cette fêlure et cette fragilité.

Maxime d'Aboville a été récompensé aux Molières pour son rôle dans "the Servant".
12 nov. 2015
6,5/10
195 0
Un peu trop didactique mais spectacle très professionnel. On regrette que les autre rôles soient un peu trop au service de Maxime d'Aboville épatant ! On apprend des choses mais on n'est pas ému.

Ça reste de bon niveau mais pas flamboyant ! et quand on évoque Charlot on s'attend à être ébloui...
Une émouvante évocation de la vie de Charlie Chaplin et une interprétation bluffante de Maxime d'Aboville.

Dans un décor et une scénographie en noir et blanc, Daniel Colas nous propose un spectacle un peu didactique qui donne à voir l'homme sensible et fragile qui se cachait derrière le génie comique. Celui qui créa l'inoubliable personnage de CHARLOT (The Tramp pour les anglo-saxons) garda tout au long de sa vie la hantise de retomber dans la misère de son enfance. Ses idées anti-libérales et la rumeur lui valurent les foudres de Hoover et l'expulsion du pays qui lui apporta la reconnaissance mondiale.

La grande force de cette création est la qualité de l'interprétation et l'émotion qui s'en dégage. On en plongé dans une époque, au cœur du Hollywood du cinéma muet, dans les méandre de la création et dans l'intimité de ce génie comique. Maxime d'Aboville n'interprète pas Charlot, il EST Charlot. La ressemblance est bluffante, notamment dans la reconstitution du "Combat de Boxe", et montre tous les contrastes du personnage, toute sa complexité, ainsi que de beaux moments d'émotion comme lorsqu'il retrouve sa mère malade (belle et juste interprétation de Béatrice Agenin). La jolie surprise est Linda Hardy, sensible Oona qui su apporter un peu de douceur à un homme tourmenté.

Un très beau moment de théâtre.
8 nov. 2015
8,5/10
102 0
Si le résultat est assez proche du documentaire avec les dates et lieux indiqués sobrement sur l’écran en fond de scène, l’ensemble est très enrichissant et la pièce à l’écriture finement intelligente nous transporte dans l’intime du petit bonhomme au chapeau melon, rappelant que derrière le comique se cache un être humain sensible, visionnaire mais avec toute une série de défauts caractéristiques de la complexité de l’Homme.

Déterminé, engagé, perfectionniste, angoissé, proche de sa fortune grandissante, tyrannique..., le portrait n’est pas très glorieux et pourtant, il nous fascine, nous captive. Les scénettes, plutôt courtes, se succèdent dans un rythme soutenu, d’une fluidité déconcertante malgré quelques passages un peu trop didactiques.

Daniel Colas, qui a dirigé le Théâtre des Mathurins entre 2006 et 2011, livre une mise en scène efficace et élégante, choisissant des faits marquants pour nous exposer un côté méconnu de la personnalité de Charlie Chaplin, adulé de tout temps.
A l’aide de quelques extraits vidéo, il fait revivre le vagabond au physique atypique mais reconnaissable au premier coup d’œil. Pour cela, il peut aussi s’appuyer sur une formidable distribution avec en tête Maxime D’Aboville, Molière du meilleur comédien 2015 pour son rôle dans la pièce The Servant, toujours à l’affiche du Poche-Montparnasse. Il est ici phénoménal et d’une troublante ressemblance avec l’artiste. Il ne joue pas Charlot, il est Chaplin, l’homme qui veut riposter aux critiques négatives sur son absence dans les tranchées par un film, celui qui a davantage peur de devenir fou que de la mort. Il nous impressionne dans la reconstitution proche de la perfection de la scène Charlot fait de la boxe, en mime, nous touche lorsqu’il rêve aux plans de ses studios avec son frère Sid (Benjamin Boyer) ou quand il exprime ses peurs, ses doutes, ses angoisses, surtout pour le passage délicat du cinéma muet au cinéma parlant car il craint que son personnage ne devienne banal s’il est doté de la verbalisation. Il nous émeut aussi lors de deux scènes qu’il partage avec Béatrice Agenin, qui interprète avec une douceur et une sensibilité formidables sa mère qui perd peu à peu la tête et sombre dans la folie, internée en asile psychiatrique. Ils sont bouleversants dans un duo touchant notre cœur de plein fouet. Alexandra Ansidei est parfaite en Mabel, la première partenaire de Charlie. Coralie Audret, qui incarne Paulette Goddard, sa troisième épouse, est très bien également, surtout dans leur scène de rupture à Los Angeles en 1940 lorsque Chaplin ne veut pas qu’elle parte mais ne fait rien pour qu’elle reste. Quant à Adrien Melin, il est génial dans le rôle double de M. Sennett le producteur mais surtout Edgar Hoover qui incarne à lui seul tous les détracteurs de Chaplin, l’accusant de tourner en dérision le service de l’immigration et mettant un point d’honneur à faire en sorte que Charlie déplaise au plus grand nombre.

Celle qui surprend le plus, c’est sans aucun doute Linda Hardy, merveilleuse en Oona, sa dernière épouse qui l’a soutenu lorsqu’il a été expulsé du sol américain (dans une formidable scène sur la passerelle d’un bateau), ce pays des libertés qu’on lui proposait dès 1910 alors qu’il n’avait que vingt ans et commençait à percer à Londres. C’est Oona qui l’accompagnera, le soutiendra, l’apaisera durant son exil en Suisse, et ce jusqu’au 25 décembre 1977 où il choisira le soir de Noël pour rejoindre les étoiles.

Nous ressortons de la représentation d’Un certain Charles Spencer Chaplin avec une sensation de nostalgie après avoir passé deux heures dans l’intimité d’un immense comique qui a fait rire des millions de gens sans jamais laisser paraitre ses fêlures et angoisses les plus profondes. La pièce nous fait rire et pleurer avec une belle leçon d’humanité et un hommage sensible à un homme immortel dans nos cœurs.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor