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Tchékhov à la folie

Tchékhov à la folie
De Anton Tchekhov
Mis en scène par Jean-Louis Benoit
Avec Jean-Paul Farré
  • Jean-Paul Farré
  • Manuel Le Lièvre
  • Emeline Bayart
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets à 28,00
À l'affiche du :
9 avril 2019 au 14 juillet 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:30
    • 19:00
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La Demande en Mariage / L'Ours

Tchékhov disait de ces deux pièces courtes qu’elles étaient des « plaisanteries ». C’est pourtant avec elles qu’il va connaître ses premiers triomphes. Il n’a pas trente ans en 1888 et traverse une des périodes les plus heureuses de sa vie.

Ce Tchékhov-là, joyeux, farceur, féroce humoriste, fait preuve dans ces miniatures pour la scène d’une violence grotesque incomparable.

Que ce soit dans La Demande en mariage ou dans L’Ours, le tumulte, le rythme endiablé, la cocasserie des situations, la folie de ces personnages ahuris et furieux nous emportent loin du Tchékhov « chantre des crépuscules ».

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La critique de la rédaction : 6.5/10. C’était un plaisir de retrouver Tchékhov et les thématiques russes.

Ces deux courtes pièces parlent de dettes, de propriété, de demandes en mariage, d’honneur, de deuil... Tout cela dans un univers paysan typique. Un régal.

D'autant que le décor et les costumes nous mettent bien dans l’ambiance.

Nous avons en revanche eu du mal avec le parti pris de direction des acteurs. Ils crient, exagèrent beaucoup. Certes, cela déclenchait de nombreux rires, mais de notre côté, nous aurions aimé un jeu plus subtil, plus mesuré.

Néanmoins, le texte est beau, les dialogues assez drôles !

Note rapide
7,9/10
pour 10 notes et 8 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
30%
7 critiques
Note de 8 à 10
70%
Toutes les critiques
20 avr. 2019
7/10
1 0
Tous les curseurs d'expression sont poussés à fond, mais complètement au service des textes, et pour le plus grand plaisir du public...

Ces situations banales en apparence et truculentes à souhaits, exposent un vrai regard sur l'âme Russe, de l'époque de l'auteur.
10/10
2 0
... Un incontournable et magnifique spectacle, pour le plaisir de retrouver ou de découvrir ces deux chefs d'œuvre comiques de Tchékhov. Une mise en scène époustouflante. Une interprétation irrésistible. Un conseil ? Courez-y !
18 avr. 2019
8/10
5 0
Et voilà c’est parti pour une soirée de folie au Poche !

Deux ‘plaisanteries’ (comme le disait lui-même Tchekhov) au cours de la même soirée jouées par un trio qui a une belle forme !

Donc au programme :
’ La demande en mariage’ : petite drôlerie où le jeune homme ne peut à aucun moment demander la main à sa belle tellement leurs caractères impétueux renversent tout sur leur passage, d’ailleurs le décor très réussi de Jean Haas est beaucoup secoué aussi !

Suivi de ‘l’Ours’, premier succès de Tchekhov, où Jean-Paul Farré incarne cet homme des bois bourru à souhait et qui va basculer dans un nouveau monde grâce au miracle de l’amour.

C’est Jean-louis Benoit qui met en scène les deux histoires et c’est réussi ! Fluidité et précision sont les maitres mots !

Les comédiens ajoutent la touche finale en livrant une prestation absolument délirante : les deux pièces sont menées tambour battant ! Peu de temps mort pour nos zygomatiques !

Emeline Bayart est championne du monde de mimiques hilarantes, ses hurlements et autres ahanements sont tordants et son sens de la rupture a provoqué des larmes de rire.

C’est toujours un plaisir de croiser Jean-Paul Farré dans un théâtre car il est très accessible, et c’est encore mieux quand il est sur les planches car je n’ai pas le souvenir d’avoir été déçue une seule fois au cours des nombreuses pièces où je l’ai vu. Au Poche, il ne fait pas exception, son talent est immense et c’est une belle leçon de le regarder surtout dans l’Ours où son personnage évolue par de nombreux états d’esprits.

Manuel Le Lièvre n’est pas en reste, il possède une belle prestance et son talent n’est plus à démontrer. En tant que ‘demandeur en mariage’, il m’a beaucoup fait rire.

Bref, on ressort du Poche avec un grand sourire et ça fait un bien fou !
17 avr. 2019
10/10
15 0
Une phénoménale leçon de théâtre !
Un pur enchantement !

En montant ces deux pièces de jeunesse du grand Anton, écrites à l'âge de 28 ans, Jean-Louis Benoît plonge le Poche-Montparnasse dans un complet bonheur et une totale frénésie !
Ce qui se passe sur le plateau nous ravit, nous passionne, nous fait rire aux éclats, nous émeut également, nous bluffe par l'énergie déployée et nous fait également réfléchir.

Jean-Louis Benoît connaît bien son Tchékhov.
Il sait que l'auteur considérait ces deux pièces comme des « plaisanteries », même si l'on peut penser qu'un peu de fausse modestie caractérisait ce terme.

Nous allons énormément rire, à suivre les aventures des protagonistes de ces deux farces.
Le sociologue qu'est Tchékhov, avec son regard acéré sur ses concitoyens va s'en donner à cœur joie.
Car bien entendu, nous sommes au-delà de la pure farce, certes drôlissime,. Nous assistons à une féroce et néanmoins très réaliste peinture de la société russe du moment.

Il sera question d'une demande en mariage ô combien étonnante, entre deux caractères bien trempés. Puis nous sera contée l'histoire d'un petit propriétaire terrien, un véritable ours, venu demander le remboursement d'un prêt à une créancière voisine.

Jean-louis Benoît s'est attaché à nous disséquer de façon on ne peut plus subtile les thèmes chers au futur auteur d'Oncle Vania et de la Cerisaie.

La première réussite de cette entreprise dramaturgique, c'est d'avoir mis en avant la terre, le monde de la paysannerie. Ce sont des gens attachés à leur terre qui sont mis en scène. La propriété foncière va générer bien des péripéties et des situations de pure comédie. Je vous conseille d'être très attentifs à la bande son.

La deuxième réussite du metteur en scène, c'est d'avoir mis l'accent sur l'image ambivalente que pouvait avoir Tchékhov des femmes. Ici, Emeline Bayart va camper deux femmes qui finalement seront les personnages principaux de la soirée.

Des femmes qui veulent certes assumer leur féminité, mais pas seulement. Dans la deuxième pièce l'héroïne, veuve éplorée et inconsolable, veut également se comporter en homme. Son personnage sera d'ailleurs presque plus homme que les deux autres.

Et puis bien entendu, un autre grand mérite de Jean-Louis Benoît est d'avoir réuni un époustouflant casting.
Les trois comédiens, Emeline Bayart, Jean-Paul Farré et Manuel Le Lièvre vont déployer une énergie, une vis comica, un rythme, une puissance furieuse presque grotesque, une violence et à la fois une subtilité dans leur jeu qui forcent le respect.

Ce qui se joue sur le plateau, pendant cette heure vingt, est véritablement passionnant.
Ces trois-à nous proposent un véritable cours de comédie.

Ils nous embarquent dans un tourbillon, un maelström. Une sorte de folie complètement maîtrisée monte progressivement dans chacune des pièces.
Chacun parvient à faire évoluer subtilement son personnage, en partant d'un état initial relativement calme, pour arriver à des situations et des échanges paroxystiques au possible.

Jean-Louis Benoît a su placer le curseur à son exacte place. Les cris, les vociférations, les scènes de disputes sont à la fois réalistes et exagérées. Une vraie folie et en même temps de vraies situations très réalistes.

Une nouvelle fois Emeline Bayart est absolument hilarante. Ses expressions, sa gestuelle, sa façon d'écarquiller les yeux, ses ruptures, ses envolées lyriques, ses cris, ses rugissements déclenchent des fou-rires nourris.
Quelle puissance comique ! Quelle nature !

Jean-Paul Farré est à son habitude magnifique de drôlerie, de folie. Son interprétation de cet « ours » est un grand moment de jeu. Il fait passer son personnage du plus extrême et intraitable des misogynes au plus transi des amoureux avec une incroyable finesse et une progression tout en subtilité.

Quant à Manuel Le Lièvre lui aussi fait fonctionner nos zygomatiques à plein régime. Il faut le voir, un pulvérisateur de Fly-Tox à la main menacer ses partenaires, ou aux prises avec un rouleau de papier tue-mouche.

Je ne voudrais pas passer sous silence le magnifique décor de Jean Haas, qui participe à a vision tchékhovienne d'une société russe en déliquescence.

Oui, ce merveilleux spectacle est d'ores et déjà un incontournable de cette fin de saison.

Vous l'aurez compris, il faut vous ruer au Poche-Montparnasse !
Et moi de me répéter : c'est une magistrale leçon de théâtre qui vous y attend !
Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas...
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12 avr. 2019
10/10
2 0
“La demande en mariage”, Lomov veut se marier, il a 35 ans, un peu souffreteux, mais c’est en costume et gants blancs qu’il se présente chez Tchouboukov, voisin et ami pour lui demander la main de Natalia. Tchouboukov tout heureux va chercher sa fille, et c’est là que tout se gâte, la gracieuse enfant, souriante mais plutôt brutale dans ses gestes, ses paroles, elle a une idée et elle y tient, ils vont se quereller et même plus au sujet d’un morceau de terrain, qui appartiendrait depuis des générations à l’un ou l’autre, ils ne savent même plus ! Réconciliation ? Pas longtemps en tout cas.

Quant à “l’ours” Smirnov, il est au bord de la crise de nerfs, il a besoin d’argent pour régler ses dettes, il vient réclamer son dû à la veuve, mais Louka est fidèle à l’image de son défunt, le méritait-il autant ? elle en dresse un portrait peu flatteur, il l’a trompée, humiliée elle le défend bec et ongle, allant jusqu’à provoquer l’insolent Smirnov en duel !

Il fallait une distribution exceptionnelle et Jean-Louis Benoit, l’a trouvée avec Emeline Bayart, qui a un abattage incroyable, Manuel Le LIèvre qui nous fait éclater de rire avec ses mimiques et ses malaises, et bien entendu Jean-Paul Farré, clownesque, et ours mal léché frappé par Cupidon !

Une mise en scène dynamique, joyeuse, on rit du début à la fin des situations burlesques et des personnages grotesques. Un beau début de printemps au Poche Montparnasse !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor