Rien de Moi

Rien de Moi
De Arne Lygre
Mis en scène par Stéphane Braunschweig
Avec Luce Mouchel
  • Luce Mouchel
  • Chloé Réjon
  • Manuel Vallade
  • Jean-Philippe Vidal
  • Théâtre national de la Colline
  • 15, rue Malte-Brun
  • 75020 Paris
  • Gambetta (l.3)
Itinéraire
Billets à 22,80
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"Ce que tu voyais en moi s’était fixé, solidifié, avait pris forme."

Stéphane Braunschweig poursuit son compagnonnage artistique avec Arne Lygre, dont il a mis en scène en 2012 Je disparais et Tage Unter (Jours souterrains). C’est sa toute dernière pièce, qu’il créera cette année en français. Elle s’ouvre par l’euphorie d’une relation passionnelle : une femme et un homme plus jeune aménagent dans un appartement vide ; ils s’isolent du monde extérieur et de ce qui fut leur réalité jusque-là. Mais leur vie en symbiose va être perturbée par la visite de figures du passé - mères, enfants, mari ; puis, plus sourdement, par le danger que chacun fait courir à l’autre au sein de cette relation. Arne Lygre semble scruter ici ce qui fait lien entre deux êtres : un élan réciproque, un rêve partagé, la réparation de vieilles blessures, la consistance d’un projet ? Aucun naturalisme dans sa façon d’aborder cette intimité : son écriture ludique invente, comme toujours, une façon singulière de créer un univers.

Étrangement, les personnages de Rien de moi font advenir tout ce qu’ils énoncent ; chaque phrase dite donne forme à leur histoire. Pour Stéphane Braunschweig, cette puissance accordée à la parole est le sujet même de la pièce : elle parle du risque d’enfermer les autres dans ce que nous voulons d’eux, par l’amour même que nous leur portons.

 

Note rapide
3,3/10
pour 2 notes et 2 critiques
1 critique
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1 critique
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0 critique
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Toutes les critiques
6 nov. 2014
0,5/10
86 1
Familier de l’œuvre du Norvégien Arne Lygre, Stéphane Braunschweig met en scène sa dernière pièce Rien de moi.

Rien du tout plutôt, vu la consternation ressentie au sortir de la Colline. Pauvresse de l’écriture honteusement calquée sur Duras (d’ailleurs abondamment citée dans le programme…), direction d’acteurs globalement flottante, distanciation outrée sur un thème devant être incarné, poncifs à gogo…

Bref, du grand n’importe quoi vain et prétentieux pour un résultat fort pénible et éprouvant.

À fuir.
27 oct. 2014
6/10
95 0
Bien fait, loin d'être mauvais (Braunschweig, directeur du Théâtre National de la colline, a du savoir-faire), Rien de moi déçoit un peu car il ne transcende pas, il ne transporte pas, il ne provoque rien d'autre qu'un constat assez neutre et détaché. Dans cette histoire de cœur, de temps et de mots, Rien de moi manque hélas d'émotion.

La mise en scène, en outre, alterne le cliché du théâtre contemporain épuré et le symbolisme appuyé (la dernière scène). Le jeu des comédiens, s'il n'est pas mauvais, n'est pas assez marqué dans un registre. Le texte, enfin traduction de Lygre par Braunscweig lui-même, explorant là sa troisième pièce du dramaturge, est un des points forts de la pièce, relatant dans un jeu subtil de "présent prédictif" l'histoire sans espoir d'un couple rattrapé par le passé et la fuite de la passion.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor