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Quand souffle le vent du nord

Quand souffle le vent du nord
De Daniel Glattauer
Mis en scène par Judith Wille
Avec Caroline Rochefort
  • Caroline Rochefort
  • Stéphane Duclot
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 30,00
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Un message reçu par hasard peut-il bouleverser votre vie ? L'adaptation du best-seller au théâtre, une comédie romantique pleine de rebondissements.

Suite à une erreur d'adresse, le mail d'Emmi se retrouve dans la boite mail de Léo. Une réponse en entraînant une autre, ils entament une correspondance. Leur répartie, leur curiosité et leur tempérament les poussent malgré eux dans des échanges de mails endiablés.
Quoi de plus excitant que de se confier à un inconnu ?

 

Une comédie romantique pleine de rebondissements où se mêlent jeu, humour et sensualité.

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une adaptation littéraire sympathique.

Deux inconnus discutent par mail. La première a envoyé par erreur un message au second, puis deux, puis trois. Une correspondance passionnée et assez originale commence.

L'histoire est bien écrite, douce et agréable, la naissance des sentiments touchante et justement retranscrite. Nous y croyons immédiatement.
Hélas nous avons bien senti le ventre mou du spectacle, pendant lequel les deux internautes hésitent à se rencontrer. Sans oser franchir le pas.
Le Ciné XIII est l'un des théâtres parisiens les plus confortables, nous sommes très bien installés dans leurs canapés rouges. Un peu trop bien ? Car avec le faible éclairage, la mise en scène discrète et l'absence de réels dialogues entre les personnages nous avons eu, à plusieurs moments, du mal à garder les yeux ouverts.

Malgré ces quelques longueurs, une bonne soirée à Montmartre.

Note rapide
6,9/10
11 pour 11 notes et 9 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
55%
5 critiques
Note de 8 à 10
45%
Toutes les critiques
23 mai 2017
8,5/10
9 0
Voilà l'adaptation théâtrale réussie d'un bouquin, qui sans l'avoir lu, m'a emporté dans la relation de cette femme et de cet homme, qui à partir d'un quiproquo vont rentrer peu à peu dans une relation "projeté" voir platonique de plus en plus intense jusqu'à l'étincelle... Une fois que la porte s'est ouverte, la magie fait le reste, les autres diront l'inconscient...

Bien sur les acteurs, sur une mise en scène bien rythmée, arrivent à capter l'attention de cette histoire qui se construit dans l'imaginaire des protagonistes jusqu'au moment où nos 2 particules projettent de se retrouver réellement... bref il faut le voir pour le croire, et cela joue encore quelques jours, alors allez y sans tarder pour partager ce moment d'émotion intense !

PS: cette pièce s'était déjà jouée il y a quelques temps, et la thématique m'intéressant, elle était accompagnée déjà de bons avis par la presse et le public à l'époque, même s'ils peuvent être partagés, mais je n'avais pu la découvrir à ce moment là ... Je ne regrette en aucune manière mon choix car c'est un bon sujet qui développe l'incommensurable mystère de l'homme, et habillement mis en scène et interprété...
22 févr. 2016
7/10
89 0
Un échange de mail qui crée une attirance entre 2 personnages a priori dissemblables. Jusqu'où ira cet amour naissant...?

Cette pièce réussit à représenter intelligemment un sujet actuel mais difficile à mettre en scène. L'écueil de l'ennui est en grande partie évité grâce aux très bonnes performances des deux acteurs.

Par ses expressions Caroline Rochefort arrive à merveille à faire passer toute une palette de sentiments. Stéphane Duclot est moins nuancé dans son jeu mais s'en sort néanmoins très bien dans le rôle d'un universitaire un peu hautain.
26 janv. 2016
7/10
69 0
Dans cette adaptation du roman de Daniel Glattauer, l’auteur pose intelligemment la question des relations fictives qu’imposent les nouveaux moyens de communication. Il interroge sur les identités questionnées par les supports numériques : derrière son écran, Emma devient Emmi.

Qui est Emma, qui est Emmi ? Nos identités sont-elles masquées par la barrière de la machine ? Les relations épistolaires du XXIème siècle relèvent-elles du virtuel, du fantasme ? Entre imaginaire et réalité, Glattauer raconte le rapport de l’homme à son environnement à la fois réel et numérique.

J'ai bien aimé la mise en scène et j'ai apprécié la légèreté de cette pièce plutôt poétique et douce.
25 janv. 2016
9/10
80 0
Quand souffle le vent du nord raconte comme un e-mail reçu par hasard a bouleversé le cours de l’existence de deux êtres qui n’étaient pas destinés à se rencontrer.

En effet, une simple faute de frappe dans une adresse et voici un lien établi entre les deux inconnus, Emmi et Léo. C’est ainsi que naquit une curieuse correspondance devenant de plus en plus endiablée, pressante, excitante. Mais une relation virtuelle peut-être exister et perdurer dans la réalité ? Jusqu’où cette naissance du sentiment amoureux et du désir par claviers interposés peut-elle mener ? C’est bien là tout l’enjeu du texte de Daniel Glattauer devenu un immense succès international.

A la lecture passionnée que nous avions eue du roman épistolaire nouvelle génération, nous avions quelques inquiétudes quant à une éventuelle mise en scène qui casserait la sincérité de la relation des deux protagonistes. Cependant, nous avons très vite été rassurés en nous installant confortablement dans les canapés de la petite salle du Ciné XIII Théâtre. Dans une scénographie très minimaliste signée Denise Heschl, soulignée par une symétrie axiale séparant l’univers d’Emmi et celui de Léo et composée de pièces en bois devenant tour à tour un lit, une table ou une fenêtre, la parole reste au cœur de la pièce, servie par deux interprètes touchants : l’accent chantant de Caroline Rochefort, qui donne du rythme et un dynamisme intéressant à la fraicheur de son personnage contraste avec la voix calme et posée de Stéphane Duclot. Elle incarne la pétillante Emmi qui pense, parle et écrit à toute vitesse à celui qui est son monde extérieur. Elle est virevoltante et apporte beaucoup de charme à ce personnage plutôt curieux, avide de découvrir l’inconnu et doté d’un tempérament de feu. Lui est Léo, un homme blessé par l’amour, qui tente de mener une thérapie pour oublier son ex à travers la relation épistolaire naissante qu’il entretient avec Emmi. Leurs échanges drôles et anodins se font de plus en plus tendres jusqu’à amener chacun à se dévoiler dans un jeu de séduction passant par l’âme bien avant le physique qui altèrerait inexorablement leur jugement, les deux personnages ayant des difficultés à franchir le cap d’une rencontre réelle que chacun repousse tour à tour. Ils sont la première et la dernière pensée de la journée de l’autre. Il y a quelque chose de l’ordre de la pureté dans leur relation qui les amène à tomber spirituellement amoureux. La musique rythme le temps qui passe, de même que les constructions modulables qui laissent le champ libre à notre imaginaire en plongeant dans cette douce utopie amoureuse créée sur un clavier, et touche du doigt leurs émotions les plus dissimulés avec des titres comme Sunny de Boney M ou Ce n’est rien de Julien Clerc.

Quand souffle le vent du nord, nos cœurs se réchauffent. En tout cas, c’est l’effet produit par cette belle adaptation d’un roman qui aborde également les dangers du virtuel au sein d’une relation épistolaire 2.0 qui, dans leur esprit, ne peut survivre au réel, tant il représente un idéal. Il interroge la projection que nous faisons sur l’autre de nos propres attentes dans une pièce de théâtre aux allures de voyage intime, spontané et teinté d’humour, qui fait beaucoup de bien à l’âme et redonne foi en la vie et aux belles personnes qu’elle pose sur notre route. Et si vous voulez absolument savoir comment se termine l’histoire, ne vous arrêtez pas à la fin brutale de Quand souffle le vent du nord et ruez-vous sur la suite qui s’intitule La septième vague.
29 nov. 2015
8/10
96 0
Belle prestation des acteurs qui savent donner vie à cet échange par mail, fidèle au roman.

C'était un challenge difficile mais réussi ! C'est enlevé, parfois drôle, attachant, mise en scène épurée, originale qui fonctionne bien et cerise sur le gâteau : des questions résolument actuelles sont soulevées : peut-on s'aimer virtuellement ? L'enjeu de la rencontre ? Où commence la tromperie ?

Bref un très bon moment dans des canaps super confortables !
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor