Providence

Providence
De Olivier Cadiot
Mis en scène par Ludovic Lagarde
Avec Laurent Poitrenaux
  • Laurent Poitrenaux
  • Clotilde Hesme
  • Théâtre des Bouffes du Nord
  • 37 bis, boulevard de la Chapelle
  • 75010 Paris
Itinéraire
Billets de 27,00 à 32,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Avec Providence se poursuit mon exploration des livres d’Olivier Cadiot. À chaque nouvelle proposition, les conditions changent ; certains sont déjà des monologues, d’autres, plus romanesques, exigent des reconstitutions, des découpages et des montages. Mais dans tous les cas c’est une nouvelle expérience avec les acteurs, la lumière, la scène, et le son, question si présente depuis Le Colonel des Zouaves et qui se poursuit avec l’Ircam depuis quelques années. Providence serait plutôt un monologue, mais adapté pour et avec deux acteurs : Clotilde Hesme et Laurent Poitrenaux.

Le narrateur saute, restent les personnages ; ils prendront soin de lui. Chacun racontant plusieurs histoires : l’un jouera successivement un mage en été, un ange de malheur, un serviteur dévoué, un arrangeur de piano, un écrivain gothique, un vieux monsieur qui ne comprend plus rien ; l’autre fera l’auteur sans imagination, le jeune homme qui devient une jeune fille en accéléré, la praticienne hors pair du découpage, la fée vieillie dans une installation, la championne de diction animée à livre ouvert.

Ils passeront ensemble de genre en genre et de danse en danse.

 

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7 mars 2017
8/10
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Contrairement aux apparences, Providence n’est pas le titre d’un roman d’Olivier Cadiot, mais un recueil de quatre récits. Un personnage s’en prend à l’auteur qui l’a créé puis abandonné ; un jeune homme se transforme d’un coup en vieille dame ; une jeune artiste perd ses illusions en montant à la capitale ; un vieil homme perdu fait une conférence pour prouver qu’il a encore toute sa tête. Ludovic Lagarde s’est emparé de ce matériau solide et touffu : il l’a tordu, démantelé, déformé, pour en extraire un objet théâtral rare et un peu déconcertant, avouons-le. Sur scène, Laurent Poitrenaux nous accueille chez lui, dans sa maison de bord d’un lac. On apprend à l’occasion que « lac » signifie « dépression » en sanskrit, et notre gaillard semble aussi proche de l’un que de l’autre. Deux énormes appareils à bandes magnétiques et quatre baffles high-tech pour tout mobilier : le son, la musique, les bruits sont autant de personnages qu’on ne perd ni des yeux ni des oreilles.

Laurent Poitrenaux commande à distance ses engins, construisant des sortes de mini-opéras, en même temps que son corps se transforme en celui d’une jeune fille, puis d’une vieille dame, puis de deux marquises jumelles… Qui n’a pas vu Laurent Poitrenaux sur scène ne sait pas encore ce que bouger son corps veut dire. Qu’importent le propos parfois nébuleux, la densité du texte qui risque de nous perdre : ce spectacle est une odyssée sensorielle et… providentielle !
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor