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Perdues dans Stockholm

Perdues dans Stockholm
De Pierre Notte
Mis en scène par Pierre Notte
Avec Juliette Coulon
  • Juliette Coulon
  • Brice Hillairet
  • Silvie Laguna
  • Théâtre du Rond-Point
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
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Tu me donnes ce que je demande ou je t’arrache un œil avec ma pelle à tarte.

Haute-Normandie et basses besognes. Dans un mobile home témoin, une comédienne se retrouve ficelée. Elle a été enlevée par un jeune homme paumé, habillé en femme. Lui, travesti et kidnappeur, a besoin d’argent. Il doit modifier certains aspects de son corps, changer de peau, c’est son projet, sa crise d’identité. Mais il a confondu l’intermittente du spectacle avec une célébrité. Elle, hélas, personne n’en veut. Elle n’a pas de carrière. Crise professionnelle. La demande de rançon échoue, et la tante du jeune homme débarque. Elle vit dans ce mobile home témoin. Elle a tout perdu au jeu, elle fait de son mieux au cœur de la crise du logement. Bientôt, à elles trois, la tante, l’actrice et le travesti, elles formeront une équipe soudée, acharnée. Elles partiront à l’aventure pour inventer les moyens de sortir chacune de sa crise.

Avec sa compagnie Les gens qui tombent, Pierre Notte, auteur et metteur en scène, a présenté au Rond-Point ses cabarets déglingués la saison dernière : Sortir de sa mère et La Chair des tristes culs. Il est également l’auteur de Moi aussi je suis Catherine Deneuve, Les Couteaux dans le dos ou J’existe (foutez-moi la paix). Avec trois comédiennes superbes dont une est un homme, Perdues dans Stockholm raconte une épopée rocambolesque et sentimentale, trois issues rêvées de crises en tous genres. Tribulations épiques, dingueries loufoques, la pièce déploie des manières joyeuses de sortir de la crise. Les trois Grâces de Perdues dans Stockholm proposent un sauvetage poétique pour se reposer deux minutes des remous du naufrage. Pierre Notte

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5 juil. 2014
6/10
89 0
Au théâtre, les superstitions sont nombreuses, traces d’un univers anticlérical cependant que porteur d’une très longue tradition. Ainsi la couleur verte est considérée comme maléfique, dans le monde du spectacle (exception faite des clowns). Cette superstition aurait pour origine les dispositifs d’éclairage de scène du XIXe siècle, qui ne mettaient pas en valeur les tons verts. Si des comédiens ont trouvé la mort parce qu’ils portaient un costume vert à même la peau, on peut attribuer cela aux effets toxiques de l’oxyde de cuivre, ou du cyanure présent dans la teinture verte à une certaine époque.
On dit aussi que Molière mourut habillé de vert.
Le vert porte malheur.
Dès l’ouverture de la pièce ‘Perdues dans Stockholm’ un jeune homme se met nu et se travestit en femme enfilant une petite robe verte!
On aura compris.
Et c’est le début d’une suite de malheurs, de manque de chance, de déconvenues.
Le texte, les chansons et la mise en scène de Pierre Notte sont en tension, les comédiens, dynamiques et aiguisés.
C’est un bonheur d’assister à cette farce burlesque où un travesti tente de kidnapper une célébrité avec l’aide de sa tante afin de financer grâce à la rançon son opération de changement de sexe. Sa tante est personne témoin d’un mobilhome témoin, un pion d’une société qui ne la voit presque pas. L’otage se révèle n’être qu’une comédienne ratée, qui rêve d’être enfin un peu vue. Les aventures de ces pieds nickelés modernes nous rappelle que rien ne doit enterrer l’espoir, que ni l’absence de malice ou d’instruction empêchent l’âme humaine de fomenter des aspirations, des envies, du désir.
Leur épopée est un conte burlesque et n’est pas neutre de quelques unes de nos grandes questions de société. Entre autre : Un changement de sexe ne se résume pas à une chirurgie facturée. Un produit de consommation est aussi une créance pour son utilisateur qui passe parfois, esclave d’une ampoule ou d’un four, à son service. La formation des peuples sans être couplée à une morale n’est qu’un leurre.
Silvie Laguna emporte ses partenaires dans une pièce dynamique, joyeuse et optimiste, une comédie de comédiens.
On rit beaucoup, on ne s’ennuie jamais. Le texte et la langue s’amusent avec nous jusqu’au dernier mot de Notte.

Le thé, devient du gin car il enivre, car on ne remplace pas les plaisirs et les penchants des hommes et car aussi, peut être, il s’agissait de thé vert.
21 juin 2014
8,5/10
86 0
La nouvelle comédie de Pierre Notte, artiste associé au Rond-Point, semble beaucoup emprunter à Almodóvar : travesti pudiquement déjanté, figures féminines mi-autoritaires, mi-blasées et un ton doux-amer persistant. Dans ce road-trip girly, les plus folles ne sont pas celles que l’on croit !
Centrée autour d’un trio de comédiens harmonieux dans le bordel le plus total, Perdues dans Stockholm se déguste comme une fable psychédélique addictive nonobstant quelques longueurs et des chansonnettes franchement ratées. Un pur régal dingo vous attend dans la petite salle intimiste Roland Topor.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor