Pantagruel

Pantagruel
De François Rabelais
Mis en scène par Benjamin Lazar
Avec Olivier Martin-Salvan
  • Olivier Martin-Salvan
  • Benjamin Bédouin
  • Miguel Henry
  • Théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet
  • 7, rue Boudreau
  • 75009 Paris
Itinéraire
Billets de 19,45 à 34,80
Evénement plus programmé pour le moment

Benjamin Lazar s'attaque à l'une des langues les plus inventives de notre patrimoine, celle de François Rabelais.

"Rabelais, il a raté son coup", disait avec une juste colère Céline en 1957. "Ah ! c'est rabelaisien ! dit-on parfois. Ça veut dire : attention, c'est pas délicat, ce truc-là, ça manque de correction. Et le nom d'un de nos plus grands écrivains a ainsi servi à façonner un adjectif diffamatoire." À "diffamé", on ajouterait volontiers "méconnu", avant de se réjouir qu'un spectacle vienne aujourd'hui combattre ces deux injustices.

Tout comme Pantagruel, Olivier Martin-Salvan et Benjamin Lazar ont pour les textes un appétit monstre. On a vu le premier suivre les méandres de la langue de Valère Novarina, ou interpréter tous les rôles d'un opéra de Bizet dans le très célébré Ô Carmen. Du second, les spectateurs de l'Athénée connaissent la passion pour la période baroque et pour les voyages sidéraux de Cyrano de Bergerac.

De leur envie commune est né un spectacle où le fils de Gargantua s'incarne dans tous ses excès – de chair aussi bien que de langue, mêlant les élans de la pensée et ceux de la sensualité. Au texte, proposé dans sa version originale, se joint la musique du compositeur David Colosio qui associe une approche contemporaine aux sonorités du xvie siècle. L'occasion de croiser Panurge ou Epistèmon, d'entendre causer le Germanicque, ou de déguster La Profiterolede l'indulgence... Car si Rabelais a raté son coup, ce spectacle sans doute réussit le sien : transmettre à tous l'ambitieuse injonction envoyée par Gargantua à son fils : "Que rien ne te soit inconnu."

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Meilleures critiques
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9 nov. 2013
8/10
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Au Théâtre de l'Athénée, Benjamin Lazar s'attaque à l'un des textes phares de l'humanisme, Pantagruel de Rabelais et en propose une mise en scène de l'ordre du bricolage stylisé, d'une simplicité poétique dépaysante. Portée par le colossal Olivier Martin-Salvan,...
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1 critique
9 nov. 2013
8/10
Au Théâtre de l'Athénée, Benjamin Lazar s'attaque à l'un des textes phares de l'humanisme, Pantagruel de Rabelais et en propose une mise en scène de l'ordre du bricolage stylisé, d'une simplicité poétique dépaysante. Portée par le colossal Olivier Martin-Salvan, cette adaptation restitue avec vivacité la langue rabelaisienne, terriblement moderne et joyeuse malgré un problème de confusion narrative à la fin assez gênant.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor