Marie Antoinette, la dernière heure

Marie Antoinette, la dernière heure
De Bunny Godillot
Mis en scène par Catherine Chevallier
Avec Bunny Godillot
  • Bunny Godillot
  • Théâtre Les Déchargeurs
  • 3, rue des Déchargeurs
  • 75001 Paris
  • Chatelet (l.1, l.4, l.7, l.11, l.14)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 25,00
Evénement plus programmé pour le moment

Marie-Antoinette, reine iconique et femme méconnue, revit les moments les plus marquants de cette vie qu'elle sait proche de la fin.

Condamnée à mort, seule avec sa peur, son courage et ses fantômes, elle se raconte à travers ses correspondances, et nous parle de la fille, de la femme, de l'amoureuse et de la reine souvent incomprise.
Puisqu'on m'interdit le cheval, je lance la mode des promenades à âne. Les dames de ma maison n'apprécient guère cette distraction. Tant pis ! Moi,j'adore !

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La critique de la rédaction : 6/10. « Marie Antoinette, la dernière heure » nous a beaucoup appris sur le destin hors du commun de cette reine de France, guillotinée en 1793.

Malgré ce réel intérêt historique, nous avons eu le temps de nous ennuyer plusieurs fois. Peut-être parce que le texte et le jeu de l’actrice ont eu du mal à nous emporter, nous faire ressentir de l’empathie, de l’émotion lors de la narration.

Le soir où nous y sommes allés, nous avons eu le privilège d’avoir quelques explications intéressantes de la metteur en scène sur ses intentions.

Notamment sur le cadre atypique dans lequel est joué cette pièce, qui nous enferme dans la même prison que Marie-Antoinette…

Note rapide
6,5/10
pour 5 notes et 3 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
80%
1 critique
Note de 8 à 10
20%
Toutes les critiques
7,5/10
133 0
Le sous-sol du Théâtre des Déchargeurs recèle une petite salle voûtée (20/25 personnes) qui offre le décor idéale pour cette rencontre intimiste avec la dernière reine de France lors de sa dernière heure dans son cachot de la Concergierie.

Bunny GODILLOT nous livre le portrait touchant d'une reine mal-aimée et mal connue. Elle imagine qu'elle repasse en revue le fil de sa vie au travers de sa correspondance. Ses espoirs de jeune fille, ses attentes de femme du Roi du plus beau des royaumes, ses joies et peines de mère, son rapport au peuple, à la politique.
On est ému par cette sensibilité, cet humour, cette douceur et cette grande solitude.

Un théâtre intime qui se révèle un très beau moment.
24 août 2015
9/10
128 0
Dans une robe claire avec de longs cheveux blonds qui encadrent son visage, Bunny Godillot est seule en scène pour un récit teinté de solitude et de nostalgie. Elle se montre extrêmement touchante et émouvante lorsqu’elle évoque les douleurs de l’enfantement et l’évolution de son existence : elle passe d’une future reine joyeuse, pleine de vie, à une femme blessée et incomprise. Il faut l’entendre raconter son emploi du temps quotidien avec un débit rapide empreint de lassitude et captiver ses auditeurs quand elle mime le moment où, interdite de monter à cheval, elle lance la mode des promenades à dos d’âne.

C’est dans un décor sommaire sur le minuscule plateau qui se confond avec la salle que nous prenons place, de façon aussi inconfortable que Marie-Antoinette, pour l’accompagner dans sa dernière heure au fond de son cachot de la Conciergerie. Il existe une réelle promiscuité avec le public qu’elle inclut comme lorsqu’elle distribue de petites brioches, évoquant ce qu’il aurait fallu faire pour nourrir le peuple, laissant les spectateurs perplexes et hésitants.
Les différentes teintes vocales utilisées selon l’importance et le ressenti face aux événements ou souvenirs évoqués de manière chronologique, font de la représentation un moment d’empathie, brossant le portrait d’une femme, d’une mère, d’une épouse et d’une reine triste dans une solitude poignante.

Son récit, ponctué de la musique de Dominique Probst utilisée à bon escient qui aiguise l’imaginaire du spectateur, transporté dans les derniers moments d’une femme méconnue au destin imposé, se termine par la dernière lettre qu’elle adresse à Madame Elisabeth, la sœur du Roi, dans laquelle elle fait ses adieux bouleversants.

La mise en scène de Catherine Chevallier est convaincante, travaillée et efficace malgré un espace exigu. Bunny Godillot incarne parfaitement Marie-Antoinette qui occupe depuis dix ans une grande place dans sa vie. Ayant eu accès à la correspondance de la Reine, elle a pu monter avec brio ce spectacle d’une douceur et d’une sensibilité notables avant de trouver le lieu idéal de la représentation. Et c’est dans la toute petite salle du Théâtre des Déchargeurs, une cave voûtée, qu’elle invite une vingtaine de spectateurs à s’enfermer avec elle pendant une heure et quart dans sa prison, dernière demeure avant le repos éternel, pour découvrir l’intimité d’une reine tourmentée avec une approche bien différente de celle de notre scolarité. Pari gagné : justice est faite pour réhabiliter Marie-Antoinette dans le cœur du public, le temps d’une représentation envoûtante qui a fait carton plein tout l’été chaque mercredi et vendredi soir. A découvrir jusqu’au 4 septembre 2015.
7 août 2015
6,5/10
110 0
C'est dans un cadre particulier et en petit comité (20 places maximum) que l'on découvre le destin particulier de cette reine mal aimée.

Au sous-sol du théâtre des Déchargeurs, une cave qui sert pour les soirées cabaret nous met dans l’ambiance du cachot où le peuple venait la visiter. La mise en scène est travaillée.

Charmée par le cadre original, séduite par le contenu (on apprend ou réapprend vraiment beaucoup de choses sur sa vie) mais malheureusement il y a des moments où l’attention faiblit car tout n’est pas égal et le ton de la comédienne l’est sans doute trop.

Néanmoins, j’ai apprécié la soirée et je la recommande pour les ados qui étudient cette période de l’Histoire au lycée car l’approche change vraiment du cadre scolaire.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor