Majorana 370

Majorana 370
  • Théâtre de la Reine Blanche
  • 2bis, Passage Ruelle
  • 75018 Paris
  • La Chapelle (l.2)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 32,00
À l'affiche du :
1 février 2020 au 5 avril 2020
Jours et horaires
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L’énigmatique disparition, en mars 1938, du physicien italien de génie Ettore Majorana, a suscité bien des questionnements, d’autant plus que plusieurs articles spécialisés paraissent encore, chaque jour, sur les « quasi-particules » qui portent son nom, et qui pourraient avoir une importance dans la conception des ordinateurs quantiques.

La pièce retrace le parcours de ce personnage insaisissable, et tente d’éclairer les raisons de sa fuite. Sa destinée fait écho à celle de deux femmes du vingt-et-unième siècle, dont l’une prendra le vol MH370 de la Malaysian Airlines qui a lui aussi disparu.

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4 mars 2020
8/10
1 0
Deux histoires se croisent, se mêlent, deux disparitions, l’une plus proche de nous, souvenez vous de l’avion MH370 disparu en 2014, l’autre disparition concerne un physicien italien, Ettore Majorana qui n’a plus donné signe de vie en 1938. On pense qu’il s’est suicidé. Mais...

Carine est architecte, elle était partie en Asie pour adopter un enfant, c’est la conclusion de son mariage avec Cléia. Celle-ci est physicienne, fascinée par le destin hors norme de Majorana.

La disparition de Carine est insupportable, Cléia est brisée elle revit leur union, elle vit aussi avec les “fantômes” de Majorana et des physiciens italiens des années 30. L’Italie était à la pointe des recherches en physique. Mais la montée du fascisme est présente, certains y trouveront leur compte.

L’histoire est intrigante, intéressante, la mise en scène de Xavier Gallais est inventive, curieuse, les comédiens sont excellents.

Le décor spatio temporel, se transforme en labo, en aeroport, en hôtel.

Pour apprécier cette pièce, Il ne faut pas spécialement aimer la physique ou les sciences, c’est mon cas… j’ai toujours été nulle dans ces matières ! Mais le spectacle vaut la peine par l’interprétation et la mise en scène.
3 mars 2020
8/10
1 0
Connaissez-vous Ettore Majorana ? Je l’avoue, de mon côté, la réponse était négative avant de découvrir cette pièce de théâtre, et je suis ravie d’en sortir avec un peu plus de connaissances!

Ettore Majorana, physicien né en Sicile en 1906, dont Enrico Fermi disait « Dans le monde il y a plusieurs catégories de scientifiques : ceux qui font de leur mieux, et ceux, de premier plan, qui font de grandes découvertes, fondamentales pour le développement de la science. Et puis, il y a les génies, comme Galilée et Newton. Ettore était de ceux-là. » a mystérieusement disparu en 1938.

Suicide ? Disparition volontaire ? Et pourquoi, alors que tout s’ouvrait devant lui ? Sans trancher, la pièce revient sur sa jeunesse, le foisonnement intellectuel du groupe des I ragazzi di Via Panisperna, surnom donné à ces jeunes scientifiques talentueux dirigés par Fermi, et sur sa disparition.

Mais Majorana 370 va bien au delà d’une « pièce biographique ». Les auteurs proposent un parallèle avec la disparition d’une femme, Carine, en 2014, dans le vol MH370 qui reliait Kuala Lumpur à Pékin. Le lien entre les deux histoires se fait par son épouse, Cléia, elle aussi physicienne (personnage qui m’a au final d’ailleurs peu touchée).

Les deux destins vont s’entre-croiser en permanence, pour mieux nous faire réfléchir. Solitude écrasante, incommunicabilité, mais aussi homosexualité, antisémitisme, attitude face au fascisme, place de la femme dans le groupe de jeunes scientifiques (beau personnage que celui de Laura « femme de » Fermi), transmission … Les thèmes vont bien au delà de la physique quantique! Il en est bien question cependant, de quoi réactiver quelques vieilles connaissances du lycée! On croise aussi Pirandello, le mythe d’Icare, les sujets de réflexion ne manquent pas, peut-être un peu trop d’ailleurs, il faut accepter de se perdre parfois, comme les personnages, pour mieux les comprendre.

Dans un astucieux décor blanc suggestif qui évoque tantôt un laboratoire de recherche, un marché, une chambre d’hôtel, un taxi, un orphelinat, un ascenseur… Les comédiens glissent d’une époque à l’autre, parfois aussi d’un rôle à l’autre, et maintiennent notre attention en éveil.

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Marie-Christine Letort, dans le rôle de cette architecte talentueuse au bout du rouleau, en plein doutes alors « qu’elle aurait tout pour être heureuse », et découvert à ses côtés un groupe de jeunes comédiens prometteurs dans cette mise en scène précise de Xavier Gallais!

Bref, une pièce à part, réflexive, que je suis ravie d’avoir découverte!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor