Les ritals

Les ritals
  • La Scène Parisienne
  • 34 rue Richer
  • 75009 Paris
  • Cadet (l.7)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 35,00
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François Cavanna livre le récit drôle et émouvant de son enfance de petit italien émigré, fils de maçon, installé avec sa famille sur les bords de Marne, Nogent, les guinguettes, les bals populaires, tout cela en marge du Front populaire.

Bruno Putzulu et Grégory Daltin donnent à entendre la drôlerie, la tendresse et le souffle de vie de ce truculent roman autobiographique, parfois même décapant. Du Cavanna, quoi !

Le bonheur populaire, l’élégance prolétarienne et la richesse des humbles : c’est cela "Les Ritals" !

Note rapide
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12 juin 2020
10/10
0
Voilà encore un spectacle essentiel et il se joue lui aussi à La Scène Parisienne qui offre pour sa réouverture une programmation de grande qualité.

Une table de bois avec une toile cirée fleurie comme on en a tous connue chez nos grands-parents ... cela semble pauvre comme décor mais c'est bien l'élément essentiel symbolisant alors la vie d'un foyer.

Coté jardin, une vareuse pend à un cintre et rappelle la mémoire du père.

Coté cour, un accordéoniste (Gregory Daltin) qui fait bien davantage qu'accompagner le spectacle.

Nous sommes à Nogent-sur-Marne, chez des immigrés italiens qu'on appela d'abord les Macaronis jusqu'aux années 1935, et puis qu'on désigna ensuite par le terme, sans doute pas plus élogieux de Ritals. On était les seuls étrangers explique le petit garçon (Bruno Putzulu). J'avais beau parfaitement savoir que François Cavanna (1923-2014) avait écrit Les Ritals (publié chez Belfond en 1978) et avoir entendu l'auteur en parler j'ai été tellement happée par l'histoire de ce petit garçon parlant de lui, quand il était gosse, en jurant que c’est rien que du vrai que j'ai complètement oublié l'origine du texte.

Sachant le comédien d'origine italienne je suis allée jusqu'à croire qu'il me racontait sa propre histoire familiale. Seules les dates m'ont fait tiquer. Bruno ne pouvait pas avoir 12 ans en 1935 : ça ne collait pas. J'ai failli le rencontrer à la fin du spectacle et j'aurais fait une belle gaffe en l'interrogeant là-dessus. ou peut-être non. Il aurait sans doute pris ma naïveté pour un immense compliment. Rien n'est mieux que de croire à ce qu'on voit sur la scène, non ? Surtout pour quelqu'un comme moi qui va beaucoup au théâtre.

Revenons au sujet. François Cavanna (dont on remarquera que le prénom ne pouvait pas être plus "français") offre, dans un roman autobiographique, un vibrant hommage à son père, sans pour autant renier sa mère et sans masquer sa colère contre les coups du sort. Manman, dit-il en gonflant les joues, ... quelle bourrasque ! Et le spectateur imagine très bien chaque scène parce que la drôlerie, la tendresse et le dynamisme de l'écriture sont respectés, quasiment sublimés.

Le roman a déjà été adapté au cinéma, mais c'est la première fois qu'il est joué sur une scène de théâtre. Si l'interprétation coule de source la performance est réelle et je peux dire que le comédien "mouille la chemise" pour interpréter tous les personnages, père, mère, enfant ... copains, et même une fille de joie… et pour chanter aussi, avec la complicité du musicien qui est un vrai partenaire, pendant une heure quinze, et sans jamais sortir de scène.

Pour la première fois de sa carrière, aussi belle au cinéma qu'au théâtre, ce grand acteur de la Comédie Française assume un seul-en-scène. Il était jusqu'à quelques jours le juré numéro 8 de Douze hommes en colère au Théâtre Hébertot, celui-là même interprété interprété au cinéma par Henri Fonda, qui ne lève pas la main parce qu'il n'est convaincu ni de l'innocence ni de la culpabilité de l'accusé, et dont la conscience fait tout basculer.

Ici il passe aisément du phrasé parisien aux vocalises italiennes. Il a en commun avec Cavanna (et je crois aussi avec Grégory Daltin) d'avoir eu pareillement une mère française (normande) et un père italien (sarde) qui, lui aussi a tout fait pour s'intégrer, allant jusqu'à franciser son prénom de Giovanni, devenu Jean, y compris sur sa pierre tombale. Celui de Cavanna, Luigi (1880-1954), était devenu Louis en obtenant la naturalisation en octobre 1939 à la suite des menaces de renvoi en Italie pendant les années 1930. La différence tient à ce qu'il n'a découvert le racisme subi par son père que lorsqu'il est allé travailler à l'usine où les camarades lui ont alors raconté quelques anecdotes.

Du coup (mais cela ne minore pas son mérite) il a sans doute été naturel de se glisser dans la peau de ce petit garçon à l'enfance modeste au sein d'une famille où l'on "tout fait pour ses enfants". Par contre, si François était enfant unique, Bruno avait un frère, Mario, et c'est lui qui le met en scène.

Moins médiatique que son frère, Mario Putzulu (né en 1952) partage avec Bruno (né en 1967) la passion du théâtre. Licencié en philosophie, il a exercé de nombreux métiers : manutentionnaire, ouvrier spécialisé, vendeur, régisseur… et il fut longtemps professeur des écoles. Mais Mario fut aussi comédien. De 1986 à 1988 il a suivi une formation au Théâtre des deux rives à Rouen, avec Catherine Delattres et Michel Bézu. Il a joué dans 19 pièces. Bruno dit volontiers que c'est grâce à lui qu'il est devenu comédien parce que c'est lui qui l’a fait monter sur scène la première fois. Comme il a eu raison de lui confier la mise en scène du spectacle!

Tout a commencé pour les Ritals avec la proposition faite par Rocco Femia, directeur de la revue Radici, à Bruno Putzulu et Grégory Daltin, d’intervenir à la Mutualité de Paris lors de conférences sur l’émigration italienne, en 2016, avec un extrait du texte de François Cavanna. Le public est partagé entre émotion et rires. Alors Bruno s'attelle à l'adaptation et Grégory à la musique. Une lecture mise en espace a lieu en octobre 2017 à Toulouse. Le succès se confirme et Mario est appelé pour la mise en scène.

De Cavanna, l'histoire retient la célébrité et les coups de gueule. Mais il faut savoir que n'ayant pas envie de poursuivre ses études il entra à la Poste en septembre 1939 (était-il influencé par sa mère qui aurait rêvé d'épouser un employé des Postes plutôt qu'un maçon ?) et perdra son emploi suite à des compressions de personnel. Il deviendra commis d'un marchand de fruits et légumes, puis travaillera dans plusieurs entreprises du bâtiment. Fin 1942, ironie de l'histoire, il sera recruté comme maçon par le service d'entretien d'une firme nogentaise, avant d'être requis pour le STO (début 1943).

On se souvient plus de lui comme chroniqueur, illustrateur et humoriste, souvent féroce avec ses contradicteurs. Il avait fondé Hara Kiri et Charlie (fusionnés en Charlie Hebdo), il ne faut pas oublier. Mais il était aussi capable d'une infinie tendresse et le comédien la restitue à la perfection, sans faire oublier la pauvreté, en sublimant les joies simples du quotidien. Les anecdotes pourraient faire rire mais elles ne font que sourire et l'on voudrait nous aussi serrer entre nos bras ce papa qui ne se révolte jamais.

Le spectacle commence comme le roman par l'évocation du père maçon, fabriquant de nouveaux mètres avec les bouts de mètres cassés ramassés sur les chantiers : Le dimanche matin, […], papa ouvre la fenêtre, […], et il répare des mètres. […] Avec un paquet de vieux mètres, papa en fait un neuf. Quand il est fait, il le regarde au soleil, content comme tout. Il y a juste le nombre de branches qu'il faut, cinq pour un mètre simple, dix pour un double mètre, juste le nombre, pas une branche de plus ou de moins, merde, c'est pas un con, papa. Je suis très fier de lui.

Nous quitterons la cuisine pour aller nous promener sur les bords de Marne, à Nogent, découvrir les guinguettes, les bals populaires, tout cela en marge du Front populaire et d'une crise économique.

Il s'achève de la même façon sur cette conclusion : J'étais parti pour raconter les Ritals, je crois qu'en fin de compte j'ai surtout raconté papa.

Je ne sais pas si le texte a une valeur universelle. Ce que je sais c'est qu'à de nombreux moments j'ai eu le sentiment de voir le mien de papa, qui n'est pourtant pas italien, mais qui a lui aussi subi une forme de racisme, celui d'être né dans une famille de paysans que l'on traitait de culs-terreux. Dans les années cinquante le mépris touchait tous ceux qui n'avaient pas la chance de "faire des études" et qui n'étaient pas pour autant des illettrés.

Puisse ce spectacle ouvrir les yeux sur tout ce que l'humanité a de simple et de beau. Et faire comprendre qu'on peut être humble sans risquer l'humiliation.

Plusieurs moments sont d'une intensité spéciale et les larmes me sont souvent montées aux yeux. Ah ... le chômage des années 1932-33 qui exacerbe la montée d'un racisme ordinaire, par ceux qui accuseront toujours les autres de venir prendre leur travail, (leur pain) et de toucher le chômage par-dessus le marché. On aurait voulu qu'après avoir participé à l'économie et fondé une famille ils rentrent subitement sur les terres de leur famille, alors que chez nous est devenu chez eux ?

Ah ... le mythe de l'employé des Postes que sa mère aurait rêvé d'épouser. Ah ... le calme du père qui ne proteste rien et qui tait sa honte. Ah ... l'histoire de la petite pêche qui deviendra un arbre. Ah ... le parapluie.

Et s'il nous est permis de faire un voeu, on aimerait bien que le trio se penche aussi sur la suite du récit de sa vie que Cavanna raconta dans Les Russkoffs (1979), à moins qu'il ne travaille d'abord sur la poursuite de l'enfance et sur la mère qui sont au coeur de L'Œil du lapin (1987).
24 févr. 2020
10/10
28
Quand Bruno rencontre François.
Quand un comédien nous donne une leçon de théâtre en adaptant pour le plateau la très riche et merveilleuse langue du grand, de l'immense Cavanna.
Quand ces deux-là vous font rire, pleurer et au final applaudir à vous en rougir les mains.

Tout avait commencé à Toulouse, voici un peu plus de deux années, par une lecture musicale de ces Ritals, organisée par la revue locale « Radici ». L'un de ses membres, Rocco Femia eut l'excellente idée de réunir Bruno Putzulu, dont le père naquit en Sardaigne, et l'accordéoniste Grégory Daltin, rejeton d'un papa trévisan.
La lecture terminée, il fut alors logique, comme une évidence, de continuer à dire et jouer sur scène les mots du co-fondateur de Hara-Kiri et Charlie.
Mario Putzulu signerait la mise en scène.

Sur scène, justement, une table recouverte d'une toile cirée, aux grandes fleurs. Trois chaises.
Une simple ampoule éclaire le tout.

Deux hommes entrent à cour. L'accordéonniste et un petit garçon.
Ce petit garçon, c'est François, qu'incarne Bruno Putzulu.
À jardin, un bleu de travail. Une veste d'ouvrier suspendue des cintres.

Le comédien va nous raconter, certes, l'enfance de l'écrivain, il va incarner la vibrante humanité qui émane des personnages du roman, mais il va surtout mettre en évidence et en tout premier lieu la qualité de l'écriture de Cavanna.

Une écriture et un style avant tout proches de l'oralité.
Une écriture limpide, sans chichis, une écriture aux formules singulières, uniques, reconnaissables entre toutes et au lyrisme humaniste.

Les mots de Cavanna le fin lettré, le passionné de littérature, ces mots-là passent en effet remarquablement au gueuloir.

Bruno Putzulu va nous les dire et les interpréter de façon merveilleuse, ces mots.

Il va incarner de façon remarquable et bouleversante les personnages du roman.
Le jeune François, bien entendu, mais également son père, une mère-maquerelle, un instit, des copains, Jojo, et j'en passe.

Les passages inoubliables du livre nous sont mis en images et en voix, avec des scènes remarquables, drôles ou bouleversantes...
Le père qui se mouche, les deux copains sur leur vélo, le verre de vermouth, le banquet des garibaldiens, le départ de la maison, et bien d'autres...

Le comédien fait vivre ces saynètes avec une énergie folle (la chemise est trempée à la fin du spectacle), avec une formidable délicatesse, ainsi qu'une incroyable appropriation.
Lui aussi, son papa était italien et sa maman française, là-bas, dans l'Eure.

Il prend des accents, des intonations, des mimiques réjouissants. C'est bien simple, les spectateurs ont en face d'eux tous les personnages qu'ils connaissant bien, pour la plupart.

Il imite les célébrités citées dans le roman. Je n'en dis pas plus, c'est très réussi et drôlissime.

Moi, je dois l'avouer, je pleurais, en voyant ce petit garçon marcher au bras de son père, ne sachant pas qui était le plus fier des deux.
Bouleversant, vous dis-je...

Et puis bien entendu, Bruno Putzulu nous dit la condition, les tourments, les difficultés de l'Emigré, cet être humain qui a dû quitter sa terre natale pour s'installer ailleurs.
L'ailleurs souvent hostile, l'autre part qui vous juge, vous méprise, vous accuse de venir manger le pain local.

Tout ce qui nous ramène à notre actualité, l'immigration des Ritals d'alors ayant fait place à celle des Algériens, Marocains, Tunisiens...

La cathophobie d'alors (le passage du livre est évoqué sur le plateau) ayant fait place à l'islamophobie de maintenant.
Rien de nouveau sous le soleil... Hélas...

Et nous de comprendre l'engagement de Cavanna : « je n'ai plus jamais supporté que l'on humilie quelqu'un », nous dit Putzulu.

Mention est faite également du remerciement adressé aux enseignants qui ont fait en sorte d'enseigner et de communiquer la passion des bouquins au petit François.

Un accordéoniste talentueux, en l'occurrence hier, Aurélien Noël, fait beaucoup plus qu'accompagner le comédien.
C'est un complice, incarnant lui aussi différents personnages.

Le duo fonctionne à la perfection.

Bruno Putzulu terminera le spectacle en s'appropriant et en adaptant cette phrase du roman : « J'étais parti pour vous raconter les Ritals, je crois qu'en fin de compte, j'ai surtout raconté Papa ».

Papa.

C'est un spectacle qu'il ne faut surtout pas manquer.
Un spectacle qui a du cœur.
Enormément. Passionnément.
17 févr. 2020
6,5/10
0
"Les ritals" pourraient être la version italienne de " la gloire de mon père"  tant nous y retrouvons ces couleurs chatoyantes , chantantes,  claironnantes ... de Marcel Pagnol

Ces ritals ont du coeur, cette belle sensibilité qui les rend attachants, émouvants  tandis que leur histoire nous permet plonger dans l'histoire de ces émigrés qui ont tenté de s'adapter du mieux qu'ils pouvaient sans pour autant renoncer à leur authenticité.

Le tandem acteur/ musicien nous évoque le temps des guinguettes de Nogent , cette ambiance légére, virevoltante et joyeuse des années 30




En conclusion : un moment de théâtre poétique et joyeux , une vague de tendresse  et une farandole de couleurs ..." on dirait le sud...."
24 janv. 2020
10/10
4
« Les Ritals » d’après le roman de François Cavanna à La Scène Parisienne, mis en scène par Mario Putzulu est le roman d’une vie, celle d’un immigré au grand cœur.

Fraîchement arrivé du théâtre Hébertot où il fait partie de la troupe qui incarne avec brio « 12 hommes en colère », Bruno Putzulu a juste le temps de changer de costume pour se mettre dans la peau du petit François qui va nous conter son histoire, l’histoire de sa famille avec son père immigré italien venu en France chercher du travail, une vie meilleure.

Une fratrie unie compose ce spectacle, Mario Putzulu le frère aîné s’est attaché à la mise en scène. Il a telle une danse, une farandole, mis en musique les pas de son petit frère sur la scène de la vie ; Bruno quant à lui a adapté le roman pour la scène.
Une musique douce, parfois aux fortes sonorités comme celle de la langue de son père : l’Italien dans toute sa splendeur, accompagne le récit de ce petit bonhomme plein de vie.
Une musique orchestrée par un accordéon sous les doigts très habiles de Grégory Daltin qui a composé les mélodies. Des mélodies tendres, joyeuses, collant parfaitement aux mots de François.
Un trio uni par ses racines ayant tous les trois du sang italien qui coule dans leurs veines.

Quel plus bel hommage pouvaient-ils rendre à François Cavanna décrivant le parcours de son père fuyant la misère de son pays. Un immigré italien illettré arrivé en France dans les années 30, qui épousa une française et qui malgré cela entendait son père se faire traiter de sale rital venu manger le pain des français, en passant par la case « macaroni ».

Un père certes immigré, mais un père au grand cœur qui n’hésita pas à donner de sa personne, de sa bourse pour venir en aide à son prochain, en l’occurrence un immigré algérien : unis dans le désarroi, unis dans le rejet, unis dans l’amour de son prochain.

C’est l’histoire de cette famille vue par les yeux d’un gamin faisant les 400 coups dans les rues de Nogent-sur-Marne avec ses copains, où la famille s’était établie.
Un gamin, plus exactement un adolescent sur le devenir, qui fugua à l’âge de quatorze ans sur sa bicyclette à la recherche d’un monde meilleur, sans racisme.
Une histoire qui commence par l’évocation de son père, dont il était très fier, fabricant de nouveaux mètres avec des bouts ramassés sur les chantiers.
Une histoire émouvante empreinte de nostalgie, d’amour dans les yeux innocents d’un petit garçon remplis de joie de vivre et rebelle à ses heures.
Un gamin fier du courage, de la persévérance, de son savoir-faire, de l’amour de la vie que son père prodiguait tous les jours que composait son chemin de croix.
Un père qui ne faisait pas de politique, immigré oblige, mais qui fier comme Artaban s’occupait avec amour de son potager en y plantant le noyau d’une pêche comme symbole de son enracinement dans cette France, terre d’accueil.

Une histoire drôle au langage imagé, mais sans vulgarité, dont les deux billes de Bruno Putzulu nous captivent et nous font sourire continuellement et même rire, tout en laissant sonner avec sa voix les voyelles et les consonnes du phrasé italien.
Avec sa gouaille colorée, son petit sourire et sa démarche lourde et légère à la fois, il évoque son dépucelage avec les prostituées, ses sorties en costume avec son père dans les fêtes, ses visites du dimanche à l’église pendant que sa mère fait le ménage à fond dans la maison.
Une mère qui aurait voulu le voir entrer dans les PTT, lui qui était doué à l’école en récoltant par son travail la première place de la classe, pour avoir un avenir assuré et ne pas tomber dans le chômage comme ce fut le cas pour son père. Une honte pour sa mère qui la mettait dans une colère noire.

Un petit François qui a écrit ce livre pour raconter les parcours des ritals dans cette France où l’immigré pose encore de nos jours problèmes : l’étranger du passé face à l’étranger du futur, mais qui en fin de compte, nous a surtout raconté l’Histoire de son Père !

Bruno Putzulu certes a mis à l’honneur les Ritals Cavanna mais c’est aussi un clin d’œil aux Ritals Putzulu que l’on déguste avec une certaine gourmandise dans le jeu de ce comédien aux multiples facettes et aux multiples talents.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor