• Classique
  • Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
  • Ivry sur Seine

Les femmes savantes

Les femmes savantes
De Molière
  • Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
  • 1, rue Simon Deureure
  • 94200 Ivry sur Seine
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La langue comme champ de bataille

Dans la maison de Chrysale, grand bourgeois parisien, les femmes ont pris le pouvoir. Sa femme, sa sœur, sa fille ainée sont folles de philosophie, de science, de poésie. Elles veulent se libérer du rôle que les hommes leur ont assigné : faire des enfants, s’occuper du ménage. L’ordre familial est bouleversé.

Pièce féministe ? Pièce réactionnaire ?
Molière, homme du XVIIème siècle, aborde dans son œuvre la question de l’éducation des femmes, qui ébranle la famille et la société. Dans Les Femmes savantes, ce n’est pas le droit à l’instruction des femmes qu’il assassine mais le pédantisme, l’hypocrisie, le snobisme et surtout l’imposture. Car Trissotin est un imposteur, un escroc intellectuel, imposteur comme Tartuffe le faux dévot...

Dans cette comédie pure et dure, écrite dans la plus belle des langues, les “ intellos ”, hommes et femmes en prennent pour leur grade. Mais aussi le discours passéiste des hommes, leur “ dictionnaire des idées reçues ”.
Et la comédie a pour sujet la langue elle-même. Comment doit-on parler ? Comment doit-on écrire ?
Militantes de la grammaire, les femmes savantes visent l’exercice du pouvoir. Car le langage est outil de pouvoir : pouvoir d’exclure, pouvoir de séduire. Bien parler, c’est dominer, et c’est le privilège d’une caste, celle des savants, des lettrés dans laquelle elles rêvent d’être admises et reconnues.

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16 févr. 2016
8/10
36 0
Élisabeth Chailloux co-directrice du Théâtre des Quartiers d'Ivry met en scène la comédie de Molière en la transposant dans les années 60.

Le texte est bien l'original mais ce décalage temporel a pour objectif de projeter la pièce, à la fois féministe et misogyne, dans une époque correspondant au mouvement d'émancipation des femmes. La pièce se moque fortement des femmes mais également des hommes représentés, soit lâches, soit stupides et vaniteux. Les trois femmes, Philaminte sa belle soeur Bélise et sa fille Armande, sont subjuguées par le faux savoir de Trissotin, intellectuel minable. Celui-ci, ne cherche que l'argent de la maison mais sera finalement démasqué.

Les alexandrins que s'échangent les protagonistes ne sont pas ennuyeux et les propositions originales dans la mise en scène d'Élisabeth Chailloux sont le plus souvent un régal.

J'ai beaucoup aimé.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor