Le Sourire d'Audrey Hepburn

Le Sourire d'Audrey Hepburn
De Clémence Boulouque
Mis en scène par Jérôme Kircher
Avec Isabelle Carré
  • Isabelle Carré
  • Théâtre de l'Œuvre
  • 55, rue de Clichy
  • 75009 Paris
  • Place de Clichy (l.2, l.13)
Itinéraire
Billets de 21,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment

Dublin 1964. Mel Ferrer, le mari d’Audrey Hepburn organise une rencontre entre la jeune femme et celui qu’elle n’a pas vu depuis près de trente ans, Joseph, son père, qui avait abandonné sa famille pour mieux embrasser ses idéologies fascistes et dont la trace s’est perdue dans le fracas de la seconde guerre mondiale.

Vacances Romaines, Sabrina, Diamants sur Canapé ont fait d’Audrey Hepburn l’une des icônes d’Hollywood mais en filigrane se dessine sa personne secrète et les pans de vie qu’elle a voulu sublimer : la mémoire de l’Occupation, une survie miraculeuse, une vocation contrariée de danseuse, des doutes et des fêlures qui ne rendent que plus inconditionnel son désir de donner et de vivre.

Au fil de sa voix intérieure, c’est une femme aussi fragile que volontaire, et terriblement exigeante envers elle-même, qui se fait jour, par delà les triomphes et les fantômes.

 

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La critique de la rédaction : 5/10. J'ai trouvé ce seule en scène assez soporifique.

Audrey Hepburn, actrice à succès, raconte sa relation avec son père absent pendant 25 ans. Elle semble lui parler et nous apprenons peu à peu des détails sur leur vie et leur éloignement l’un de l’autre.

Hélas, l'adaptation de ce roman au théâtre ne fonctionne pas à cause de son manque d'action et peut-être de force. Le texte, ne m'a ni vraiment ému, ni captivé.

Isabelle Carré interprète son personnage trop en retenue, sans fulgurances, ce qui plonge la pièce dans un faux rythme légèrement endormant.

La mise en scène très statique avec peu d'éclairage, quasiment aucun déplacement, n'arrange rien.

Une petite déception.

Note rapide
5,9/10
12 pour 12 notes et 10 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
9 critiques
Note de 4 à 7
92%
1 critique
Note de 8 à 10
8%
Toutes les critiques
7 janv. 2017
8/10
64 0
Pas soporifique du tout. Les commentaires autour de moi étaient élogieux.
Une grande performance d'actrice, pleine d'émotion et de subtilité.
4/10
72 0
J'aime bien Isabelle Carré mais là le texte est un peu léger.

Un monologue assis sur un canapé. Pourquoi pas une lecture avec pupitre la prochaine fois.
18 déc. 2016
6/10
130 0
Isabelle Carré dans la peau d’Audrey Hepburn ? Au premier abord, l’association surprend puis l’évidence saute aux yeux : les deux comédiennes ressemblent à une petite souris, gracile et espiègle, fragile et vulnérable. Dans Le Sourire d’Audrey Hepburn, la Française se livre dans une retenue (trop) pudique, d’une dignité folle. Elle se montre touchante au Théâtre de l’Œuvre mais Jérôme Kircher, qui la dirige, aurait dû la pousser davantage dans ses derniers retranchements. La confession se révèle austère, un brin monocorde, sèche. Malgré tout, la présence astrale d’Isabelle Carré, dame Soleil et Artémis blessée, sauve la mise.

Si les stars du grand écran resplendissent devant la caméra, les ombres du désenchantement et de l’amertume les engloutissent une fois le clap de fin hurlé à grands cris. Audrey Hepburn ne déroge pas à la règle. La belle de Diamants sur canapé a toujours souffert de l’absence de son père, un homme distant qui a fui sa famille pour collaborer avec Hitler. Ce lourd secret familial, Audrey le porte comme un fardeau. L’éternelle angoissée a l’occasion de revoir son géniteur trente ans après son départ. L’occasion d’essayer de recoller les morceaux.

Le monologue signé Clémence Bouloque retrace le parcours contrarié de Mrs Hepburn, qui aurait voulu devenir danseuse-étoile. La séance poussé d’introspection qui nous est offerte place le père indigne au centre de l’attention. Cette façon de se confier imaginairement à l’autre désengagé ne manque pas de mystère ni d’élégance. Les récriminations de la comédienne ne se transforment jamais en harangue. Non, c’est plus fin que cela.

Soleil caché
Le défaut de cette qualité réside peut-être en un verrouillage des émotions. Sans verser dans le pathos bien sûr, on aurait souhaité des épanchements plus marqués, plus prononcés. L’atmosphère trop éthérée (à dessein) nous plonge trop dans l’onirisme réflexif et pas assez dans la générosité du partage. La mise en scène minimaliste de Jérôme Kircher se révèle lisse : il aurait pu guider Isabelle Carré vers plus d’aspérités, de ruptures.

Néanmoins, la comédienne rayonne sur scène : sa présence, timide et discrète, comme un nouvel élève qui débarque en milieu d’année comme une classe, séduit. Si elle ne parvient pas à dévoiler suffisamment une palette d’émotions élargie, elle possède cette stature délicate et parfois si affirmée. Elle verbalise les fêlures de son aînée avec délicatesse. Vers la fin de la pièce, elle se met à ressembler à un personnage issu des tableaux de Hopper à la fenêtre. Mélancolique, un sourire au coin des lèvres mais les pensées bien occupées.
18 déc. 2016
5,5/10
102 0
« Et si j’y allais pas, un avion, ça se manque »… Première et dernière phrase du spectacle prononcée par Isabelle Carré qui endosse pour une heure et quelque le trench d’Audrey Hepburn.

Nous sommes en 1964. Mel Ferrer a organisé une rencontre entre sa femme et Joseph Victor Anthony Ruston, le père d’Audrey, qu’elle n’a pas vu depuis 30 ans. Installée dans un fauteuil club qu’elle ne quittera quasiment pas de toute la pièce, Isabelle/Audrey se remémore une enfance qui fut surtout teintée par l’absence de ce père qu’elle attend. Elevée par sa mère et sa grand-mère suite au divorce de ses parents, Audrey Hepburn qui rêvait d’une carrière de danseuse devint l’une des comédiennes les plus en vue d’Hollywood.

Au fil des souvenirs qui se succèdent, le spectateur découvre quelques bribes et anecdotes de la vie de la star. De ses débuts à Broadway dans la comédie musicale Gigi à son apogée dans My Fair Lady, le fil conducteur reste l’ombre de ce paternel sur lequel on apprendra quelques épisodes plus ou moins glorieux… La mise en scène le fait apparaître tout à coup, dans cette chambre d’hôtel ignorée des paparazzi. Isabelle/ Audrey se lève, l’enlace gauchement.

C’est à cet instant précis que l’on ne peut s’empêcher de regretter que la pièce n’ait pas été un véritable dialogue avec un véritable comédien qui aurait pu donner à Isabelle Carré la réplique qu’elle mérite tant.

Elle se serait sans doute bien mieux sortie de l’excercice, et le spectateur se serait certainement moins ennuyé…
25 nov. 2016
5/10
82 0
Un seule en scène d'Isabelle Carré un poil ennuyeux sur Audrey Hepburn.

Nous découvrons pourquoi Audrey Hepburn et son père ne se sont pas vus pendant 25 ans et cela était intéressant mais j'ai trouvé le ton d'isabelle Carré monocorde, sans modulation et au final ennuyeux.

Cette histoire adaptée d'un roman aurait pu être fort sympathique mais la mise en scène statique et l'absence de variation dans le jeu de la comédienne en ont fait une pièce difficile à suivre car le rythme imposé ne correspond pas à l'action décrite.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor