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Le songe d'une nuit d'été

Le songe d'une nuit d'été
De William Shakespeare
  • Théâtre de la Tempête
  • Route du Champ-de-Manœuvre
  • 75012 Paris
  • Château de vincennes (l.1)
Itinéraire
Billets de 12,00 à 20,00
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Hermia aime Lysandre, et refuse d’épouser le prétendant que son père lui destine, Démétrius, lui-même courtisé par Héléna. Les amants fuient dans la forêt.

Parallèlement, des artisans répètent une pièce qu’ils joueront pour le mariage du duc d’Athènes avec la Reine des Amazones. Au clair de lune, tous vont entrer dans le royaume des fées et de leurs souverains : Titania et Obéron dont la querelle trouble la nature. Obéron demande à son génie, Puck – qui a le pouvoir de commander aux phénomènes naturels – de déposer un philtre d’amour sur les yeux des personnages.

S’ensuit une série de méprises… jusqu’au petit matin où Puck rétablit la concorde entre les couples respectifs.

Le Songe d’une nuit d’été, première grande comédie de Shakespeare, fait référence à la Saint-Jean et aux festivités champêtres. La virtuosité de l’enchevêtrement des intrigues multiples, l’atmosphère onirique et les jeux de miroir créés par l’image du théâtre-dans-le-théâtre, font de cette pièce un véritable enchantement. Les facéties de Puck, le magicien, régénèrent le monde ; les sortilèges d’Obéron rétablissent l’ordre de l’univers. La pièce s’achève en réjouissances et en hymne à la fécondité.

 

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22 mars 2017
8/10
25 0
On ne va pas assez souvent à La Cartoucherie !

Sous l’impulsion première de sa mère nourricière Ariane Mnouchkine depuis 1964, l’ancienne réserve de poudre et munitions du Château de Vincennes demeure un des berceaux créatifs des plus intéressants.

« Le Songe d’une nuit d’été » de William Shakespeare se joue Salle Copi jusqu’au 2 avril. Rien de très nouveau qu’une œuvre de Shakespeare jouée en ces lieux déjà si fortement emprunts des grands auteurs.
En 1996, j’avais eu la chance de découvrir cette même œuvre interprétée par la formidable et acrobatique troupe belge « Les Baladins du Miroir ». Plus de vingt ans après, je découvre un nouveau songe, cette fois par la troupe du Théâtre de la Véranda …

Au pays des merveilles

La vie est une succession de rêves rythmés par quelques rares réveils. Le réel est bien pâle comparé aux songes. Et, ce sont ces songes qui plaisent au metteur en scène Lisa Wumser, ce qu’il y a autour des rêves est dérisoire. Ainsi, la Reine Hippolyta (Marie Micla) se transforme en une déesse Titania totalement fantasque, le Roi Obéron (John Arnorld) en un Thésée doux dingue extravagant en diable, Bottom (Christian Lucas) est aussi un très inventif Pyrame, l’épatante Quince (Flore Lefebvre des Noëttes) est un ‘mur’ magnifique et déluré, l’éperdu Démétrius (Adil Laboudi) est un Lion génialement ravagé et cætera et cætera… Sans craindre les grands écarts, et comme il est d’usage dans le Théâtre antique, les comédiens revêtent plusieurs rôles, deux, trois et même parfois quatre. Sur la musique savamment placée de Laurent Petitgand, les marionnettes et les masques de Pascale Blaison enveloppent les spectateurs dans un univers fourni de mille petites inventions.
Les dieux et leurs serviteurs sont d’attentifs farceurs qui n’hésitent pas, à grands renforts de burlesque, à secouer les spectateurs de rires. Certains comédiens se font remarquer par leur sophistication de jeux extrême, c’est le cas pour Christian Lucas et Flore Lefebvre des Noettes dont les rôles de compositions sont des délices, et aussi pour Jade Fortineau, éblouissante Héléna.

J’ose émettre quelques bémols sur les costumes et le décor, mais il est aisé de les oublier tant la créativité des comédiens, selon la mise en scène colorée de Lisa Wumser, sont inventifs et fantasques. Les spectateurs sont emmenés, non pas sous le chapiteau d’un cirque comme la structure scénique semble vouloir le figurer, mais bel et bien sous une canopée étoilée où nymphes charmantes, fleurs psychédéliques, fées mutines et farfadets malins exercent leurs charmes la nuit de la Saint-Jean. Un ensorcellement. A voir sans tarder par tous.
12 mars 2017
10/10
54 0
Comment dire...
Ce sentiment que vous venez de voir « le Songe d'une nuit d'été » de votre vie.

Et que tous les autres (et il y en a eu...) n'étaient que des tentatives, des brouillons.

Cette impression que Lisa Wurmser, la metteure en scène a réussi à retrouver la grâce, la poésie et la beauté originelles du théâtre shakespearien.

Oui, ce Songe est bouleversant.

Comme si, même avec les technologies modernes du spectacle, nous avions remonté le temps et nous étions revenus à la création de la pièce, à la volonté et aux parti-pris du grand William.

En sept mot comme en cent, je me suis surpris à penser : « Voilà, ça ne peut pas être autrement ! ».

Lisa Wurmser a su exprimer la profonde humanité de cette pièce.

Oui, c'est avant tout une pièce qui parle d'amour.
L'être humain y est confronté au plus noble des sentiments. L'amour.
Alors, oui, bien entendu, d'autres thèmes sont là : la révolte de la jeunesse face au père et à l'ordre établi, la notion de libre-arbitre, l'accession à la liberté, etc, etc...
Mais l'amour. Surtout l'amour.

Certains parti-pris de la metteure en scène sont lumineux. Purement et simplement lumineux.

La grande réussite est d'avoir su proposer une mise en scène, certes exigeante, mais avant tout simple.
Une simplicité réelle, sans chichis, sans subterfuges, qui fait que tout coule de source. (Je ne doute pas que pour arriver à cette impression de simplicité, il faut énormément de talent et de travail...)

Le décor, mi-fête foraine, mi-cirque, très fellinien dans l'esprit, convient parfaitement à la pièce.

Le Puck de Melle Wurmser est vraiment étonnant et enthousiasmant.
C'est le compositeur et musicien Laurent Petitgand qui s'y colle.
En dandy anglais entièrement de noir vêtu, une magnifique guitare électrique en permanence en bandoulière (il joue (très bien) en live, grâce à un émetteur HF), il n'est pas seulement le bouffon dont se contentent trop de metteurs en scène.

Non. C'est bien plus que ça !
Son maquillage partageant son visage en deux annonce d'entrée la couleur du rôle souhaitée par Shakespeare.
C'est un personnage complexe, ambivalent, toujours entre deux eaux, toujours sur le fil.
Le comédien excelle dans ce rôle rendu très ardu par la volonté de Lisa Wurmser.

Elle a demandé beaucoup, et l'a obtenu.

Riche idée, ce Puck musicien : Shakespeare s'adresse également à l'oreille, pour reprendre les mots de Lisa Wurmser dans sa note d'intention.

Autre idée formidable : l'utilisation de marionnettes lors de la mise en abyme finale. (Ah ! Le théâtre dans le théâtre...)
Derrière leur petit castelet, es comédiens manipulent de façon experte et hilarante des living-puppets, créées par Pascale Blaison. Je ne vous en dirai pas plus, fou-rires garantis. C'est grandiose et délirant !

Toute la troupe est dans un état de grâce.
Christian Lucas, en Bottom transformé en âne (qui ressemble furieusement à celui de Shrek), Christian Lucas donc, est formidable de drôlerie. (le gag le concernant, alors qu'il est dans une baignoire, est désopilant...)

Le Thésée de John Arnold est épatant de majesté et de grandeur. M. Arnold est également très bon en Obéron parfois dépassé par les événements.

Marie Micla en Hyppolita très érotisée, Flore Lefebvre des Noëttes en Quince (clin d'oeil : le metteur en scène des quatre artisans apprentis-comédiens est elle aussi une metteure en scène), Jade Fortineau en Héléna et Yoanna Marilleaud en Hermia sont toutes parfaites.
Tour comme les garçons sont eux-aussi épatants : l'excellent Adil Laboudi (qui tire bien des rires à la salle), Léo Grange, qui connaît les différentes significations du mot lune, très à l'aise sur une grosse boule, et sans oublier Gilles Nicolas en père d'Hermia et en Thisbé irrésistible.

Un sentiment de grande organicité règne en permanence.
Les acteurs se courent après, s'attrapent, se portent, se poussent à terre, se font tomber. On est parfois dans la farce, dans un théâtre de tréteaux.
Tout ceci est physique, on ne fait pas semblant, pas de demi-mesure, on y va, on se donne, on se lâche.
C'est également sensuel, voire érotique. L'amour certes, mais sous sa forme charnelle, également...

Ces deux heures dix sont un enchantement, un ravissement permanent.
Une véritable féérie.
Un aller simple direction l'essentiel du théâtre.
On n'a vraiment pas envie du retour...

La Tempête nous gâte.
En même temps qu'y est programmé le grandiose Timon d'Athènes de Cyril le Grix, Lisa Wurmser nous donne une véritable leçon de théâtre.

Mieux. Une leçon de bonheur.
12 mars 2017
8/10
15 0
Lisa Wurmser nous convie au cirque, décor étoilé, piste où vont s’affronter, les couples d’amoureux et les comédiens amateurs qui doivent jouer pour le mariage de Thésée.

Le sujet ? Une scène de ménage entre Titania, reine des fées et son époux Obéron. Titania est une vraie sirène, une jolie robe à paillettes qui lui va à ravir, mais elle ne se méfie pas assez des facéties d’Obéron et de Puck !
Puck est un rockeur, il joue de la guitare électrique, mais à part sa musique, on ne peut pas dire qu’il soit futé...
Et puis nos jeunes amoureux, là c’est un peu compliqué, Lysandre aime Hermia, mais le père de la jeune fille ne veut pas en entendre parler et de l’autre côté, Démétrius qui aime Hermia ne veut pas entendre parler de l’amour d’Héléna, amie d’Hermia. Les jeunes gens s’enfuient dans la forêt où règnent Obéron et les fées.

Obéron prépare un philtre d’amour qu’il confie – hélas – à Puck. Celui-ci verse sur les paupières de Lysandre la potion, en fait destiné à Démétrius ! Héléna perdue dans la forêt retrouve, endormis, ses amis Lysandre et Hermia, elle réveille le jeune homme qui aussitôt tombe amoureux d’elle !
Titania aussi aura sa potion, elle tombera amoureuse de la première personne qu’elle verra en s’éveillant, et ce sera Bottom, déguisé en âne ! On oublie souvent que Shakespeare avait un langage cru, et les scènes équivoques ne manquent pas dans son œuvre.
Confusion des sentiments, méprise des uns et des autres, féérie, fantasmagorie, tous les ingrédients sont réunis dans cette comédie.

De bons moments dans cette mise en scène, les jeunes couples sont de véritables acrobates. La scène de la représentation théâtrale est un grand moment de rire, avec la Thisbé de Gilles Nicolas sur pointes en tutu et le Pyrame de Christian Lucas. Ils jouent « mal » car ce sont d’excellents comédiens ! C’est le théâtre dans le théâtre.
De représentation en représentation, l’alchimie sera meilleure, j’ai trouvé qu’il y avait encore des « balbutiements » dans l’interprétation et j’ai un peu regretté que Puck, manque de poésie et de drôlerie.
5 mars 2017
8/10
29 0
Originalité, rire, farce.

Un spectacle vif et drôle en même temps, très enlevé. Bravo au costumier et aux marionnettistes.
Un vrai moment de théâtre avec des surprises et des inventions. La petite salle Copi favorise le contact avec les acteurs.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor