• Classique
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • Paris 1er

Le Misanthrope

Le Misanthrope
De Molière
Mis en scène par Clément Hervieu-Léger
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 41,00
À l'affiche du :
14 juin 2019 au 20 juillet 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 14:00
    • 20:30

Alceste aime Célimène, une jeune femme éprise de liberté, conduite, à la suite de son récent veuvage, à prendre les rênes de son salon. Hanté par un procès dont il redoute l’issue, Alceste se rend chez elle, accompagné de son ami Philinte auquel il reproche ses complaisances vis-à-vis de la société. Il souhaite que sa maîtresse se déclare publiquement en sa faveur.

Mais c’est sans compter l’arrivée impromptue d’un gentilhomme poète faiseur de vers de mirliton, de deux marquis intronisés à la Cour, d’Éliante, la cousine de Célimène, qui a emménagé au-dessus de chez elle, et d’Arsinoé qui vient la mettre en garde contre des rumeurs circulant à son propos. Le Misanthrope donne à voir une société libérée de l’emprise parentale et religieuse, dont le vernis social s’écaille lorsque surgit le désir.

Poussés à bout par la radicalité d’Alceste, prêt à s’extraire de toute forme de mondanité, les personnages dévoilent, le temps d’une journée, les contradictions du genre humain soumis à un cœur que la raison ne connaît point.

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L'avis de la rédaction : 6/10. Ils sont jeunes, beaux, élégants, ont des servantes, des amis, s’aiment et vivent d’hypocrisie.

Le Misanthrope, 348 ans après sa première représentation (c’était en juin 1666 !), a bien des similitudes avec nos contes modernes. Clément Hervieu-Léger dépoussière la Comédie Française et s’applique à livrer une mise en scène d’une modernité et d’une grâce surprenantes. Les comédiens, la scénographie, les costumes, la chorégraphie, tout est remarquable. Un travail très soigné, la barre semble toujours plus haute.

Pourtant, on tend parfois l’oreille pour entendre les répliques, on aimerait gommer les longueurs de certains scènes, casser ce piano sur lequel les comédiens s’attardent et qui n’apporte rien. On se lasse de trop de fioriture mais comme dit Philinte à l’Acte I « Ne l’examinons point dans la grande rigueur, et voyons ses défauts, avec quelque douceur. »

 

Note rapide
Toutes les critiques
7/10
58 0
Après une très bonne surprise avec Roméo et Juliette mis en scène par Eric Ruf, je me faisait une joie de retrourner au français, je m'installe dans la salle, le spectacle commence, chuuut, oui chut en effet, si le silence n'est pas complet il est difficile d'entendre les comédiens, ils ne parlent pas fort, alors même si j'ai trouvé certaines émotions très fortes et que j'avais vraiment envie de suivre tout ça, c'était fatiguant de devoir toujours tendre l'oreille, et être concentrée 3h c'est compliqué...

Heureusement l'entracte m'as permis de mieux apprécier la seconde partie, mes oreilles devaient être plus reposées... Autre problème, c'est loooooooooong, et oui trois heures de classique où il faut être concentré c'est très long, mais quand tout le monde se retient de tousser alors de temps en temps on peut voir de beau moments, des moments d'émotions intenses, de vrais constuctions, les corps sont beaux, ce qui rend certaines scènes violentes et très émouvantes (je pense par exemple à la scène final, d'une grande force).

Pour résumer, ce spectacle est à voir si on a une bonne audition et de la patience, avec ces deux atouts il peut vraiment valoir le coup.
11 févr. 2017
6/10
38 0
Le texte n’est pas du tout en accord avec les costumes contemporains.

Il faudrait mettre à jour le texte « Courez vous cacher » deviendrait « casse toi pauvre con »... on parle aussi du « petit coucher », de la Cour..., de carrosse, de rubans vert, enfin bref, après tout le texte est de Molière, alors !

Parti pris aussi de faire jouer Alceste totalement hystérique, on n’a vraiment pas envie d’être ami avec lui, si ce n’est pour le conduire dans une maison de repos.

Célimène, j’ai du mal avec la voix d’Adeline d’Hermy ! mais avec son personnage aussi, ce n’est pas une victime. Manipulatrice, Célimène déguste sa liberté de femme, retrouvée. Elle n’aime qu’elle, sa cousine lui sert de faire-valoir, les petits marquis sont là pour la flatter.

Ne reste que l’excellent Philinte d’Eric Génovèse et le très drôle Oronte de Serge Bagdassarian.
Un spectateur derrière nous, murmurait « oh là ça ne m’étonne pas que ça dure trois heures ! », en effet, il y a des temps interminables entre les scènes, changement de décor, va et vient d’Alceste sur scène. Le rideau est levé, le décor ma foi, est fort beau, un bel intérieur bourgeois, la salle toujours éclairée, je me demandais ce que faisait le type sur scène (je pensais que c’était un technicien) alors que c’était le comédien !
18 janv. 2017
4,5/10
59 0
Tu ne m'aimes pas... et bien, moi non plus.

Difficile de parler d'une pièce qui m'a laissé de marbre les deux fois où je l'ai vu.

Déjà pour la bonne raison que je n'aime pas le sujet qui donne le mauvais rôle à la femme. Alceste n'aime personne, vraiment personne, excepté Célimène. L'élu de son cœur, par contre, aime un peu trop à priori les hommes ! Quand la vérité éclate, Célimène est rejetée de tous, y compris d'Alceste qui demande alors la main de la cousine. Je veux bien que Molière se moque de l'hypocrisie de la cour mais pourquoi abimer ce beau sentiment qu'est l'amour.

Mais la raison qui m'a fait détesté cette pièce est la mise en scène. C'est lent, plat, sans intérêt. Rien d'une comédie , tout d'une tragédie.
31 déc. 2016
7/10
52 0
Très belle mise en scène, très bon jeu de Loic Corbery, j'ai moins aimé le jeu de Georgia Scalliet que je trouvais effacée (je pense qu'Adeline d'Hermy ne fait pas le même effet dans ce rôle !)

J'ai apprécié les costumes et la touche contemporaine qui dépoussièrent l'image du classique en vers que l'on peut avoir d'un classique parfois scolaire.
15 sept. 2016
6/10
44 0
Si ce classique n'a rien perdu de sa superbe, tellement brillant et intemporel, la mise en scène déçoit.

Clément Hervieu-Léger arrive en effet à nous faire trouver le temps long (3h avec des silences, et quelques notes de piano, qui n'en finissent pas), tout en nous fatiguant, demandant à ses acteurs d'en faire des tonnes sur leurs sentiments et leurs déplacements.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor