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Le Fils

Le Fils
De Florian Zeller
Mis en scène par Ladislas Chollat
Avec Stéphane Freiss
  • Stéphane Freiss
  • Elodie Navarre
  • Anne Consigny
  • Rod Paradot
  • Comédie des Champs-Elysées
  • 15, avenue Montaigne
  • 75008 Paris
  • Alma Marceau (l.9)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 60,00
À l'affiche du :
13 septembre 2018 au 13 septembre 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 20:30
    • 16:00
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Pas encore majeur, Nicolas semble déjà être un brin mélancolique.

Il est loin le souvenir du gamin souriant, à la gaieté contagieuse.

Que s'est-il passé ? Pourquoi sèche-t-il le lycée ? Dépassée par son comportement, sa mère (Anne Consigny) ne sait plus quoi essayer, et Nicolas demande à vivre avec son père (Yvan Attal).

Celui-ci va faire son possible pour éviter le pire, lui redonner le goût de vivre. Mais peut-on vraiment sauver quelqu'un d'autre que soi-même ?

 

Avec Le Fils, l'écrivain de 38 ans Florian Zeller clôt sa trilogie familiale. La Mère a été créée en 2010 au théâtre de Paris autour de Catherine Hiegel.

Le Père, récompensée du Molière de la meilleure pièce de théâtre privé, a été créée en 2012 autour de Robert Hirsch et a été reprise en 2015 à la Comédie des Champs-Elysées. Elle a été jouée dans plus de 30 pays et a été, selon The Guardian, la pièce la plus acclamée de la décennie.

Zeller a aussi écrit La Vérité (avec Pierre Arditi en 2011), Une Heure de Tranquillité (avec Fabrice Luchini en 2013), Avant de S'Envoler (dernière pièce jouée par Robert Hirsch), ainsi que les pièces moins convaincantes L'Envers du Décor et Le Mensonge.

 

94

La critique de la rédaction : 6,5/10. Une pièce de théâtre pas déplaisante mais trop lente et larmoyante.

Nous avons bien aimé l’histoire de cette famille divorcée au fils névrosé. Les thèmes de l’adolescence, de la dépression et de la séparation sont bien traités.

Néanmoins il y a un gros problème de rythme. Les dialogues entre le fils et la mère ou le fils et le père sont à sens unique « Qu’est-ce qui ne va pas ? » « Rien », « Pourquoi tu ne nous dit pas ce qui ne va pas ? » « ... ». À la longue c’est assez usant, pour les personnages de la pièce mais aussi pour le public. Les moments dramatiques, d'émotions manquent eux de justesse, sont tire-larmes.

Yvan Attal joue bien. Nous avons eu plus de mal avec le jeu d’Anne Consigny, un peu trop lisse.

Le décor est astucieux avec des panneaux qui vont et qui viennent.

Les nombreux rebondissements finaux sont à l’image de la pièce : à la fois captivants et interminables.

Note rapide
6,1/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
6 critiques
Note de 4 à 7
53%
6 critiques
Note de 8 à 10
47%
Toutes les critiques
31 mai 2018
8,5/10
50 0
La première pièce de Florian Zeller "l'autre" a été créée en 2004 suivie d'onze autres soit à peu près une par an. Cet auteur qui est joué avec succès un peu partout dans le monde a donné ses deux derniers rôles au grand Robert Hirsch disparu le 16 novembre dernier. Respectivement "le père" et "avant de s'envoler".
Après "la mère", "le père", "le fils" boucle une trilogie familiale.

Depuis le divorce de ses parents, deux ans plus tôt,
Nicolas vit chez sa mère. Son père est remarié avec une jeune femme dont il a un enfant de quelques mois : Sacha.
Nicolas va mal, il ne se sent pas bien et il est en décrochage scolaire.
Il ne sait pas (ou il ne veut pas) exprimer les raisons de son mal être.
Sa mère étant dépassée par son attitude, il part vivre chez son père qui espère réussir à le recadrer et lui faire reprendre goût à la vie et à ses études.
Mais très vite Nicolas se sent de trop dans ce nouvel environnement, l'attitude de sa belle mère est parfois un peu hostile, et les tentatives de son père souvent maladroites...

Florian Zeller utilise les mêmes structures narratives que dans ses autres textes : scènes courtes, scènes imaginées par les personnages, et sur le plan scénographique des panneaux coulissants.
Si par le passé j'ai très diversement apprécié son théâtre, je me suis laissé totalement embarquer par le fils, pour son sujet, pour la façon dont il est traité et par les comédiens dirigés par Ladislas Chollat.
Anne Consigny et Yvan Attal en parents perdus et impuissants devant le désarroi de leur enfant.
Elodie Navarre en belle mère qui ne veut pas se laisser envahir. Enfin Jean-Philippe Puymartin et Raphaël Magnabosco en médecin et infirmier.
Ils sont remarquables de justesse.
Et puis il y a Rod Paradot que nous avons découvert dans le film d'Emmanuelle Bercot "La tête haute".
C'est son premier rôle au théâtre et en ado paumé, à fleur de peau, souvent au bord des larmes, il est bouleversant.
Dommage que les musiques utilisées soient trop envahissantes et surlignent un peu lourdement certaines scènes.
En dehors de cette réserve, c'est un spectacle à ne pas manquer.
Le fils est nommé 6 fois aux Molières 2018 :
Spectacle théâtre privé
Florian Zeller auteur
Rod Paradot révélation masculine
Ladislas Chollat metteur en scène théâtre privé
Yvan Attal comédien théâtre privé
Elodie Navarre second rôle théâtre privé
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26 mai 2018
9/10
43 0
Après la mère, le père voici le fils qui complète magnifiquement cette trilogie de Florian Zeller.

C’est une comédie d’une rare intensité dramatique qui provoque de très fortes émotions. Ivan Attal est excellent dans le rôle d’un père impuissant à trouver la bonne façon de communiquer avec son fils en voie de perdition. Le jeune Rob Paradot est bouleversant dans l’incarnation d’un adolescent en mal de vivre. Anne Consigny la mère et Elodie Navarre la belle-mère sont d'une grande justesse. Les lumières, la musique et la créativité du décor mobile ponctue astucieusement et intelligemment chaque scène.
Cette pièce orchestrée par Ladislas Chollat va devenir un incontournable !
22 avr. 2018
8,5/10
64 0
Larmoyant, c'est vrai la pièce m'a tiré des larmes. Yvan Attal a un peu du mal à démarrer, mais est très bon au meilleur des tensions.
Rod Paradot est authentique et touchant. Le texte fait bien ressortir le mur auquel on se heurte face à quelqu'un de dépressif.
Pas gaies les pièces de Florian Zeller, mais elles donnent à réfléchir sur le quotidien et la famille.
24 mars 2018
9/10
75 0
J’aurais pu leur en vouloir ! Venue initialement le mardi, pas de représentation Yvan Attal étant malade. Dommage pour le couple de province qui nous accompagnait et la chambre d’hôtel réservée pour rien.

Nous reportons pour le jeudi : compliqué d’atteindre le théâtre en plein mouvements sociaux... Eh bien, rien de rien je ne regrette rien : j’ai beaucoup apprécié cette pièce. Bouleversant ! Remarquable jeu des acteurs, des confirmés au comédien débutant Rod Paradot (dont on notera les similitudes d’avec son rôle dans La tête haute) le jeu est juste. On aimerait pouvoir aider ce jeune Nicolas dont le mal-être transpire et dont les parents passent d’espoir à désespoir et vice-versa. La fragilité de la mère, qui n’a pas fait le deuil de son mari parti pour une autre et de leur vie de famille, l’impuissance du père coincé entre les difficultés de son fils, la mise en péril de son nouveau foyer et tout ce que cette situation lui renvoie de douloureux de sa propre histoire de fils. Quel parent d’ado ne se sera pas reconnu dans ces dialogues et ces impuissances à comprendre ce qui n’est pas formulé car pas formulable ? Vous l’aurez compris, il ne faut pas y aller pour un moment de franche rigolade, mais ça tombe bien j’ai horreur de rigoler au théâtre car trop souvent à l’aide de grosses ficelles convenues d’avance.

A noter également, l’agencement du décor qui fait que l’on sait toujours où l’on est.
18 mars 2018
6/10
62 0
Est-ce le divorce de ses parents qui en est la cause ou l’effet déclencheur, toujours est-il que Nicolas (Rod Paradot), cet adolescent de 17 ans semble avoir du mal à vivre. Face à ce changement, sa mère (Anne Consigny) semble dépassée. Nicolas décide alors de vivre chez son père (Yvan Attal), de nouveau en couple (avec Elodie Navarre) et père d’un nouveau-né.

Ce livre de F. Zeller mis en scène, porte sur les relations père – fils, la séparation et également sur le mal de vivre chez l’adolescent. Toutefois, cette adaptation manque cruellement de rythme, est-ce voulu ou subi…
L’ennui guette mais heureusement qu’il est toujours devancé par la performance de Yvan Attal. Il nous le fait oublier, tant il apparait naturel dans ce rôle du père, démuni qui essaie tant bien que mal de sortir son fils de ce cercle vicieux.

La pièce nous fait réfléchir sur ce problème de société et également sur les réactions de l’entourage, comment ont-ils appréhendé ce mal de vivre de leur adolescent, ont-ils pris conscience de l’ampleur de sa détresse, ont il voulut la voir ? Ne l’ont-ils pas minimisé ?
Mais peut-on en vouloir à ces parents qui face à cette situation, ont fait ce qui leur semblait juste ?
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor