La voix humaine, Ivo van Hove

La voix humaine, Ivo van Hove
De Jean Cocteau
Mis en scène par Ivo van Hove
  • Espace Cardin
  • 1, avenue Gabriel
  • 75008 Paris
Itinéraire
Billets de 15,00 à 36,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Une femme amoureuse appelle son amant au téléphone. Il a décidé de rompre.

Dans un élan désespéré, elle essaie une dernière fois de le convaincre de rester avec elle. Rivée à cette « arme effrayante » que devient le combiné, elle défaille en apprenant que celui qu’elle aime la quitte pour en épouser une autre.

Dans ce monologue conçu en 1927 par Jean Cocteau pour une actrice et un téléphone, on ne discerne les propos de l’interlocuteur qu’à travers les réactions de la femme délaissée.

Un échange d’autant plus déséquilibré que la communication est régulièrement brouillée ou interrompue. Suspendue aux caprices d’une technologie défaillante, confrontée à sa propre solitude tout comme à l’absence vertigineuse de celui qu’elle ne peut voir, la femme traverse une violente crise d’identité pour progressivement reprendre le dessus.

 

En néerlandais
Surtitré en français

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10 nov. 2018
6,5/10
4 0
La voix humaine, Cocteau par Ivo Van Hove… en tournée à l’espace Cardin depuis l’International Theater d’Amsterdam.

Le texte -plutôt dense- celui de Cocteau, qui semble avoir été respecté (y compris les adresses à la demoiselle du téléphone qui pourrait couper la communication, ou celles à une femme intempestivement arrivée sur la ligne et qui cherche à joindre un certain Dr Schmidt) s’adresse à un public résolument néerlandophone… Une langue aux sonorités assez rudes pour qui ne la possède pas. Et qui oblige à une lecture du sur-titrage en continu !

Durant tout le spectacle, d’une 1h10 , il faut lire ce sur-titrage au-dessus de la tête de la comédienne, au demeurant très lisible il est vrai, mais bon à la longue c’est fastidieux …surtout si l'on a une vue un peu défaillante, le cas d'un de mes compagnons qui a bien peiné à déchiffrer...
Sauf ... si on connait déjà le texte… ou, si l’on a en mémoire, l’œuvre de Poulenc interprétée par Stéphanie d’Oustrac au théâtre de l’Athénée, voici quelques années
Auquel cas, on peut un moment abandonner la lecture et s’intéresser au seul jeu de la comédienne.

Sur elle, rien a dire que de positif. Elle assure !
Du moins les expressions de son visage et les changements de ton de sa voix semblent indiquer des tentatives de séduire une dernière fois en passant par différents registres. Et le passage par des sentiments variés.

Seule en scène avec un téléphone de maintenant, derrière une grande baie vitrée, celle d’un building moderne où elle est censée vivre, et un grand mur nu derrière elle, qui ajoute à la froideur de l’ensemble
Elle est enfermée dans cette « cage vitrée », vêtue d’un pantalon de sur-vêtement gris, assez laid, et d’un tee shirt avec des "mickey", le tout sans goût et sans recherche. (a-t-elle déjà abandonné la partie ??)
Un système d’amplification permet de bien l’entendre. (sommes nous, nous les spectateurs, à l’autre bout du fil ??)

L’ensemble étant censé traduire la modernité et l’éternité d’une femme délaissée, désemparée par l’abandon de son amant parti en épouser une autre et, qui en est désespérée.
Elle essaie de donner le change à son amant au cours de cet entretien téléphonique fleuve, le dernier avant rupture définitive.

Un spectacle qui m’a laissée plutôt froide : aucune d’émotion ressentie du fait de la séparation imposée, de nous Public avec la comédienne, par la nécessité de lire en continu un sur-titrage dense, le dispositif scénique de la baie vitrée fermée, l’amplification de la voix derrière la vitre, la laideur de la modernité montrée et la non-maîtrise de la langue qui, dans ce cas précis, constitue un réel handicap !

Juste de l’intérêt pour une découverte de jeu et de mise en scène, et une performance d’acteur, mais bon ça ne suffit pas !
Il y a, je pense, des spectacles qui ne s’exportent pas bien, tels ce monologue. Ceci devrait être mieux pensé par les programmateurs!

En outre, je n’ai pas compris pourquoi le point de vue de l’homme, « The other voice », écrit en contrepoint du texte de Cocteau, par Ramsey Nasr, n’est pas présenté au cours de la même soirée.
Cela aurait rendu la soirée plus intéressante et le prix demandé pour « la seule voix humaine » moins prohibitif…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor