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La Vie

La Vie
De François Morel, Antoine Sahler
Mis en scène par Juliette
  • Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets à 40,00
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Elle est pas belle la vie ? Si.

François Morel et Antoine Sahler se lancent en chantant dans l’aventure de miniatures humaines, avec tambours et trompettes. Juliette met en scène ce cabaret tendre, projet humaniste de réconciliation durable avec le fait d’exister.

Autour de lui, en arc de cercle, les musiciens et toute une batterie d’instruments. Un vibraphone, des percussions, un violoncelle, une guitare, un piano et une trompette encerclent François Morel. Debout, au micro, il sourit, chante, se lance dans l’aventure de miniatures humaines ; douceurs de solitudes qui se réparent, vagues à l’âme, exaltations et glissades. Avec valses musettes et ritournelles, il réenchante le quotidien, peint des tableaux joyeux d’une existence faite de virages, cabossages aux tournants.

Chanson du manifestant, hommage au cinéma de papa, clin d’œil aux aînés admirés, Aznavour ou Brassens.

 

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30 oct. 2016
9/10
16 0
Coucou, le revoilà sur scène, François Morel. Pour y interpréter des chansons. Mais attention ! Pas n’importe lesquelles. A part une (surprise!), les siennes à lui.

Des chansons qu’il compose, au fil de ses jours, et peut-être de ses nuits, quand le vent de la poésie l’emporte, ou que celui de la loufoquerie l’inspire, quand ne l’embarquent pas ceux de la tendresse, de la nostalgie ou de l’indignation. Car, dans la vie,- il n’y a qu’à écouter ses chroniques radio (France Inter)- François Morel n’est pas du style à se barricader, dans son cocon d’artiste, bien à l’abri des tempêtes de tous les acabits, ni non plus à se murer dans un genre ou un emploi bien défini une fois pour toutes, basta, une deux, une deux, qui m’aime me suive ! Non lui, ce qui l’intéresse, c’est de nous emmener musarder avec lui, de-ci, delà, sans cap précis, au gré de ses émotions et de ses nostalgies. Et tant pis si ça tangue! Il regarde devant, il regarde derrière, il a l’œil ouvert, l’esprit facétieux, et le cœur gros comme ça. Et équilibriste avec ça ! Car il jongle avec les mots avec grande habileté. Hop, hop ! Et ces mots, jetés en l’air, retombent, comme par magie, en phrases d’un charme un peu suranné. C’est délicieux à entendre.

Comment peut-on appeler ce qu’il nous présente ? Un tour de chant ? Un récital ? Un concert ? Il n’en sait rien lui même et nous, à dire vrai, on n’en sait rien non plus. D’ailleurs,on s’en fout, comme d’une guigne, de ne pas savoir nommer sa « prestation ». Parce qu’en l’occurrence, avec lui, l’important est dans ce qu’il transmet et qui émane de lui. Il se tient là, devant nous, face à son micro, comme un chanteur de variétés des années passées. Il nous raconte le monde, ses mondes aussi, accompagné de quatre musiciens hors pair, dont un pianiste, avec qui il blague, et qui a composé les musiques de ses chansons. C ‘est sa copine Juliette qui l’a mis en scène. Et comme c’est une futée, elle a fait avec lui du travail de dentelle, sans chichi ni simagrée. De façon à ce qu’il soit là, tel qu’en lui même, avec sa folie douce et sa loufoquerie lunaire.

C’est son troisième tour de chant. Sa voix s’est affermie.

Ah oui ! Dire encore qu’il est éclairé avec tact, par une fée invisible, qui s’appelle Gaëlle de Malglaive, et que son spectacle s’intitule « La vie (titre provisoire) ». C’est tout lui , ce titre en forme de clin d’oeil, pour nous dire que la vie, tant qu’elle est là, mieux vaut en profiter! (Théâtre du Rond Point- jusqu’au 6 novembre).
20 oct. 2016
5/10
28 0
On ne vient pas voir François Morel pour ses qualités de chanteurs, s'il dit avoir progressé et pris des cours, il a tout juste une voix correct.

Ses textes alors ? S'ils peuvent être sympathique, ils pèchent quand même d'une certaine facilité, je vous renvoie par exemple à celles de "Celui qui" pour se convaincre que l'on est un peu trop indulgent avec cet artiste France Inter.
Ses intermèdes fantaisistes donc ? Basés en grande partie sur le concept de l'improvisation-non-improvisée-parce-qu'elle-est-écrite-dans-le-livre-du-spectacle-y-compris-la-dite-phrase-qui-dit-que.... Du déjà vu, revu et réentendu pleins de fois.

Je me dis alors que s'il est très aimable, on a un peu l'impression d'être chez mémé.
Vient alors la dernière chanson, de Charles Trenet. Je me dis alors qu'il y a quelque chose de ce grand monsieur chez Morel, bien que ça ne soit toujours pas vraiment ma tasse de thé. Une indulgence qui se confirma lors du rappel avec "Populaire" car au fond, il s'agit là de de simples chansons populaires.
8,5/10
26 0
François Morel sait nous surprendre, le bougre ! Il nous cueille, le diable ! Il nous désarçonne, le malin !... Tous ses spectacles nous chérissent autant que nous les chérissons. Nous les attendons avec l’impatience des enfants un jour de fête et quand le moment arrive, bougre que ce diable est malin ! Il jongle sans les mains avec la poésie de ses chansons, l’humour de ses propos et la joie qui l’anime.

Il sait également être sérieux, oh pas longtemps mais quand même. Le temps de partager des messages humanistes nous enveloppant d’émotions, des colères meurtries et des appels à la conscience. S'il peut avoir le chagrin rieur, ce grand bonhomme de comédien-chanteur ne perd jamais le cap, il fonce droit vers le bonheur et nous emmène avec lui.

C’est un spectacle de chansons et de scènes, à la fantaisie gourmande et chaleureuse, qui célèbre la vie. Comme un dimanche entre amis, un jour de rêve où tout s’oublie. Un de ces moments paisibles où nous savourons de bonne humeur de succulentes tartines de plaisirs parsemées d’éclats de joie.

Nous nous sentons proches de l’artiste et de ses musiciens. L'ensemble est calé au cordeau par une mise en scène adroite et soignée de Juliette. La musique est agréable. Les textes sont élégants, emplis d’humeur, de sourires et de poésie. La poésie du rêve, bien sûr, où la réalité chavire et où l'instant décolle et s’envole loin, tellement loin qu’on ne sait pas si nous pourrons le retrouver.

Un merveilleux spectacle-concert dans lequel nous nous blottissons heureux, comme un rendez-vous d'amour avec la vie, fait de joyeux partages et chantant de belles aspirations au bonheur.
13 oct. 2016
8/10
23 0
Un spectacle de et avec François Morel, c'est toujours une promesse de bonheur. Un instant privilégié, une parenthèse enchantée. Une délectable tranche de vie...

La vie, justement : c'est bien d'elle qu'il nous parle - nous chante - dans son dernier spectacle. Derrière ce titre emphatique - qui fut un temps provisoire - on découvre une sorte de récital, de cabaret autour d'une équipe de musiciens que François Morel retrouve avec plaisir. Au piano, claviers et trompette : Antoine Sahler qui a composé toutes les musiques des chansons et qui n'hésite pas à se rebeller au cours du spectacle (Non, c'est pas possible, on ne peut pas faire ça !). Sophie Alour (en alternance) au saxophone, flûte et claviers, Muriel Gastebois aux percussions et l'énigmatique Amos Mah aux violoncelle, contrebasse et guitares complètent la fine et talentueuse bande. Comme dirait François Morel, "leurs instruments leur vont à merveille" !

Autour d'une vingtaine de titres qui nous font passer du rire - "Petit Jésus, tu m'as déçu", "Tous ces trucs inutiles qu'on a dans le cerveau" - aux larmes - "Celui qui perd un enfant, il n'y a pas de mots" - François Morel construit un intermède poétique, lyrique, magique, nostalgique, comique, féérique. La mise en scène de Juliette, contemporaine, rythmée de clins d'oeil et de fous rires nous permet de retrouver tout ce qui fait le charme de François Morel.
Tout le monde aime François Morel. François Morel nous fait aimer la vie.

En une heure trente, il nous rend gais et légers. Peu à peu, sa tendresse nous gagne, elle est communicative, joliment contagieuse. Si cet état pouvait être aussi peu provisoire, aussi définitif que La Vie de François Morel, la vie serait tellement plus simple...et belle !
Sourire et nostalgie : résumé du spectacle et résumé de vie.
6 oct. 2016
8/10
19 0
Après l'excellent Le soir, des lions, et le superbe La fin du monde est pour dimanche, François Morel revient sur la scène du théâtre du Rond-Point. Cet artiste complet, ancien prolo dans le programme court Les Deschiens vient ici chanter la vie comme personne.

Il offre une soirée formidable, avec des textes ciselés, qui restent dans la tête. Il parcourt tous les thèmes qui lui sont chers, l'enfance, la mort, la religion, la chanson. Tout ce qui fait la vie.
Une belle soirée, emplie de mélancolie, de joie, et de petits riens, pour tour à tour rire, pleurer et s"émouvoir. Morel sait y faire et c'est tant mieux !
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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor