La culotte

La culotte
De Jean Anouilh
Mis en scène par Emeline Bayart
Avec Emeline Bayart
  • Emeline Bayart
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
À l'affiche du :
15 mai 2024 au 30 juin 2024
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 20:00
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Avec La Culotte, Émeline Bayart met en lumière une guerre des sexes terrifiante et cruellement drôle où la farce visionnaire côtoie le cauchemar. Les chansons occupent une place essentielle. Anouilh dénonce dans cette pièce la folie et la décadence d’un système qui réduit l’individu au néant en utilisant la carte de l’humour et le code du carnaval où tout peut être inversé : les rôles de genre, la hiérarchie sociale, le haut et le bas, l'endroit et l'envers.

La dernière création d'Emeline Bayart à l’Athénée en 2023, l’opérette Ô mon bel Inconnu, a été particulièrement remarquée. Anne-Sophie Grac inscrit la scénographie de La Culotte dans un univers fantasmagorique où le chaos précède la démesure. Émeline Bayart s’inspire de la force poétique du Satyricon de Fellini et de l’âpre mais hilarant Affreux, Sales et méchants d’Ettore Scola pour décrire une nouvelle société où Monstres et Merveilles cohabitent pour le meilleur… ou pour le pire. 

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L'AVIS DE LA REDACTION : 7/10

La guerre des sexes a bien eu lieu !

Créée en 1978 au théâtre de l'Atelier, avec Marielle dans le rôle titre, La Culotte fait partie des pièces farceuses de Jean Anouilh.
Les femmes ont pris le pouvoir, les hommes sont jugés pour les crimes qu'ils ont commis, en particulier l'adultère.....passible d'émasculation !

Le rideau s'ouvre sur Léon, attaché à un poteau dans son salon, coupable et multi récidiviste !
Autant dire que l'avenir n'est pas rose pour le pauvre Académicien. 
Léon, comme beaucoup d'hommes - de cette époque et d'autres - saute sur tout ce qui bouge, et a une prédilection pour les derrières. 
Mais tout de même, le châtiment n'est il pas un peu trop ....trop ?

Sa chère et tendre Ada, alias la savoureuse Emeline Bayart, en a gros sur la patate, et fait tout son possible pour faire condamner son mari. En attendant un procès qui viendra plus tard dans la pièce, elle se délecte des tortures qu'elle inflige à son pauvre époux, aussi bien morales que physiques.

A la fois burlesque et cruelle, la pièce est parfois déroutante dans ses excès.
Anouilh avait parfaitement compris ce que les femmes subissent de la part de certains hommes, mais l'énormité de certaines situations peut ne pas convaincre tout à fait.

Certaines longueurs aussi - en particulier pendant le procès - et trop de chansons desservent quelque peu ce spectacle qui est par ailleurs superbement interprété. 
Les comédiens sont très justes dans l'exubérance et interprètent avec beaucoup de gouaille les différents personnages.
Et puis il y a la scénographie d'Anne Sophie Grac, avec ses décors sensationnels, et la mise en scène formidable d'Emeline Bayart qui imprime un rythme endiablé à l'histoire.

Anouilh est à l'honneur ce printemps avec Pauvre Bitos qui se joue en ce moment à Hébertot.
Rive gauche ou rive droite ? A vous de choisir.

Sylvie Tuffier

Note rapide
7/10
pour 1 note et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
100%
0 critique
Note de 8 à 10
0%
1 critique
24 mai 2024
7/10
0
La guerre des sexes a bien eu lieu !

Créée en 1978 au théâtre de l'Atelier, avec Marielle dans le rôle titre, La Culotte fait partie des pièces farceuses de Jean Anouilh.
Les femmes ont pris le pouvoir, les hommes sont jugés pour les crimes qu'ils ont commis, en particulier l'adultère.....passible d'émasculation !

Le rideau s'ouvre sur Léon, attaché à un poteau dans son salon, coupable et multi récidiviste !
Autant dire que l'avenir n'est pas rose pour le pauvre Académicien. 
Léon, comme beaucoup d'hommes - de cette époque et d'autres - saute sur tout ce qui bouge, et a une prédilection pour les derrières. 
Mais tout de même, le châtiment n'est il pas un peu trop ....trop ?

Sa chère et tendre Ada, alias la savoureuse Emeline Bayart, en a gros sur la patate, et fait tout son possible pour faire condamner son mari. En attendant un procès qui viendra plus tard dans la pièce, elle se délecte des tortures qu'elle inflige à son pauvre époux, aussi bien morales que physiques.

A la fois burlesque et cruelle, la pièce est parfois déroutante dans ses excès.
Anouilh avait parfaitement compris ce que les femmes subissent de la part de certains hommes, mais l'énormité de certaines situations peut ne pas convaincre tout à fait.

Certaines longueurs aussi - en particulier pendant le procès - et trop de chansons desservent quelque peu ce spectacle qui est par ailleurs superbement interprété. 
Les comédiens sont très justes dans l'exubérance et interprètent avec beaucoup de gouaille les différents personnages.
Et puis il y a la scénographie d'Anne Sophie Grac, avec ses décors sensationnels, et la mise en scène formidable d'Emeline Bayart qui imprime un rythme endiablé à l'histoire.

Anouilh est à l'honneur ce printemps avec Pauvre Bitos qui se joue en ce moment à Hébertot.
Rive gauche ou rive droite ? A vous de choisir.

Sylvie Tuffier
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor