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La cantatrice chauve

La cantatrice chauve
De Eugène Ionesco
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment

La Cantatrice Chauve, oeuvre vertigineuse et déroutante et surtout " comme vous ne l'avez jamais vue "

Deux couples, un pompier autour d'une intrigante bonne. Six personnages dans un univers intemporel où les phrases, les mots, les lettres et les situations s'entrechoquent dans un tourbillon coloré d'absurdité étrange, inquiétant et drôle à la fois.

 

Un classique revisité qui se fait miroir de la société. Il serait absurde de ne pas rire de soi.

 

Note rapide
7,4/10
pour 7 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
57%
3 critiques
Note de 8 à 10
43%
Toutes les critiques
1 mai 2016
8/10
117 0
Une version très étonnante de la cantatrice chauve.

Mais qui finalement va très bien avec l'univers absurde de Ionesco, que l'on retrouve tant dans le jeu des comédiens que dans la mise en scène...

Une vraie réussite !
28 avr. 2016
8/10
126 0
Une troupe talentueuse et généreuse qui nous entraîne dans un rythme où l'on ne s'ennuie pas.

Cette pièce de l'absurde est très bien traitée et renvoie exactement à mon sens ce que voulait son créateur. La salle était comble et on comprend pourquoi.

Un grand bravo pour le travail de la troupe qui se donne.
24 avr. 2016
7,5/10
167 0
Ceux qui ont déjà vu cette pièce à la Huchette, seront comblés de la revoir au Lucernaire dans une version très efficace, ceux qui ne la connaissent pas encore auront une belle approche de l'univers déjanté d'Eugène Ionesco.

La mise en scène qui permet dès le début de rentrer dans l'intrigue, les comédiens maquillés de blanc façon Voca People sauf la bonne qui a un rôle crucial et c'est elle qui tire les ficelles avec efficacité.

On plonge dans un univers où l'absurde est roi et c'est vraiment réussi.
3 avr. 2016
7,5/10
229 0
Ha, La Cantatrice chauve indétrônable depuis soixante ans au Théâtre de la Huchette… La jeune compagnie Cybèle dépoussière au Lucernaire le classique absurde de Ionesco en radicalisant la distanciation brechtienne via une esthétique du grotesque macabre. Alexis Rocamora imagine un univers de pantins stéréotypés manipulés par une bonne narquoise et vicelarde. Cet angle de vue étonnant éclaire cette pièce qu’on croyait connaître sur le bout des doigts sous un jour nouveau. Et tant mieux.

Chez Ionesco, tout carbure à la logique impitoyablement déréglée du langage. La Cantatrice chauve serait le prototype de ce jusqu’au boutisme délirant du verbe. Prenez les Smith. Tandis que Monsieur lit son journal ; Madame tricote et entonne l’hymne national. La conversation tourne autour des patates au lard et des potins de voisinage. Rien de bien folichon sauf quand un homonyme perturbe la compréhension d’un commérage ou lorsque des amis en retard, les Martin, n’en reviennent pas de se rencontrer tout le temps et de vivre au même endroit alors qu’ils sont mari et femme… Le dramaturge roumain se moque de la parole sclérosée de la bourgeoisie, de ces discussions qui tournent à vide et qui s’éternisent sans justification. Il mène son argumentation avec une férocité vertigineuse, jusqu’au non sens.

Bal de fantoches
Alexis Rocamora cristallise cette normalité du bizarre en décuplant ce phénomène d’inquiétante étrangeté. On gomme toute trace de réalisme et on exacerbe le maquillage cadavérique pour souligner la stérilité d’échanges vains. Du coup, nos quatre BCBG (une belle brochette de futures pépites ; citons-les tous : Taos Sonzogni, Alexis Rocamora, Jean-Nicolas Gaitte avec mention spéciale pour Laura Marin, ultra expressive, sans oublier Guillaume Benoît, capitaine des pompiers penaud) ressemblent à des croque-mitaines effrayants, des zombies zinzin au visage enfariné et au rouge à lèvres dark. Cette ambiance fantastique, façon famille Addams, sied à ravir au ton de la pièce.

L’autre féconde trouvaille consiste à inverser les rapports de force et à mettre en lumière le rôle apparemment insignifiant de la bonne Mary. C’est elle ici qui tire les ficelles de l’intrigue, en insolente marionnettiste. Présence discrète mais indispensable, Nell Darmouni orchestre la danse avec une gourmandise coquine de soubrette dominatrice.

Malgré une fin qui s’étire (et c’est la faute de Ionesco, un peu trop friand de son procédé) virant au zoo humain, cette Cantatrice chauve revisite avec un plaisir non dissimulé et une énergie communicative cette farce noire et outrancière.
26 mars 2016
8/10
136 0
L'appel au spectacle mentionne que cette comédie culte a été "revisitée" et j'adhère à cette invitation. Si l'on goûte l'humour décalé mais distingué d'Eugène Ionesco, cette reprise est une réussite. Sinon mieux vaut s'abstenir, car rarissimes sont les comédies contemporaines qui approchent la "sagesse loufoque" du champion de la Pataphysique.

Quant à la mise en scène et au jeu des acteurs, je les qualifierai d'inspirés. Allez-y ! Ionesco est un philosophe drôle et bien actuel. Et cette troupe du Lucernaire qui nous en donne une version truffée de mimes intelligents l'a bien compris.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor