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Jacques et son maître

Jacques et son maître
De Denis Diderot
Mis en scène par Nicolas Briançon
Avec Nicolas Briançon
  • Nicolas Briançon
  • Stéphane Hillel
  • Lisa Martino
  • Pierre-Alain Leleu
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 54,00
À l'affiche du :
2 septembre 2021 au 31 décembre 2021
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00
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Variation du chef-d'œuvre de Diderot, écrite par Milan Kundera.

Un maître exige de son valet qu’il lui conte son dépucelage dans les moindres détails, mais il ne peut s’empêcher d’y ajouter ses propres fantasmes érotiques.

Histoires et anecdotes s’entremêlent laissant les personnages-narrateurs digresser à l’infini.

 

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La critique de la rédaction : 5/10. J’ai décroché à de nombreuses reprises pendant cette pièce de théâtre qui part dans tous les sens.

C’est difficile de suivre car le fil conducteur est fragile et malgré quelques beaux passages, le texte m’a laissé de marbre.

La mise en scène se révèle astucieuse et le jeu d’acteur est irréprochable… Seulement, je ne me suis pas laissé prendre par les histoires de Jacques et son Maître.

Dommage.

Note rapide
7,8/10
pour 10 notes et 8 critiques
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Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
20%
8 critiques
Note de 8 à 10
80%
Toutes les critiques
20 oct. 2021
8,5/10
2
Sur un texte brillant de Kundera, Nicolas Briancon crée un spectacle parfait.
Tout est là : les mots foisonnants, truculents, intelligents et irrévérencieux.
Une mise en scène formidable qui tourbillonne et nous embarque de tableau en tableau. Le spectateur est intégré à la joute verbale ce qui permet de jouer avec eux.
Des décors et costumes d’une beauté retrouvée d’un autre temps où le théâtre investissait.

Les comédiens, une troupe, sont d’une justesse absolue. Nicolas Briancon n’incarne pas, il EST. Rien que pour le regarder dans cet exercice si évident et naturel il faut aller voir cette pièce. Une grande leçon de comédie. Un talent incroyable.
Quel plaisir manifeste ils prennent tous à jouer. Ils se délectent et nous avec eux.

Il y a du Molière, Marivaux, Beaumarchais, Goldoni et même du Kusturica.
De la dignité humaine, l’amour, l’amitié, le respect et parfois la trahison mais le tout toujours avec humour et malice.

Profitez de cette pièce pour retourner au théâtre elle vous redonnera le goût.
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11 oct. 2021
8,5/10
6
Nicolas le fantaisiste !

On le savait, Nicolas Briançon est un grand, un vrai metteur en scène. Ce qu'il fait avec le texte de Kundera est d'une grande liberté. Avec beaucoup d'humour et juste ce qu'il faut d'irrévérence ....

Mais il est aussi un formidable comédien.
Accompagné de son Maître - Stéphane Hillel, vraiment épatant - il nous promène dans un décor très astucieux et une histoire - ou plutôt 3 histoires qui se ressemblent - qui parfois nous perdent un peu pour mieux nous retrouver .... mais toujours avec une vraie fantaisie qui est présente à chacun de leurs pas.

Les comédiens sont nombreux sur le plateau, ce qui est bien rare aujourd'hui dans le théâtre privé.
Les costumes sont très beaux aussi.
Il se dégage une belle ambiance, à l'ancienne, comme on n'en voit plus beaucoup.

Tout est là pour nous faire voyager même si nous non plus nous ne savons pas toujours où nous allons !
9,5/10
4
... Un spectacle littéralement savoureux. Une superbe et chaleureuse complicité avec le public. Un très grand moment de théâtre à l’esthétique soignée et au texte captivant, joué avec un brio détonant, mis en scène magistralement par Nicolas Briançon. Incontournable temps théâtral à ne surtout pas manquer !...
17 sept. 2021
9/10
3
Je me suis laissée embarquée avec un peu de nostalgie par ce beau spectacle, bien écrit et bien interprété.

Le décor est épuré, place au spectacle !

La note musicale de la fin apporte une touche supplémentaire à ce conte.

Ca m'a plu !
13 sept. 2021
9/10
3
Difficile de résumer le spectacle. Jacques et son Maître font un voyage, ne sachant vraiment ni d’où ils viennent ni où ils vont. Ce qui doit se passer, c’est leur maître là-haut qui l’a écrit. Au cours de leur marche, ils se racontent des histoires, notamment celle du dépucelage de Jacques et comment il est tombé amoureux, mais il digresse tant qu’on ne connaîtra jamais le fin mot de cet amour. La digression est peut-être le maître-mot de cette pièce : elles permettent l’arrivée de nouveaux personnages, de nouvelles histoires, et de nouvelles digressions.

D’abord, j’ai eu peur. J’arrive au théâtre dans une humeur ambiguë : j’ai hâte car je connais l’effet des spectacles de Briançon sur moi, mais j’ai peur que la magie n’opère plus après dix ans. Et le début du spectacle confirme d’abord ma seconde impression : le cadre de scène semble trop grand, les premières répliques de Stéphane Hillel sont hésitantes – il se révèlera davantage dans sa relation avec Jacques -, je n’arrive pas à rentrer dedans. Et puis il se passe ce truc indicible, un peu magique, un peu chimique, qui soudainement m’embarque dans l’histoire pour ne plus en décrocher.

Je ne saurai expliquer la magie mais je commence à déjouer certains des tours de Nicolas Briançon, ce qu’il parvient à faire, ce qu’il éveille en nous. Son art de metteur en scène prend ici toute son ampleur grâce au procédé de la pièce, à ces histoires qui s’enchaînent, à ce théâtre dans le théâtre : lorsque les personnages racontent leurs souvenirs, tout prend vie sur ces quelques planches de bois qui occupent le centre de la scène. Ce ne sont que quelques planches, ce ne sont que quelques souvenirs, mais c’est toute une histoire qui naît et se dessine sous nos yeux comme sous la plume d’un auteur. Comme le maître que compose Stephane Hillel, ces histoires qui se racontent répondent soudain à un besoin vital qui se crée chez le spectateur de les écouter.

Et c’est fait avec tant d’insouciance, tant de naïveté, tant de spontanéité, que cela donne l’impression des théâtre de marionnettes pour enfants, où tout s’invente au gré des idées du gamin, où ce qui existe dans sa tête prendra forme de quelque manière que ce soit dans son spectacle. Ici, les personnages des différentes histoires semblent comme sortis de l’esprit de leur créateur, ils se dessinent sous nos yeux puis disparaissent dans la nature, et ça a quelque chose de fascinant.

Fascinants aussi, les neuf comédiens et deux musiciens au plateau, acteurs de cette grande chorégraphie de la vie qui se joue dans la pièce. De la gouaille un brin nostalgique de Lisa Martino à l’affection feinte de Pierre-Alain Leleu, tous composent à merveille dans un esprit de troupe généreux et communicatif. Nos deux personnages principaux font la part belle à l’amitié : les regards rieurs et coquins de Nicolas Briançon et son intarissable faconde viennent compléter l’ingénuité et l’envie qui caractérisent le personnage de Stéphane Hillel, comme le yin complète le yang. Ils font tous les deux exister leur personnage et apparaissent parfois comme les deux entités d’un seul cerveau – leur maître là-haut qui écrit ? – faisant presque naître un troisième personnage, fruit de leur union et de leur complicité.

Cerise sur le gâteau, même quand Nicolas Briançon nous convie à ce genre de grande fête, infiniment généreuse, infiniment populaire, il ne prend jamais le spectateur pour un imbécile. Au contraire, en filigrane du divertissement, les questions philosophiques que pose Diderot ne sont pas oubliées, et teintent notre joyeux conte de touches d’absurde et de mélancolie. Toute la palette est là, nous n’avons plus qu’à admirer le tableau.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor