Gelsomina

Gelsomina
  • Théâtre Essaïon
  • 6, rue Pierre-au-Lard
  • 75004 Paris
  • Rambuteau (l.11)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 30,00
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Gelsomina, enfant naïve a été vendue par sa mère à un hercule de foire brutal, Zampano. Le couple sillonne les routes d'Italie, menant l'âpre vie des forains.

Zampano ne cesse de rudoyer Gelsomina. Elle éprouve cependant un certain attachement pour lui. Cette histoire va brusquement basculer dans le drame.
L'adaptation de Pierrette Dupoyet, à la fois originale et fidèle, a été saluée par Federico Fellini lui-même.


Gelsomina de Pierrette Dupoyet est l'adaptation du film La Strada de Fellini Nina Karacosta, donne une nouvelle vie à ce personnage hors du temps

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Toutes les critiques
21 oct. 2016
7/10
35 0
Gelsomina est un monologue qui nous fait revivre le film poétique la Strada. La mise en scène nous donne l'occasion de revivre cette fable italienne parlant de la candide Gelsomina qui accompagne le "grand" Zampano.

Avec une mise en scène vivante tout en mouvement et en émotion l'actrice nous comte les émotions et le monde à travers le regard de cette tendre ingénue qui pourrait s'apparenter à l'idiote du village. Et c'est là le gros bémol, l'actrice s'en sort bien avec un texte beaucoup trop long mais n'incarne pas Gelsomina et encore moins Giuletta Masina. Les mots et les images chantent à nos oreilles mais notre coeur ne tressaille pas avec elle.

Le fait de narrer des événements passés créé une distance et ne nous fait pas vibrer. Le texte est sûrement aussi trop dense pour en laisser le temps d'en extraire sa beauté sur un temps si court. Pour finir, la pièce m'a donné envie de revoir La Strada en rentrant à la maison et de trouver le texte de cette pièce qui peut attendre des sommets.
18 mai 2016
6,5/10
40 0
Le spectacle a été créé dans sa première version par l'auteure Pierrette Dunoyer en Avignon en 1992 avant de confier le rôle à d'autres comédiennes ensuite. Nina Karacosta l'a repris l'été dernier en Avignon et la voici qui arrive au Studio Hébertot.
Gelsomina, c'est l'histoire de cette femme enfant naïve et généreuse, vendue par sa mère à un hercule de foire brutal et obtus, Zampano, qui accomplit un numéro de briseur de chaînes sur les places publiques.

A bord d'un étrange équipage, une moto à trois roues aménagée en roulotte sans confort, le couple sillonne les routes d'Italie, menant la rude et triste vie des forains. Zampano ne cesse de rudoyer sa compagne et de la tromper sans vergogne. Elle éprouve cependant un certain attachement pour lui et s'efforce de lui plaire avec une touchante obstination.
La Strada est un film qui a été présenté, en noir et blanc, en 1954 à la Mostra de Venise par Federico Fellini. Faire revivre son héroïne si brillamment et si subtilement interprétée par Giuletta Masina (qui était tout de même l'épouse du réalisateur) était un pari osé. Le spectacle a bénéficié du soutien et des conseils de Federico Fellini et de Giulietta Masina qui ont pu apprécier l’œuvre juste avant leurs décès en 1993 et 1994.

Ce film est un des moments très forts que le cinéma a fait vivre à Nina. Elle se souvient de la projection à laquelle elle a assisté avec sa mère. Elle avait 8 ans. Après Pierrette Dunoyer, elle réussit haut la main à faire revivre la femme-enfant. Sans nul doute parce qu'elle a beaucoup de talent, mais aussi parce qu'elle est une Gelsomina toute en candeur et en joie de vivre. Son interprétation est à la limite de la maladresse et c'est ce qui fait toute son humanité. Elle est extrêmement touchante et les paroles résonnent avec justesse : est-ce que ça s'apprend, devenir une femme un jour ?

Nina Karacosta chante en italien, avec un léger accent charmant, depuis les coulisses et quand elle entre sur le plateau, pieds nus, elle est déjà Gelsomina mais elle sera tout à l'heure les autres protagonistes, réussissant à la perfection à interpréter plusieurs rôles ou à nous faire revivre des scènes d'anthologies comme la marche du funambule sur un fil à quarante mètre de hauteur.

Etait-ce une erreur ou une volonté de l'éclairagiste, mais la salle n'était pas plongée dans la pénombre le jour de ma venue ? Toujours est-il que cette disposition a pour heureuse conséquence de rendre le public partenaire. Il est embarqué sur la route avec la comédienne.

Il y a eu quelques instants où un faisceau rouge tombait en aplomb de son visage, comme si elle portait un nez de clown. Effet très heureux.

La toile peinte du décor est une évocation de la campagne toscane. Elle suffit à nous faire voyager. Un squelette de vélo git à coté d'une sorte de caisse. L'ensemble deviendra triporteur figurant la carriole des circassiens.

Nina semble prendre une sorte de revanche sur le personnage de Gelsomina. Fellini lui avait donné peu de dialogues. A l'inverse la comédienne, intarissable, enchaine confidence sur confidence, osant dire la peur, la maltraitance, les violences de toutes sortes ... et puis les petits bonheurs comme celui d'apprendre à jouer de la trompette et surtout à exister ... enfin. Pour conquérir ne serait-ce qu'un tout petit bout d'estime de soi, parce qu'un même si on est un tout petit caillou on sert à quelque chose.

On quitte la salle avec la musique de Nino Rota toujours en tête mais quelques nouvelles images en plus.
7,5/10
46 0
Pierrette Dupoyet a tiré du film « La Strada » de Federico Fellini, une délicieuse adaptation théâtrale, simple et émouvante, aux allures de conte initiatique.

Gelsomina, une jeune fille vendue à Zampano, hercule de foire, découvrira peu à peu son identité, ses émotions, sa capacité à résister et à aimer, sur un chemin de pure poésie. La violence de son maître dont la rudesse n’a d’égal que son ignorance et sa bêtise ne l’empêchera pas dans sa marche vers la quête du bonheur. Son chemin s’arrêtera avec la mort du jeune artiste rencontré dans un village, assassiné par Zampano.

La mise en scène de Driss Touati sert le texte sans effets inutiles, centrant le jeu sur la simplicité attachante du récit. Nina Karacosta, seule en scène, interprète Gelsomina avec douceur et passion, nous contant en la vivant cette terrible et belle histoire.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor