Géhenne

Géhenne
De Ismaël Saidi
Avec Ismaël Saidi
  • Ismaël Saidi
  • Palais des Glaces
  • 37, rue du Faubourg-du-Temple
  • 75010 Paris
  • République (l.3, l.5, l.8, l.9, l.11)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 40,00
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Vous avez aimé Djihad, la pièce à succès d'Ismaël Saidi ? Découvrez Géhenne, la suite !

Après son spectacle Djihad, l’auteur, acteur et metteur en scène Ismaël Saidi nous revient avec le deuxième pan de sa trilogie théâtrale consacrée au radicalisme.
 
Cette fois, toujours en maniant l'art du rire et de l'émotion, il nous emmène dans l’histoire d’Ismaël qui – après avoir commis un attentat dans lequel plusieurs personnes ont été tuées et où il a perdu l’usage de ses jambes – est condamné à la prison à perpétuité. 
Là-bas, il rencontre un prêtre, commis d’office, avec qui le dialogue se noue. À l’hôpital, où il se rend régulièrement pour ses soins, il a des échanges cacophoniques avec une femme qui a perdu la raison.
À trois, ils vous feront voyager dans un monde où l’antisémitisme, la haine de l’autre, l’intolérance religieuse, le racisme, la violence laissent subitement la place à quelque chose de nouveau. Avec eux, vous allez vibrer, verser des larmes et laisser fuser des rires salvateurs.

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Il y a 3 ans Ismaël SAIDI créait la surprise avec DJIHAD, Le spectacle. Deuxième volet d'un triptyque sur la radicalisation GEHENNE s'installe au Palais des Glaces. Confronté à un prêtre et à une mère juive, comment le terroriste Ismaël va-t-il réagir à l'aube de son procès ? Un deuxième volet en dessous du premier, en attendant le troisième.

A la fin de DJIHAD le spectacle nous avons laissé Ismaël alors qu'il a commis l'irréparable : un attentat terroriste. Au début de GEHENNE nous le retrouvons à l'ouverture de son procès. Blessé par l'explosion il a perdu l'usage de ses jambes et se déplace désormais en fauteuil roulant. Son acte a causé la mort de plusieurs enfants juifs. Alors qu'il se présente devant ses juges aucun regret, aucun remords dans son attitude ni dans ses paroles.

Nous le retrouvons ensuite dans un face à face avec un prêtre, (Shark CARRERA) un représentant de l'église catholique commis d'office. Un personnage à la parole libre qui essaie d'engager un dialogue avec le terroriste, de le confronter à sa culpabilité, de semer le doute dans ses certitudes. Un prêtre qui le provoque dans la parole et le geste, le poussant dans ses retranchements.

Un questionnement et une remise en cause qui sont aussi provoqués par la rencontre avec une jeune femme juive qui a perdu la raison (formidable Audrey DEVOS) qu'il croise à l'hôpital où il se rend pour ses soins. Avec son enfant poupée elle intrigue Ismaël dont le premier réflexe est de la rejeter du fait de sa religion avant de tomber sous son charme et de ne plus penser qu'à elle à longueur de journée. Un amour pour une juive qui va perturber le musulman qui a grandi dans la haine du juif.

Les nuits d'Ismaël sont agitées. Ses cauchemars résonnent des échos de l'attentat. Ses journées sont secouées par l'alternance des entretiens avec le prêtre catholique et la femme juive. Jusqu’à la révélation finale.

Dans ce deuxième volet de son triptyque Ismaël SAIDI voulait montrer comment la haine de l'autre nourrit dès l'enfance peut conditionner le comportement. Dans DJIHAD Le spectacle il montrait avec réussite le parcours de trois jeunes de la banlieue de Bruxelles sur la toute du djihad : leur naïveté, leurs espoirs, leur crédulité, leurs désillusions. Si GEHENNE fourmille de références et d'idées fortes la mise en oeuvre n'est malheureusement pas aussi réussie par manque de rythme, et un texte qui manque de profondeur.

Ismaël SAIDI inscrit son travail dans une démarche résolument pédagogique. Jouée 19 fois sur la scène à Bruxelles et depuis le 19 avril à Paris c'est avant tout à un public de collégiens et de lycéens qu'il s'adresse. De fait l'écriture est très jeune, trop peut-être pour vraiment séduire un public adulte. Le personnage du prêtre est caricatural. On en comprend très tardivement le pourquoi. Le second personnage qui pourrait amener Ismaël à mener une réflexion sur ses actes est une jeune femme qui a perdu la raison. Confronté aux deux religions qu'il déteste Ismaël pourrait être amené à réfléchir sur les motivations de son acte. Mais là où DJIHAD nous menait vers une réflexion sur les rêves et désillusions des jeunes sur la route de la guerre en Syrie, GEHENNE peine à nous faire entrer dans l'esprit du terroriste. "Je voulais écrire une pièce où il n'y a rien de sociétal, où tout n'est que religieux" dit l'auteur qui interprète également le rôle du terroriste. Malheureusement le poids du religieux n'est pas assez ou maladroitement démontré.

En bref : avec ce deuxième volet de la trilogie sur la radicalisation Ismaël SAIDI nous emmène dans l'esprit d'un terroriste et convoque les trois grandes religions. Un spectacle en demi-teinte qui a pour objectif de susciter le dialogue et le questionnement chez un public adolescent. En attendant le troisième volet.
7 mai 2017
6,5/10
27 0
Je suis allée voir Géhenne avec beaucoup d'attente car j'avais beaucoup apprécié Djihad qui traite de la manière dont trois jeunes tombent dans le djihad.

Sans doute trop d'attente car je ne m'attendais pas à la façon dont Géhenne traite le sujet et cela m'a vraiment désarçonnée puisqu'il m'a fallu attendre trois semaines pour écrire cette critique et échanger avec d'autres spectateurs. Il y a tout d'abord eu un prologue de qualité mais qui n'a rien à voir avec la suite de l'histoire, c'est un peu déroutant.

L'histoire de Géhenne : Le terroriste a commis l'irréparable, il est arrêté et on le voit évoluer en prison au cours d'une succession de courtes scènes soit seul dans sa cellule à gérer ses cauchemars, soit a dialoguer avec un prêtre pour le moins atypique et une femme qui n'a pas toute sa tête.

J'avoue que les premières minutes, au-delà d'être assez effrayante (mais je n'en dirai pas plus à ce sujet), m'ont laissé perplexe. Je ne comprenais pas pourquoi je ne riais pas alors que la salle riait. Puis, j'ai compris que j'avais du mal à rire de l'attitude facétieuse du terroriste, des jeux de mots attendus d'un prêtre pas très catholique dans son attitude ou du concept de 'juif athée'. Cet humour ne m'a pas touchée. Ce ne sont pas les comédiens qui sont en cause, ils sont excellents, je pense que c'est simplement le fait de s'attendre à tout autre chose qui m'a laissé un peu sur le bord de la route.

Un autre élément à charge pour moi : il y a des noirs très fréquents et longs alors que la mise en place des comédiens est rapide, cela casse le rythme.

Je sais que la question essentielle pour l'auteur est de nous faire comprendre à quel point la religion peut être dangereuse si elle est mal utilisée et la place de l'éducation est primordiale pour contrer ce phénomène mais je n'ai pas ressenti tous ces enseignements avec la même force dans Géhenne que dans Djihad.
27 avr. 2017
7/10
12 0
On est dans la lignée de la pièce Djihad, même théâtre, et même bande son m'a-t-il semblé.

Les acteurs jouent juste sur un thème qui n'est pas très facile à traiter.

Bonne pièce où l'émotion est au rendez-vous (jusqu'au mot final des artistes).
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor