Exercices de styles

Exercices de styles
De Raymond Queneau
Mis en scène par Michel Abecassis
Avec Michel Abecassis
  • Michel Abecassis
  • Pierre Ollier
  • Guillaume Van't Hoff
  • Comédie de Paris
  • 42, rue Fontaine
  • 75009 Paris
  • Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 35,00
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Une querelle dans un autobus racontée de 99 manières différentes.

L'occasion de délirer, chanter et percuter le texte de Queneau en se faisant ignare, philosophe, bègue, gourmet, mathématicien, religieux, percussionniste...

 

Un délire humoristique et malicieux pour tout public.

 

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Michel ABECASSIS adapte et met en scène au Chien qui Fume le chef d’œuvre de Raymond QUENEAU « Exercice de Style ». Il y a deux ans dans le même théâtre j’avais adoré « OULIPO », reprise d’une création initiale au Théâtre du Rond-Point il y a quelques années.

L’histoire est simple : « l’autobus arrive. Un zazou à chapeau monte. Un heurt il y a. Plus tard devant Saint Lazare il est question d’un bouton ». Cette querelle est racontée de 99 manières différentes, dans le pur style oulipien dont une trentaine retenue pour ce spectacle.

La grande force réside dans la mise en scène de Michel ABECASSIS, inventive et drôle qui fait entrer le spectateur dans cet univers loufoque, décalé, délirant, absurde. Elle est aussi dans le solide trio qu’il forme avec Pierre OLLIER et Guillaume VAN’T HOFF. Les trois personnages en queue de pie et col roulé aux couleurs primaires alternent les rythmes musicaux, les accents, les bruitages. L'anecdote est racontée de manière claire, ce qui suffit à rendre compréhensible les autres versions. Encore que, est-ce vraiment le but ?
Si j’ai moins ri et suis moins enthousiaste que pour « Oulipo » j’ai beaucoup aimé cette plongée dans l’univers de Raymond QUENEAU et ce texte que je lis très souvent. Je suis aussi admirative devant la maîtrise technique de ce trio : ce texte très difficile est restitué avec un tel brio et il y a une qualité d’écoute assez rare.

Le public ne s’y trompe pas puisque la salle est comble dès le premier soir de ce festival Off qui démarre. Il applaudit longuement. C’est volontairement que je ne vous dévoile pas plus de détails sur les surprises que vous découvrirez en venant applaudir La Compagnie de l’Eveil. Un conseil : réservez à l’avance !

En Bref : Un régal oulipien
9/10
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Un moment succulent et délicieux à s’en lécher les babines !

Écrit en 1947, ce livre de Raymond Queneau, incroyablement novateur encore aujourd’hui, dont est tiré le spectacle, nous fait découvrir les parfums élégants et rieurs de la rhétorique, les saveurs singulières et chaloupées de la poésie du jeu de mots, de sons et d’images. Nous voguons en pleine mer de l’incongruité langagière, propre à l’écriture de la contrainte formelle créée par l’Oulipo, groupe cofondé par Queneau, réunissant des mathématiciens et des littéraires épris d’expérience et de jusqu’auboutisme de l’écriture.

Ici, la contrainte réside dans le récit de la même histoire de 99 façons différentes. L’énoncé de l’exercice est simple comme une dictée de CE2. « Dans un autobus, un homme voit un jeune homme au long cou et au chapeau à tresse, se prenant le bec avec un autre homme qui va s’assoir plus loin. Deux heures plus tard, gare Saint Lazare, ce même jeune homme rencontre un homme qui lui dit d’ajouter un bouton à son pardessus ».

Bon c’est simple non ? Et bien pas que ! Cela ne va ni modérato ni cantabile cette affaire-là !... Et que je te retourne ça, et que je t’embrouille les mots, les intonations, les silences, les gestes. Et que je te tourneboule le manège infernal, et que je te le chante, l’extrapole, le bruite, le sous-entend… Un régal de mots et de situations sur un buffet de plaisirs.

L’adaptation et la mise en scène met en avant la cocasserie et le comique des situations portées parfois jusqu’au burlesque.

Les trois comédiens, Michel Abecassis (qui signe l’adaptation et la mise en scène), l’hilarant Pierre Ollier et l’espiègle Guillaume Van’t Hoff, s’emparent du texte avec une maitrise précise. Leur jeu est fluide, véloce, juste et drôle à souhait.

On sourit, on rit et on fou-rit aussi de ce texte dingue et de ses trois troublions sympathiques. Un chouette spectacle, à voir et à revoir.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor