Dialogue avec une chaise

Dialogue avec une chaise
  • Théâtre Essaïon
  • 6, rue Pierre-au-Lard
  • 75004 Paris
  • Rambuteau (l.11)
Itinéraire
Billets à 19,50
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Son père a refait sa vie sans elle, il serait peut-être temps de lui pardonner ?

Justine n’arrive pas à pardonner à son père d’avoir quitté sa mère pour refaire sa vie avec une autre. Elle va voir un psychiatre qui lui fait imaginer une conversation avec son père puis avec d’autres, qu’elle fait parler tour à tour.

Mais à la fin de la séance, une surprise change toute la donne.

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Toutes les critiques
8,5/10
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... Un spectacle étonnant et saisissant où il est bon de se laisser prendre et surprendre. Une mise en scène et une interprétation remarquables. Je recommande cette découverte ...
7 oct. 2021
8/10
2
Justine souffre.
En pleurs, elle entre dans le cabinet d'un psychiatre trouvé au hasard.
Justine n'accepte pas le départ de son père pour une femme plus jeune que sa mère. Entre jalousie et déni, elle se noie dans une colère qui a pris toute la place.
Subtilement, le psychiatre lui demande alors d’imaginer les réponses de celui qui l'a blessée et qu'elle invective.
Initiée par le psychiatre à la thérapie singulière, se noue alors une conversation avec l’absent, avec ce père qu'elle n'arrive plus à regarder en face.

Justine exulte tout le sentiment d'abandon qui la submerge. Elle affronte alors ce qui la hante, et se confronte à ce qui l'empêche de dormir. Si elle pense souffrir pour sa mère, c'est bien elle qui la nuit pleure.

Justine verbalise et exorcise la douleur de la perte. La perte de son père, la perte de l'enfance, la perte de son statut de fille unique.



Louise Caillé impose sa présence. De sa voix, de son corps et de sa sensibilité, elle emplit tout l'espace scénique. Face à l'assurance et au charisme naturel de Xavier Simonin, Louise Caillé se pare d'une émotion qui lui permet de porter tous les rôles avec justesse. Le duo d'acteurs s'équilibre. L'un se lâche, l'autre cadre.

Louise Caillé capte toute l'importance de faire exister sur le plateau celui qui n'est pas là et qui pourtant prend toute la place. Par un jeu de regard subtil, fait d'évitements et de gène, elle installe la présence de son père. Un véritable dialogue s'instaure avec lui, elle le fait vivre jusqu'à prendre sa place. Les rôles s’inversent, les non-dits se délient.

Louise Caillé maintient du début à la fin ce rythme effréné de la parole qui se libère. Tel un chef d'orchestre, Xavier Simonin marque le tempo d'un claquement de doigt, d'un jeu de chaises musicales. Dans un pas de deux, Louise Caillé et Xavier Simonin, se tournent autour, ouvrent l'espace et s'écoutent.


Camille Eldessa et Michel Léviant livrent un texte sensible, orignal et très personnel.
Avancer nécessite parfois de changer de perspective : s'assoir un instant sur la chaise de l'autre, changer de place pour mieux envisager un point de vue différent. Comprendre c'est aussi percevoir les choses sous un angle nouveau.
Xavier Simonin et Louise Caillé nous donnent une belle leçon de tolérance et font de cette histoire de tous les jours un moment unique et émouvant.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor