• Classique
  • Théâtre de l'Odéon (théâtre de l'Europe)
  • Paris 6ème

Das Weisse vom Ei (Une île flottante)

Das Weisse vom Ei (Une île flottante)
De Eugène Labiche
Mis en scène par Christoph Marthaler
Avec Marc Bodnar
  • Marc Bodnar
  • Carina Braunschmidt
  • Charlotte Clamens
  • Raphael Clamer
  • Catriona Guggenbühl
  • Ueli Jäggi
  • Graham F. Valentine
  • Nikola Weisse
  • Théâtre de l'Odéon (théâtre de l'Europe)
  • Place de l'Odéon
  • 75006 Paris
  • Odéon (l.4, l.10)
Itinéraire
Billets de 6,00 à 34,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Marthaler, on se l'imagine disant «Théâtre !» comme un maître de cérémonie lève la main et n'a qu'à s'écrier «Musique !» pour qu'aussitôt l'orchestre joue. Comme s'il lui suffisait d'un geste et de ce mot-là pour qu'à l'instant le théâtre soit présent, entièrement, et nous enveloppe dans une entente d'une autre sorte. «Théâtre !» et nous voilà pris, embarqués comme on peut l'être par la musique, dans un monde où rien ne veut plus rien dire et où tout fait sens. Où s'ouvre dans le temps quotidien une brèche de quelques instants où l'on accepte tout sans nul besoin de comprendre, dans un suspens aussi mystérieux qu'évident – où l'évidence et le mystère, loin de s'opposer, deviennent condition l'un de l'autre.

Ne cherchez donc pas d'île flottante dans le théâtre complet de Labiche : il n'y en a pas. Mais donner un nom de dessert à un spectacle d'après l'auteur du Prix Martin (créé à l'Odéon la saison dernière par Peter Stein), voilà une belle idée qui ressemble bien à Christoph Marthaler, magicien de théâtre et spirituel Prospero de cette île savoureuse entre toutes. Plutôt que de monter un seul texte de Labiche, le maître suisse a extrait de ses œuvres des matériaux à accommoder à sa manière inimitable. Cette fois-ci, il est parti de La Poudre aux yeux, une comédie en deux actes déjà hilarante en elle-même. On y voit s'affronter deux bonnes familles bourgeoises aux noms vaguement évocateurs de bêtes à poils ou à plumes, chacune pourvue d'un enfant en âge d'être marié. Cela tombe bien : Emmeline Malingear et Frédéric Ratinois font déjà tant de musique ensemble qu'on a commencé à jaser dans le voisinage...

Il est donc urgent d'ouvrir les pourparlers matrimoniaux.

Note rapide
3,3/10
pour 2 notes et 2 critiques
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11 avr. 2015
3,5/10
102 0
Une pièce de Marthaler qui vous laisse.... décontenancé. On reste sur notre faim, la pièce n'ayant aucun autre but précis que l'absurdité.

Le mélange des langues, entre français et allemand, aurait pu créer du rythme et rajouter un élément de comique en instaurant une certaine incompréhension entre les personnages (en plus du quiproquo). Mais rien ne se passe, le rythme est désespérément lent et répétitif et contrairement à ce que peut affirmer Bergson dans Le Rire, la répétition mécanique (la même phrase avec la même intonation et les mêmes mimiques) fait rire un petit peu au début, mais désespère le spectateur peu à peu car celle-ci n'amène à rien et n'a d'autre but que sa propre absurdité.

Les décors, les sons et les costumes, très chatoyants et chaleureux, auraient pu créer une atmosphère propre à la comédie : en effet, la longue jupe d'Emmeline qui laisse entrevoir ces portes jarretelles dessous, ou l'amoncellement d'objets et de bibelots ridicules sur les tables, la chaise percée.... Mais là encore, je pense que cela a été mal utilisé, ou trop utilisé juste pour le fait lui même et non pour servir un but.

La pièce dure encore et toujours si bien qu'on pense plus à la façon dont on est assis qu'à ce qui se passe sur scène, et la fin, tout aussi désespérante en longueur, vient clore ce tableau absurde sans nous donner de réponse.
Le seul point à retenir, et qui reste véritablement drôle, est la performance du valet qui récite le poème de Lewis Caroll, Le Jabberwocky, ainsi qu'une comptine en anglais en forçant les grimaces à excès : un véritable tour de force au niveau du rythme, et du véritable "déballage des mots", si je puis dire, qu'il fait en disant son texte.

Marthaler a voulu faire un théâtre de l'absurde avec une pièce de Labiche, il a voulu faire du comique absurde avec quelque chose de tout à fait signifiant, matériel et ancré dans le réel : le mariage, et les quiproquos entre les familles. Mais malheureusement pour lui cela ne marche pas, et on a plutôt de l'anti-comique qui n'aboutie à aucune conclusion plausible hormis sa propre absurdité.
Et c'est bien dommage.
19 mars 2015
3/10
124 0
Une pièce d'Eugène Labiche vue façon théâtre subventionné c'est... une véritable catastrophe !

C'est long. La première scène dure 20 interminables minutes avec seulement quelques phrases échangées.
On s'ennuie, on regarde sa montre.

2h20 avec de rares moments drôles, des comiques de situation bouffons et complètement idiots.

Cette version revisitée est remplie de passages très absurdes, bizarres, pour faire intello.

Le théâtre public se prend trop au sérieux pour monter des comédies, ça fait un flop pathétique.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor