Danser à La Lughnasa

Danser à La Lughnasa
De Brian Friel
Mis en scène par Didier Long
Avec Florence Thomassin
  • Florence Thomassin
  • Lou de Laâge
  • Léna Brehan
  • Philippe Nahon
  • Lola Naymark
  • Claire Nebout
  • Bruno Wolkowitch
  • Alexandre Zambeaux
  • Théâtre de l'Atelier
  • 1, place Charles-Dullin
  • 75018 Paris
  • Anvers (l.2)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment

Août 1936, dans le comté de Donegal, en Irlande.

Les 5 tantes du narrateur vivent dans la ville de Ballybeg. Solidaires, celles qui travaillent aident les autres pour qu'elles s'en sortent... 

Michael Evans, se souvient d'un été passé dans leur maison quand il avait 7 ans.

 

La ville de Ballybeg, dans laquelle se situe l'action, est une ville fictive d'Irlande.

Brian Friel est un auteur irlandais de 86 ans. Sa pièce de théâtre Danser à Lughnasa a été jouée pour la première fois en 1990.

Le film de 1998, Les Moissons d'Irlande, s'inspire de son histoire.

 

Didier Long, qui met en scène Danser à La Lughnasa, est le directeur du Théâtre de l'Atelier. Il a été nommé huit fois pour le Molière de la meilleure mise en scène.

400

La critique de la rédaction : 6.3/10. Une jolie pièce dans laquelle nous avons trouvé trop de longueurs.

Avec son décor unique grandiose, Danser à La Lughnasa nous emmène dans un univers au caractère bien trempé : l'Irlande de la fin des années 30. À la campagne il n'y a pas grand-chose à faire. Les seules réjouissances sont le bal de la moisson et de discuter des petites nouvelles des habitants de la ville la plus proche.

Ces cinq femmes que nous regardons vivre sont attachantes. Elles ont toutes une forte personnalité, se complètent et sont très complices. Ce qui crée de beaux moments, la scène de liesse sur de la musique Irlandaise est particulièrement réussie.

Kate, en véritable chef de clan, maintient l’ordre et fait en sorte que cette maison chrétienne soit digne. Nous avons particulièrement aimé le jeu d'actrice de Cristina, qui fait passer beaucoup d'émotion.

Le narrateur, lui aussi, apporte vraiment quelque chose à l'histoire, il la fait avancer lorsqu’elle commence à nous ennuyer.

Malgré cela, il manque d'un fil conducteur et d'enjeu pour avoir envie de découvrir la suite, pour être totalement emballé.

Note rapide
7,1/10
pour 6 notes et 3 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
67%
2 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
10/10
106 0
Intensément beau.

Une belle pièce sans histoire pour huit personnages plein d'histoires, de vies, de joies et de souffrances.

Ces cinq sœurs et ces trois hommes se dévoilent et nous parlent de là où le désir et le plaisir se battent avec la morale et la misère.

Moments intenses et truffés d'émotions joyeuses comme malheureuses.
Beau temps de théâtre.
6 oct. 2015
6,5/10
96 0
Au Théâtre de l’Atelier, Didier Long nous transporte dans l’Irlande de 1936 avec Danser à la lughnasa de Brian Friel, tout récemment disparu. Un univers clos et bouillonnant dans lequel cinq sœurs se consument de désir de frustration. Dans cette atmosphère étouffante, le directeur des lieux fait éclore avec une belle sensibilité cette sororité attachante et contaminée par de mortels inassouvissements. De facture très classique mais solidement menée, sa mise en scène offre une séduisante étude sociologique sur la féminité en milieu rural malgré quelques tunnels.

Didier Long s’insère naturellement dans la pièce de Brian Friel et en propose une version très fidèle centrée autour de l’harmonie et des dissensions entre le quintette. Claire Nebout surprend en bigote stricte mais aimante ; Florence Thomassin incarne une espiègle Maggie, la plus terre-à-terre de toutes et qui adore les devinettes ; Lou de Laâge explose dans le rôle de la fille-mère dure envers son fils et ivre d’amour ; Lola Neymark étonne dans la composition difficile de la benjamine attardée et Léna Bréban charme en tricoteuse pleine de naturel et poignante dans ses illusions déçues.

Ces cinq proches cousines de La Maison de Bernarda Alba de Garcia Llorca écrasent sur leur passage les quelques rôles masculins bien que Bruno Wolkowitch livre une performance assez hallucinée de frère chamanique.

Telles des amies de Tess d’Urberville, cette sororité paysanne irlandaise distille ainsi ses parfums mélancoliques avec un arôme puissant de fleurs des champs presque fanées. Un travail choral presque exclusivement féminin à admirer pour sa fructueuse hétérogénéité.
4 oct. 2015
10/10
146 0
Un pur moment de bonheur ! Vive le théâtre !

Grâce au décor soigné et beau, aux costumes, me voilà entièrement transportée en Irlande au début du 20 eme siècle, au milieu d'une famille de 5 soeurs. 5 tempéraments bien trempés, attachants, cohabitent. Dans leur quotidien il y a de la joie malgré la pauvreté, de la fraternité malgré les différences, de la fantaisie malgré le carcan religieux, du rire, de la danse et de la légèreté malgré les difficultés.

S'ajoute le personnage du frère missionnaire qui apporte simultanément humour et réflexion.

Les acteurs sont éblouissants par leur jeu subtil et juste qui donne à chaque personnage épaisseur, émotion et universalité. La mise en scène est délicatement adaptée pour nous emmener au coeur de l'histoire de l'Irlande, de ses habitants et au-delà, de notre humanité.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor