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Comédiens !

Comédiens !
  • Théâtre de la Huchette
  • 23, rue de la Huchette
  • 75005 Paris
  • St-Michel (l.4, RER B et C)
Itinéraire
Billets à 25,00
À l'affiche du :
2 octobre 2018 au 5 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 21:00
Réservation de tickets

Paris, 1948.
Au tout nouveau Théâtre de la Huchette, trois comédiens (Pierre, Coco et Guy) s’apprêtent à jouer la comédie musicale « Au diable vauvert».
C’est pour eux une opportunité extraordinaire de montrer en plein Paris le vaudeville musical avec lequel ils triomphent en province.
Mais, au cours de l’ultime répétition, la tension monte, monte… et dans les coulisses un autre spectacle s’écrit.

A l’heure de la représentation, le théâtre est bondé et Pierre n’est toujours pas là. Décidant de commencer sans lui, Guy et Coco doivent improviser. Le public rit à gorges déployées  et apprécie la fantaisie et l’humour des deux artistes. Quand, soudain, Pierre fait irruption dans le théâtre.

La suite de la représentation réservera  aux comédiens comme au public bien des surprises...Après les triomphes de La Poupée sanglante et de L’Ecume des jours, Le Théâtre de la Huchette présente son nouveau spectacle musical, célébrant ainsi en 2018 son soixante-dixième anniversaire.

 

Sept décennies d’émotions, de créations, de découvertes, d’audace, d’impertinence, et d’amour du Théâtre. A partir du 20 mars, du mardi au vendredi à 21h – samedi 16h et 21h, COMEDIENS ! investit le plateau de la Huchette.

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La critique de la rédaction : 6/10. Je n’ai pas été aussi conquis que les autres critiques.

Cette comédie musicale montre les répétitions d’une pièce de théâtre aux grosses ficelles avec mari trompé et amant dans le placard.

Hélas j’ai trouvé que les scènes du vaudeville étaient jouées de manière lourde, en appuyant beaucoup trop les effets... et les autres scènes cassaient trop le rythme, quand les personnages essayaient de jouer avec des accents différents, avaient de nombreux trous de mémoire, se faisaient d'interminables reproches. L’histoire de ces trois comédiens ne m’a pas emporté car je ne me suis attaché à aucun d’eux.

Pourtant, ces acteurs chanteurs ont bien du talent. Peut-être sont-ils seulement mal dirigés ? L’ensemble manque de subtilité.

Quelques passages musicaux amènent de l’humour et du dynamisme. J’ai particulièrement aimé le morceau de la leçon de piano.

Un peu déçu tout de même.

Note rapide
7,8/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
20%
12 critiques
Note de 8 à 10
80%
Toutes les critiques
10 sept. 2018
8/10
49 0
Je ne m'attendais pas à ce type de spectacle, et j'ai été bluffée !

Surtout par le jeu de Fabian Richard dans les dernières minutes, dramatiques, du spectacle.

Je recommande sans hésiter !
21 août 2018
9/10
43 0
Démarrant comme un vaudeville classique dans lequel la légèreté et le rire sont de mise, le spectacle dérive lentement vers quelque chose de plus profond. On sent que sous la surface se cachent bien des drames. Comment pourrait-il en être autrement quand on se pose sous le double patronage de l’opéra Pagliacci de Leoncavallo (qu’on vous conseille pour son intensité décuplée par sa brièveté) et de Othello de Shakespeare ?

L’intelligence de Eric Chantelauze et Samuel Sené est de prendre le public par la main pour l’emmener où ils veulent sans qu’il s’en rende compte. Nous ne vous parlerons pas du ressort important du spectacle pour ne pas gâcher le plaisir, mais on a rarement vu un tel retournement amené avec une telle subtilité. Le texte joue sur toutes les gammes d’émotions avec la même virtuosité qu’on avait décelé dans La Poupée Sanglante. Les différentes couches du spectacle se dévoilent petit à petit et sans jamais forcer le passage révélant les thèmes de la frustration artistique, la jalousie, mais aussi la frontière très fine entre le comédien et son personnage. C’est le rêve de tout dramaturge.

La mise en scène de Samuel Sené est en harmonie avec ce texte subtil. Il captive le regard tout au long du spectacle et parvient à instaurer une atmosphère pesante quand c’est nécessaire. De fait, le spectateur se prend une claque et ressort du théâtre hagard. Le texte ne peut avoir ce résultat seul. C’est uniquement porté par une mise en scène qu’il déploie son artillerie lourde. De plus, Samuel Sené s’arrange merveilleusement avec le petit plateau du théâtre de la Huchette. Son décor est évolutif et, comme il s’agit de répétitions, est mis en place par les comédiens eux-mêmes. On évite alors les longs noirs qui, parfois, ralentissent le rythme. Il offre également une des scènes les plus hypnotisantes qu’il nous ai été donné de voir sur une scène avec le personnage de Pierre se maquillant devant son miroir. Avec cette scène, le spectacle bascule définitivement vers une autre strate.

Le trio de comédiens porte la pièce avec force et un jeu d’une sincérité déconcertante. Les trois donnent l’impression d’un documentaire tant ils sont justes dans leurs répliques. C’est aussi pour marquer une réelle différence avec le surjeu du vaudeville Au Diable Vauvert où ils semblent prendre plaisir à réutiliser les codes de jeu de l’époque.

Marion Préité, que nous avions adoré dans Les Aventures de Tom Sawyer le Musical, campe une Coco pleine de rêves frustrés qui compte bien utiliser son retour sur Paris pour corriger le tir. Elle aime son mari mais elle aime encore plus son métier. Cyril Romoli est, quant à lui, la boule de fraîcheur du spectacle. Son personnage un peu lunaire assure la comédie sans soucis qu’il s’agisse de composer des accents improbables ou d’avoir un tic qui tombe toujours au mauvais moment. Quant à Fabian Richard, sa plongée au fur et à mesure du spectacle est proprement stupéfiante. Il va chercher des émotions au plus profond pour offrir un personnage torturé crédible. Ils vont tous d’ailleurs tellement loin qu’il leur faut quelques instants aux saluts pour sortir d’une sorte de léthargie.

Comédiens ! est drôle et intense. Ses numéros chantés et dansés entêtent et nous font même parfois claquer des doigts. Mais c’est bien plus que cela. C’est un spectacle intelligent qui distribue ses cartes avec parcimonie pour abattre son jeu dans une troisième partie surprenante. Après La Poupée Sanglante et L’Écume des jours, le Théâtre de la Huchette se pose définitivement comme un lieu de création qui ose. Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez. Et si vous l’avez déjà vu, vous savez que vous devez y retourner.
12 août 2018
8,5/10
38 0
Comédiens! a été un succès dès le mois de mars et il a été amplement confirmé par son couronnement au cours de la soirée de remise des Trophées de la Comédie musicale. Le spectacle reçoit 5 trophées.

Samuel Sené en reçut deux, pour la mise en scène et pour le livret (avec Éric Chantelauze).

Il a souligné que le trophée est la preuve que treize ans après être resté dans un tiroir un projet comme Comédiens! peut ressortir et vivre. C'est aussi la preuve qu'on peut être pluridisciplinaire, musicien certes, mais aussi metteur en scène.

Il ajouta enfin sa fierté de participer à l'aventure d'un art qui mélange tous les arts.

Marion Préïté fut honorée du trophée de la révélation féminine et Fabian Richard celui de de l'artiste interprète masculin.

Toute l'équipe est récompensée puisque Comédiens ! a le trophée du meilleur spectacle musical de l'année. Comme quoi aussi une "petite" production peut être distinguée. Petite par le nombre de personnes présentes sur scène mais grande par l'imagination qui a présidé à l'écriture d'un spectacle qui représente un formidable anniversaire pour les 70 ans du théâtre.

Samuel Sené s'est inspiré de Paillasse, un opéra italien de Ruggero Léoncavallo basé lui-même sur un fait réel. Éric Chantelauze a écrit avec lui un livret et des paroles de chansons qui jouent sur les sous-entendus et les non-dits. Raphaël Bancou a mis le tout en musique. Le trio d'acteurs-chanteurs est formidable. Le décor d'Isabelle Huchet est très astucieux par sa modularité. Tous les ingrédients étaient réunis pour un succès.
Le compositeur italien avait donc en 1882 raconté l'histoire d'une troupe itinérante (ce qui justifie la praticité du décor) de comédiens dont le directeur, fou de jalousie, confond son rôle de mari battu avec la réalité, allant jusqu'à tuer sur scène sa femme infidèle.

Samuel Sené a transposé l'intrigue dans le Paris de 1948, juste après la seconde guerre mondiale en conjuguant des sentiments explosifs et passionnels : amour, jalousie, colère ...

Colette Cordier, dite Coco (Marion Préïté, Tante Polly dans Les Aventures de Tom Sawyer à Mogador), a accepté de sacrifier sa carrière parisienne pour suivre Pierre (Fabien Richard), son époux en province. Il est le metteur en scène d'Au diable Vauvert, une pièce censée se dérouler dans le Paris de 1880, écrite par Léon Roussin, un auteur imaginaire, où il s'empare du rôle du mari trompé. Il échange quelques répliques avec Coco dans le rôle de l'épouse infidèle en attendant leur ami Guy (Cyril Romoli), qui joue le rôle de l'amant, qui n'arrive pas et dont on s'apercevra qu'il ne connaît pas encore son texte par cœur. Forcément, à son arrivée, la tension grimpe. Pierre le soupçonne vite d'être amoureux de Coco. Le doute est permis, la fiction se mêle alors dangereusement à la réalité.

Les deux conventions se superposent : celle de 1948, ultraréaliste, comme une fenêtre sur la vie réelle, et celle de 1880, le théâtre dans le théâtre, code de vaudeville adapté à l’œuvre imaginaire "Au diable Vauvert". La scénographie est celle d’un vaudeville réinterprété à la mode 1948, décor abstrait et silhouettes appuyées.

Les artistes jonglent avec les codes du théâtre musical, alternant les numéros chantés et dansés du vaudeville, avec des numéros musicaux supposés improvisés des comédiens de 1948. Ces allers-retours sont limpides, par la scénographie et le jeu des acteurs, et entraînent le spectateur dans un ouvrage très divertissant montrant les coulisses d’une comédie musicale, mais glissant imperceptiblement, de scène en scène, vers un drame glaçant.

Le théâtre dans le théâtre est parfaitement maitrisé. Le vaudeville fait bon ménage avec le jazz. On passe une soirée réjouissante qui fête dignement l'anniversaire de la Huchette.
6 août 2018
8,5/10
59 0
Une adaptation réussie, trois excellents comédiens, chanteurs, danseurs.

Pour ceux qui connaissent « Pagliacci » il y a en effet un air de ressemblance, tout est adapté, très bien ma foi, des chansons entraînantes, des portés de danse amusants, vu la largeur de la scène. Marion Préïté a un beau timbre de voix, Fabian Richard est tourmenté à souhait, Cyril Romoli fait une superbe démonstration, danse, attitude, imitations d’accent, pianiste chevronné. Ils jouent tous les trois avec beaucoup de sincérité et de dynamisme.
13 juil. 2018
8,5/10
51 0
En 1948, le théâtre de la Huchette ouvre ses portes, c’est la toute première représentation. Pierre metteur en scène lyonnais va présenter son adaptation musicale d’un vaudeville « Au diable vauvert » au public parisien.
Une dernière mise au point s’impose pour les 3 comédiens.
*La salle est plus étroite qu’à Lyon, il faut agencer les décors et accommoder la mise en scène.
*Coco comédienne et compagne de Pierre doit s’échauffer la voix.
*Guy camarade du conservatoire de Coco remplaçant au pied levé un comédien absent n’est pas encore au top.
* Pierre a quelques difficultés avec son texte.
* Et le public parisien n’est point celui de Lyon…

Au cours de cette dernière répétition, des cachoteries et des non-dits vont surgir. La vérité de chacun n’est pas toujours bonne à dire. Le théâtre est présent sur scène mais aussi dans les coulisses. Les péripéties et les rebondissements s’enchainent.

Le théâtre se juxtapose à la vie, les personnages du vaudeville rejoignent Coco, Guy et Pierre dans leur intimité. Ils se perdent entre la réalité et la fiction.
* Jusqu’où ira la jalousie de Pierre ? Joueront-ils en toute quiétude ? La tension monte…
C’est explosif, fougueux et émoustillant. La fin vous surprendra peut être.
La vie est un grand théâtre. Parfois comique, parfois tragique.

Nous sommes en 1948, le swing et le jazz nous accompagnent et rythme joyeusement cette tragi-comédie.
Marion Préïté (Coco), Fabian Richard (Pierre), Cyril Romoli (Guy) sont talentueux. Comédiens, chanteurs et musiciens.

Moment de théâtre joyeux et bout en train.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor