top5 (5)

Comédiens !

Comédiens !
De Samuel Sené, Raphaël Bancou
Mis en scène par Eric Chantelauze
  • Artistic Athévains
  • 45 bis, rue Richard-Lenoir
  • 75011 Paris
  • Voltaire (l.9)
Itinéraire
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Paris, 1948, au tout nouveau théâtre André Valette. Trois comédiens (Pierre, Coco et Guy) s’apprêtent à jouer la comédie musicale « Au diable vauvert ». C’est pour eux une opportunité extraordinaire de montrer en plein Paris le vaudeville musical avec lequel ils triomphent en province. 

Mais, au cours de l’ultime répétition, la tension monte, monte… et dans les coulisses un autre spectacle s’écrit. A l’heure de la représentation, le théâtre est bondé et Pierre n’est toujours pas là. Décidant de commencer sans lui, Guy et Coco doivent improviser. Le public rit à gorges déployées et apprécie la fantaisie et l’humour des deux artistes. Quand, soudain, Pierre fait irruption dans le théâtre.

La suite de la représentation réservera aux comédiens comme au public bien des surprises…

717

Cette comédie musicale créée à l'occasion des 70 ans du Théâtre de La Huchette est librement inspirée de l’opéra Paillasse (Pagliacci) de Ruggero Leoncavallo, composé en 1892 et créé au Teatro Dal Verme à Milan. La pièce a été récompensée par le Trophée 2018 de la Comédie Musicale, de l’artiste interprète masculin (Fabian Richard), de la mise en scène (Samuel Séné), de la révélation féminine (Marion Préïté) et du livret (Éric Chantelauze et Samuel Sené).

Note rapide
8,2/10
19 pour 19 notes et 15 critiques
1 critique
Note de 1 à 3
5%
0 critique
Note de 4 à 7
16%
14 critiques
Note de 8 à 10
79%
Toutes les critiques
9 déc. 2022
2,5/10
0
Suis totalement passée à côté de cette pièce...
J'ai trouvé ça long, lourd, très poussif... pas très drôle, surjoué... les comédiens se donnent à fond certes, mais limite trop.
Oui c'est du vaudeville, mais je n'ai pas accroché et je n'étais pas la seule dans la salle puisque 3 personnes dormaient derrière moi, et 2 autres voulaient partir mais n'osaient pas.
2 mars 2020
8,5/10
4
Nous sommes à Paris, en 1948, dans les coulisses d’un théâtre, où se monte « Au Diable Vauvert », une comédie musicale.

Mais à quelques heures de la première, rien ne va plus!

Il manque plus de la moitié du décor, un comédien doit être remplacé au pied levé, et bien sûr le nouveau venu ne maîtrise pas toutes les subtilités du texte, ni des chorégraphies, la chanteuse vedette perd ses aigus… bref, la pression monte, et nous dans la salle, on rit beaucoup! C’est léger, ça chante, ça danse, un petit bonbon qui pétille et qui est aussi l’occasion de découvrir l’envers du décor, ses contraintes, ses compromis, ses recherches et ses tourments…

Mais comme si tout ces soucis ne suffisait pas à l’équipe, sans parler de la pression d’un jour de première … l’amour et la jalousie vont s’en mêler… et la deuxième partie du spectacle va prendre une toute autre tournure.

On passe des rires à une tension à laquelle on ne se serait pas forcément attendu au début, et qui révèle tout le talent des comédiens (les vrais! ) .

Ce texte est librement inspiré de l’opéra Paillasse de Ruggero Leoncavallo

Bref, à conseiller sans hésiter!
4 avr. 2019
9,5/10
17
« Je n’aime pas trop les comédies musicales » Mais si, vient !
« j’ai regardé la vidéo de présentation, je n’aime pas du tout ce genre de chanson d’époque » Mais viens je te dis…!!
À la sortie : « mais ouiii c’était génial ! »
Comme vous pouvez le constater, les a priori négatifs sur cette pièce ne résisteront pas à l’énergie, la justesse et l’engagement des trois comédiens. L’histoire (c’est la première d’une pièce et rien n’est prêt) va prendre de l’ampleur au fur et à mesure, pour terminer par une touche très inattendue.
Bravo pour ce spectacle musical, ou plutôt cette comédie dramatique qui n’a rien, malgré les apparences, de léger. On rit pourtant, beaucoup, on est touché aussi par ces personnages en quête de bonheur, et on termine avec un coup au ventre lors de cet excellent dénouement final.
La mise en scène, dans cet espace confiné qu’est le petit plateau de la Huchette, est efficace, pleine d’inventivité et de surprises. Les comédiens sont excellents, ils nous entraînent avec plaisir dans leur aventure. Fabian Richard est décidément admirable, à la fois drôle et terriblement touchant.
Les chansons originales sont de qualité et particulièrement bien intégrées à l’intrigue.
Un spectacle tout en finesse et en émotion à voir tout l’été au théâtre de la Huchette.
Bravo !
10 sept. 2018
8/10
75
Je ne m'attendais pas à ce type de spectacle, et j'ai été bluffée !

Surtout par le jeu de Fabian Richard dans les dernières minutes, dramatiques, du spectacle.

Je recommande sans hésiter !
21 août 2018
9/10
82
Démarrant comme un vaudeville classique dans lequel la légèreté et le rire sont de mise, le spectacle dérive lentement vers quelque chose de plus profond. On sent que sous la surface se cachent bien des drames. Comment pourrait-il en être autrement quand on se pose sous le double patronage de l’opéra Pagliacci de Leoncavallo (qu’on vous conseille pour son intensité décuplée par sa brièveté) et de Othello de Shakespeare ?

L’intelligence de Eric Chantelauze et Samuel Sené est de prendre le public par la main pour l’emmener où ils veulent sans qu’il s’en rende compte. Nous ne vous parlerons pas du ressort important du spectacle pour ne pas gâcher le plaisir, mais on a rarement vu un tel retournement amené avec une telle subtilité. Le texte joue sur toutes les gammes d’émotions avec la même virtuosité qu’on avait décelé dans La Poupée Sanglante. Les différentes couches du spectacle se dévoilent petit à petit et sans jamais forcer le passage révélant les thèmes de la frustration artistique, la jalousie, mais aussi la frontière très fine entre le comédien et son personnage. C’est le rêve de tout dramaturge.

La mise en scène de Samuel Sené est en harmonie avec ce texte subtil. Il captive le regard tout au long du spectacle et parvient à instaurer une atmosphère pesante quand c’est nécessaire. De fait, le spectateur se prend une claque et ressort du théâtre hagard. Le texte ne peut avoir ce résultat seul. C’est uniquement porté par une mise en scène qu’il déploie son artillerie lourde. De plus, Samuel Sené s’arrange merveilleusement avec le petit plateau du théâtre de la Huchette. Son décor est évolutif et, comme il s’agit de répétitions, est mis en place par les comédiens eux-mêmes. On évite alors les longs noirs qui, parfois, ralentissent le rythme. Il offre également une des scènes les plus hypnotisantes qu’il nous ai été donné de voir sur une scène avec le personnage de Pierre se maquillant devant son miroir. Avec cette scène, le spectacle bascule définitivement vers une autre strate.

Le trio de comédiens porte la pièce avec force et un jeu d’une sincérité déconcertante. Les trois donnent l’impression d’un documentaire tant ils sont justes dans leurs répliques. C’est aussi pour marquer une réelle différence avec le surjeu du vaudeville Au Diable Vauvert où ils semblent prendre plaisir à réutiliser les codes de jeu de l’époque.

Marion Préité, que nous avions adoré dans Les Aventures de Tom Sawyer le Musical, campe une Coco pleine de rêves frustrés qui compte bien utiliser son retour sur Paris pour corriger le tir. Elle aime son mari mais elle aime encore plus son métier. Cyril Romoli est, quant à lui, la boule de fraîcheur du spectacle. Son personnage un peu lunaire assure la comédie sans soucis qu’il s’agisse de composer des accents improbables ou d’avoir un tic qui tombe toujours au mauvais moment. Quant à Fabian Richard, sa plongée au fur et à mesure du spectacle est proprement stupéfiante. Il va chercher des émotions au plus profond pour offrir un personnage torturé crédible. Ils vont tous d’ailleurs tellement loin qu’il leur faut quelques instants aux saluts pour sortir d’une sorte de léthargie.

Comédiens ! est drôle et intense. Ses numéros chantés et dansés entêtent et nous font même parfois claquer des doigts. Mais c’est bien plus que cela. C’est un spectacle intelligent qui distribue ses cartes avec parcimonie pour abattre son jeu dans une troisième partie surprenante. Après La Poupée Sanglante et L’Écume des jours, le Théâtre de la Huchette se pose définitivement comme un lieu de création qui ose. Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez. Et si vous l’avez déjà vu, vous savez que vous devez y retourner.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor