Ciel, mon Paris

Ciel, mon Paris
Mis en scène par Stéphan Druet
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets à 28,00
À l'affiche du :
8 février 2020 au 20 avril 2020
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:30
    • 21:00
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Paris occupé ? Paris, reine du monde ? Paris pollué ? Paris canaille ? Paris embouteillé ? Paris dans tous ses états ? Et Paris libéré, c’est pour quand ?

Cabaret politique exceptionnel pour élections municipales exceptionnelles. Pendant deux mois, le Théâtre de Poche-Montparnasse sera le miroir réfléchissant, chantant, jouant et polémiquant de la Ville Lumière.

Un carrousel, un manège, une parade : entre Montmartre et Palais Royal, Renaissance et Révolutions, peintres et poètes, philosophes et troubadours, rois et gueux, se terminant en apothéose par l’évocation d’hommes et de femmes qui ont fait Paris.

Cerise importante sur le gâteau urbain : régulièrement, au milieu du spectacle, entretien avec un invité surprise, candidat à la mairie de Paris, élu d’arrondissement, écrivain, politique et personnalité dont la vie est liée à la Ville. Ciel, mon Paris ! : au-delà des parcours du combattant, des dégradations et des présentes difficultés, une célébration de l’esprit, du panache et de la « furia francese » de la capitale qui attire le plus grand nombre de visiteurs du monde entier.

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11 févr. 2020
5/10
15 0
Anne, ma sœur Anne, n'entends-tu pas tes oreilles retentir ?

André Bercoff a bien évidemment tout à fait le droit de concocter ce cabaret-politique porteur du message suivant : Paris, ce n'était pas mieux avant, mais il faut que ça redevienne mieux que maintenant, et pour ça, vous savez pour qui ne pas voter.

Durant ce spectacle, la gestion de la Maire actuelle a été mise en cause vingt-cinq fois. (Je tiens à votre disposition mes petits bâtons sur mon dossier de presse...)

Voici ce que rappelle la notice Wikipédia consacrée à M. Bercoff. Extrait :
« Depuis 2015, André Bercoff collabore régulièrement à l'hebdomadaire de droite libérale-conservatrice Valeurs actuelles, et au Figarovox. Le Journal du dimanche le qualifie en 2016 de journaliste devenu polémiste avec le temps, qui « collabore maintenant presque exclusivement avec des publications de droite, voire très à droite » comme le site « Boulevard Voltaire ».

Tout ceci pour vous dire qu'en allant voir ce spectacle, vous devez savoir à quoi vous attendre.

Trois parties composent ce cabaret politique.
Dans la première, le journaliste-polémiste dénonce ce qu'est devenu Paris.
Tout y passe, souvent de façon assez caricaturale : Les rats, les trottinettes,les trottoirs, les pistes cyclables, les logements sociaux, les chantiers, les trous, les friches, les touristes, les loyers, la dette, la circulation, l'insécurité, la « mondialisation des magasins » (sic).

L'air du catalogue, en quelque sorte...
Je précise que ne votant pas personnellement à Paris, je n'écris certes pas pour défendre Mme Hidalgo.

Puis, il reçoit un invité politique.
Hier, en l'occurrence, il s'agissait de Pierre Liscia, élu d'opposition du XVIIIème arrondissement, chef de file du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse.
Quand je vous disais...

M. Liscia a poursuivi dans la même veine que M. Bercoff. Sans surprise.

Il a eu droit à deux questions.

L'une de votre serviteur, qui lui a demandé de préciser ce qu'il entendait par le fait que, je le cite, « Dans Paris, il y a des écoles qui ne sont plus fréquentables. »
Bien que se défaussant sur des propos soi-disant tenus par M. le Recteur de l'Académie de Paris, on comprenait évidemment que selon M. Liscia, certains parents de têtes blondes ne voulaient plus scolariser leurs enfants dans des écoles sans autres têtes blondes. Des écoles qui selon lui ne sont donc plus "fréquentables".
Comprenne qui veut, comprenne qui peut...

Et puis, il a eu droit également de la part d'un autre spectateur à une deuxième question concernant la concentration de théâtres parisiens dans les mains de propriétaires qui feraient passer la culture après l'argent.
La réponse de M. Liscia attira à ce dernier un définitif et sonore « Mais c'est idiot, ce que vous dites ! » de la part d'un de mes voisins, qui fut très applaudi.

M. Liscia repartit alors dans la pénombre assister à la fin du spectacle...

La troisième partie fut consacrée à la célébration du Paris « éternel », grâce notamment à des chanteurs à grande sensibilité de gauche : Vian, Barbara, et j'en oublie...

Car, qui dit cabaret, dit spectacle musical, bien entendu.
Une chanteuse et un "chanteur" interprètent les titres choisis pour illustrer la ville-lumière.

La soprano Emmanuelle Goizé est à son habitude irréprochable.
Elle constitue même le grand intérêt du spectacle.

Son interprétation de ces chansons figurant au patrimoine national est à chaque fois un moment très attendu. Changeant souvent de costumes, d'accessoires, sa technique vocale impressionnante, son timbre suave, velouté et sa large tessiture côtoient une très jolie force comique.

Un autre « chanteur » se tient à ses côtés, voulant se donner des airs de Michel Fau.

Pour terminer ce papier, je vais me répéter.

Il n'est pas question pour moi de remettre en cause la pluralité démocratique des opinions politiques, y compris celles illustrées dans un spectacle de cabaret, et ce, durant deux heures.
Il faut juste que chaque spectateur potentiel sache à quoi s'attendre, en plus de l'immense talent d'Emmanuelle Goizé.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor