Cavalleria Rusticana / Sancta Susanna

Cavalleria Rusticana / Sancta Susanna
  • Opéra Bastille
  • Place de la Bastille
  • 75012 Paris
  • Bastille (l.1, l.5, l.8)
Itinéraire
Billets de 5,00 à 180,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Un petit village de Sicile, le jour de Pâques. Mélancolique, Santuzza cherche Turiddu, l’homme qu’elle aime. Avant son départ pour l’armée, il avait aimé Lola.

Mariée à Alfio, celle-ci a reconquis le cœur de Turiddu... C’est sur les conseils de Puccini que Mascagni, en 1889, choisit une pièce de Giovanni Verga pour répondre à un concours de composition.

La création de l’œuvre, après que Mascagni a remporté le concours, vaut un triomphe sans précédent au jeune compositeur de vingt‑six ans. Les reprises s’enchaînent rapidement et l’histoire de cette communauté d’hommes et de femmes, déroulant peu à peu les ingrédients d’une inexorable tragédie, connaît rapidement un succès européen. ElĪna Garanča puis Elena Zhidkova prêtent leur voix à la poignante Santuzza.

 

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Toutes les critiques
21 déc. 2016
8/10
30 0
Comme le signale le commentateur précédent, la mise en scène de ce Cavalleria Rusticana est une vrai réussite et nous permet de toucher l'atmosphère de ce village sicilien. Atmosphère retransmise également par la magnifique musique de cet opéra interprétée comme à son habitude à la perfection par l'orchestre de l'opéra de Paris, cette fois sous la direction de Carlo Rizzi. Un immense coup de cœur pour l'intermezzo enchanteur...
L'intrigue est par contre effectivement d'une grande banalité...

Sancta Susanna, opéra allemand de Paul Hindemith un militant de la musique d'avant garde, je m'attendais au pire... Une très bonne surprise avec un opéra court mais très intense dans une atmosphère électrique et une mise en scène grandiose. Il y a-t-il un message dans cette pièce ? En tout cas on en ressort très intrigué.

Pour la dernière représentation les places sont à 50 euros dans les meilleures catégories, cela vaut vraiment le coup.
4 déc. 2016
7,5/10
34 0
Couplage inédit du célèbre opéra de Mascagni avec celui bien moins connu et plus ardu de Hindemith.

Difficile de trouver un véritable lien entre les deux qui n'ont en commun ni le style, ni les sujets abordés, ni l'époque... Il faut peut-être chercher dans les mises en scène de Mario Martone une certaine manière de représenter la religion, pourtant très peu présente dans Cavalleria hormis le contexte temporel de Pâques. C'était néanmoins l'occasion d'assister à une rare représentation de Sancta Susanna.

La mise en scène de Cavalleria Rusticana m'a époustouflé! Totalement minimaliste, zéro décors, et pourtant trois ambiances bien différentes (une église, la place du village, une maison) basées uniquement sur les acteurs, et en particulier sur le chœur, que j'ai rarement vu aussi bien dirigé. L'idée de faire se dérouler l'action dans les derniers rangs de la congrégation réunie à l'église était excellente. Le face à face entre Turridu et sa mère était saisissant, uniquement éclairé par des douches. Bien sûr un tel minimalisme est parfois en décalage avec le texte: Mamma Lucia invite Santuzza à "entrer dans sa maison", la cantatrice désignant alors la chaise à côté d'elle, puisque Martone a placé l'action dans l'église... Excellente distribution avec Elīna Garanča en Santuzza et Yonghoon Lee en Turiddu.
La musique ne m'a pas vraiment emporté, malgré quelques beaux arias, et l'histoire se résume à un fait divers banal: une femme trahie, un mari trompé pas content.

Celle de Sancta Susanna est bien plus intrigante: une nonne se voit dévorée par une passion charnelle pour le Christ. C'est un opéra teinté d’expressionnisme allemand, avec une musique tirant vers l'atonal, et un livret non linéaire, qui nous plonge dans la même confusion que son héroïne, une œuvre qui m'a vraiment passionné. J'ai été moins convaincu par la mise en scène; pourtant chaque élément était réussi pris indépendamment: la scène était presqu'entièrement bouchée par un mur avec la cellule monastique se découpant en plein milieu; le fantôme d'une nonne emmurée progressait de manière inquiétante dans les sous-sol du couvent hantés par une énorme araignée, un gigantesque crucifix descend en fond de scène... Mais cette idée de restreindre l'espace scénique à une cellule, où se passe 90% de l'oeuvre, est un peu extrémiste; une scène de la taille du théâtre de poche Montparnasse face à 2700 personnes, toute l'action portée sur un seul plan en avant de la scène, ce dispositif m'a paru vraiment contraignant. En étant sur le côté de l'orchestre je n'ai pas tout vu, je doute que le public du deuxième balcon ait pu voir l'araignée emporter le fantôme, par exemple. Là encore rien à redire sur la distribution, fiévreusement menée par une Anna Caterina Antonacci possédée par son rôle.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor