After the end

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Dans « After the End » Louise se réveille dans un abri souterrain antiatomique.

Elle ne se souvient de rien. Mark dit l'avoir sauvée suite à une explosion nucléaire, provoquée par des terroriste. Dans cet espace confiné où tout est rationné, même l’air que l’on respire, ils se retrouvent face à face.

Se joue alors un « pas de deux » entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps, en proie au délire dans ce lieu qui est nulle part. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime. 

 

Square Wyszynski, Paris

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Il y a 16 heures
8,5/10
0
Il y a lui, Mark, peu sûr de lui et pourtant si déterminé, à la fois extrêmement fragile et courageux ; puis il y a elle, Louise, l’inverse de lui, en apparence forte et énergique, « populaire » et audacieuse dont la fragilité se dévoilera au fur et à mesure jusqu’à la briser totalement.

L’intrigue se passe dans un abri atomique, Mark a sauvé Louise et lui « propose » de rester dans sa retraite, de partager ses provisions et sa survie… mais le prix à payer n’est-il pas trop élevé ? Qu’attend-il réellement en échange ?

Cette pièce, à l’écriture si particulière de Dennis Kelly, à la fois contemporaine, directe et cinglante est un pur bonheur. Un huit-clos fort et dense dont le suspense nous happe littéralement. L’ambiance est tendue, les relations complexes et l’intrigue parfaitement construite.

La mise en scène est simple et efficace, le décor réaliste et très crédible. Le jeu des deux comédiens est mis au centre. C’est un jeu vrai et sincère, efficace et juste, et parfaitement adapté à l’écriture de Dennis Kelly.

Au fond de cet abri, loin de tout, les instincts primaires réapparaissent, les rapports de force fluctuent, c’est une bataille pour la survie, une lutte de territoire…

Véritable face à face, un duel au cours duquel chacun doit étudier son partenaire, mesurer sa force et sa sincérité avant d’abattre ses cartes et de gagner la partie… ou la perdre.

C’est là une des forces de la pièce. L’écriture ainsi que le jeu volontairement ambigu des comédiens ne nous permettent pas de prévoir la fin de l’histoire. Même si l’on peut assez vite deviner certains éléments de l’intrigue, l’issue reste incertaine.

Les menaces terroristes actuelles, la terreur instaurée par ce risque d’attentat qui semble omniprésent rend la pièce tristement réaliste et donc d’autant plus prenante.

Pièce forte dont les enjeux sont vitaux et où la violence psychologique est au cœur des relations.

A voir !
8 sept. 2020
8/10
3
Dans le cadre d’Un Eté Particulier organisé par la ville de Paris, j’ai assisté en bonne compagnie à une représentation d’After the end de l’anglais Dennis Kelly dans un petit square du XIV ème arrondissement.

Louise se réveille dans un abri anti atomique, elle ne se souvient de rien. Mark l’a sauvée d’un attentat nucléaire. Dans cet espace restreint, ils vont devoir cohabiter et des aspects de leur personnalité vont se révéler plus ou moins inquiétants.

Avec ce huis clos, on voit s’installer un rapport de force qui peut à tout moment exploser entre un homme et une femme. Cette pièce de Dennis Kelly de 2005 a des accents de réalité un peu effrayante mais réaliste. Dans cette ambiance au gout de fin du monde, nous découvrons que l’attitude de l’être humain est seule responsable de sa capacité à devenir un monstre.

Quelle bonne idée a eu Antonin Chalon d’avoir mis en scène ce huis clos dans un container, signifiant l’espace confiné de l’abri, en le rendant transparent nous sommes en première ligne les témoins de cet affrontement où tout n’est ni noir, ni blanc. Le décor et les lumières rendent particulièrement bien l’impression d’enferment dans l’abri, on ressent l’exiguïté des lieux, le possible manque d’air, bref il ne faut pas être claustrophobe car l’ambiance est hyperréaliste !

Le texte est fort et le face à face des comédiens est intense. La pièce force notre imaginaire à se demander comment nous réagirions à la place des protagonistes. Les comédiens Nicolas Avinée et Marie Petiot sont époustouflants, leurs dialogues mais aussi leurs gestuelles sont autant de coups glaçants que nous ressentons tout au long de la pièce.

Il y a 4 chapitres dans cette pièce et personnellement j’aurai aimé m’arrêter à la fin du troisième mais le quatrième chapitre ne démérite pas, c’est juste qu’il confirme ce que je pensais à la fin du troisième sans avoir eu de preuve tangible. J’aime quand mon imagination me permet de voir différentes fins et de les challenger entre elles.

Une expérience d’immersion que je vous recommande.

Au square Wyszynski (Paris 14) à 20h45 jusqu’au 12 Septembre, gratuit sur inscription.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor