Critiques pour l'événement Skorpios au Loin
14 nov. 2018
7/10
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La pièce commence sur le pont du Christina, le yacht d’Onassis, qui s’apprête à appareiller pour une croisière en méditerranée. La rencontre entre Winston Churchill et Greta Carbo est bien décrite mais ça manque de rythme et de rebondissement voire de musique, la présence de la Calas sur le bateau aurait pu en être le prétexte.

C’est l’histoire de la rencontre d’un Premier Ministre impotent, dans un fauteuil roulant à l’automne de sa vie et d’une actrice qu’il admire tant au crépuscule de sa carrière. Il ne voit en elle que la star alors qu’elle aurait aimé qu’il vit la femme.

Malgré le jeu des talentueux Niels Arestrup et de Ludmila Mikael, qui incarnent parfaitement leurs personnages, on reste sur notre faim comme Skorpios au loin !
4 nov. 2018
6/10
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Une traversée bien monotone !

C'est pourtant une affiche de rêve qui nous a attiré aux Bouffes parisiens : deux comédiens prestigieux, un metteur en scène de talent, un décor époustouflant.

Et pourtant malgré le jeu magnifique de Niels Arestrup, il n'y a pas vraiment de vagues, ni d'éclaboussures sur le pont du Christina O...

Le texte, malgré quelques très bons mots de Churchill, est assez plat. Soit, les deux légendes ont eu en commun une enfance difficile, mais il eut été plus captivant de savoir comment ils avaient réussi à transformer ce handicap afin de devenir les icônes que l'on sait.

Finalement, la rencontre n'a pas vraiment lieu, rien de passionnel ni d'explosif ne se passe ... le venin de la mythique Skorpios reste bien au loin.

Le yacht a pris la mer, mais les protagonistes sont restés sur le quai !
21 oct. 2018
7,5/10
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Que s’est il vraiment passé ? On ne sait pas vraiment. Il ne subsiste nulle trace de cette rencontre entre deux monstres (chacun dans son domaine) : la Divine d’une part (Greta Garbo, magnifiée par la trop rare au théâtre Ludmila Mikaël) et le Vieux Lion de l’autre (Winston Churchill incarné par un Niels Arestrup magnifique). Mais elle a eu lieu sur le yacht du richissime Aristote Onassis le Christina O.

Churchill est déjà à bord depuis la veille quand le yatch appareille en retard… En retard car Greta Garbo a conduit toute la nuit pour rejoindre le bateau à l’invitation du milliardaire et c’est sur le pont qu’a lieu leur première rencontre alors que le yacht part pour Skorpios… Le ‘plus grand des Anglais’ est un admirateur inconditionnel de la ‘Reine Christine’, il a vu tous ses films alors qu’il est vieillissant et diminué par un AVC, il passe son temps dans un fauteuil roulant. Il veut la convaincre de revenir devant les caméras qu’elle fuit, elle préfère l’ombre et la solitude qu’elle connait bien.

Comme il n'y a pas de traces de cette rencontre, c’est l’auteur Isabelle Le Nouvel qui en se documentant sur les deux célébrités a imaginé cette rencontre et ces dialogues et je dois dire que j’ai vraiment apprécié cette ambiance, un peu pesante, feutrée pour la plupart du temps qui correspond, quand on est sur un bateau, au bercement indolent de la mer Méditerranée. Les deux se découvrent, se posent des questions et puis Churchill n’y tenant plus, révèle ce qui lui tient à coeur.

L’atmosphère est superbement rendu avec un jeu sur les lumières du ciel : l’aube, puis le crépuscule et à nouveau la naissance du jour. On pourrait bien sur trouver la mise en scène statique mais personnellement ça ne m’a pas dérangé, Churchill est souvent en mode contemplatif dans son fauteuil devant les toiles qu’il peint. La mise en scène de Jean-Louis Benoit est toute en douceur.

Les deux comédiens sont superbes et ils sont accompagnés par un troisième larron qui a le mérite d’exister entre les deux légendes : Baptiste Roussillon qui campe le stewart Nicklaus, il apporte des intermèdes légers et son rôle est appréciable.

J’ai été charmée par cette rencontre esquissée.