Critiques pour l'événement Parlons d'autre chose
6 déc. 2018
10/10
5 0
J'ai découvert "Parlons d'autre chose" au théâtre Tristan Bernard et j'ai tout bonnement adoré.

Les neufs comédiens sont formidables, dynamiques, vrais et touchants. Ils nous emmènent par la main dans leur monde plein de doutes, de peurs, d'angoisses mais aussi d'espoirs. On ressort de cette pièce tout retourné mais plein d'espoir envers cette jeunesse qui a tant de choses à dire et à vivre !!

En bref, j'ai adoré. Courez y !
29 nov. 2018
8/10
8 0
8 filles, et 1 garçon. Ils sont en Terminal, ils ont leurs codes, leur langage, leurs secrets.

Ce sont des adolescents, des « presque adultes ». Ils testent leurs limites, s’interrogent sur leur avenir, sur la société qui les entoure, sur leurs parents, et également sur eux, sur leur rapport au monde et aux autres. Beaucoup de questions sans réponses, mais a-t’on déjà les réponses à cet âge (ou jamais d’ailleurs) ?

La mise en scène, fluide et cohérente les accompagne parfaitement.

Les comédiens sont impliqués et présents à 100%. On ressent en effet énormément d’énergie et d’engagement dans cette troupe. On perçoit d’ailleurs qu’il y a beaucoup d’eux-mêmes dans ce texte écrit par Léonore Confino suite à un travail plateau.

Un texte, comme l’auteur nous y a habitué, sans fioriture, percutant et terriblement efficace.

L’ensemble est à la fois questionnant et divertissant ! A voir !
23 nov. 2018
8/10
5 0
C’est un beau morceau de bravoure.
Il ne s’agit pas d’adolescents, ils ont tous entre 17 et 20 ans et déjà, ils en savent beaucoup, ils ont déjà tout vu et déjà ils ont souffert, déjà les frustrations et les combats commencent
La forme très astucieuse de la bande de lycéens permet cette réflexion de groupe, mais fondamentalement, leurs questions sont celles de tous les humains, de toutes les femmes en particulier.
C’est juste un peu plus violent et brutal que ce que l’on a coutume de voir et d’entendre, et par moments, un peu trash, exprès.
Parce que la société dans laquelle ils essaient de se frayer une place est violente et trash.
Je trouve donc que c’est bien vu et bien envoyé !
8 mars 2017
8/10
57 1
Vu à Avignon l'été dernier, je l'ai revue il y a peu au théâtre du Funambule, et rien n'a changé (ou presque), toujours un véritable vent de fraîcheur qui fait du bien !

9 comédiens au plateau (disons plutôt 8 comédiennes et 1 comédien), des répliques croustillantes, entrecoupées de chansons interprétées a capella avec des harmonies qui peuvent faire monter les poils (comme dirait un certain pianiste jazz), et une mise en scène rafraîchissante.
Tous les ingrédients sont là pour passer une soirée amusante, et l'essai est transformé !

Courez y il ne reste plus que quelques dates !
29 janv. 2017
9/10
96 0
Parlons d'autre chose est une très belle pièce de théâtre.

Léonore Confino nous livre avec justesse les préoccupations de l'adolescence et de la jeunesse. De la difficulté à être une femme, à celle de trouver l'amour et de savoir quelle place ces ados auront dans la société.
Ces préoccupations, tangibles et réelles me font penser à mes propres réflexions au même âge.
Catherine Schaub, par sa mise en scène, n'émousse en aucun cas ce texte. Au contraire, ses chorégraphies, sa précision et son minimalisme poussent et illustrent le propos.

Les acteurs sont bons, très bons.

Rien à redire, à aller voir d'urgence !
15 janv. 2017
8/10
59 0
Superbe texte de Léonore Confino et brillante interprétation de ces comédiens plein de fraîcheur.

C'est une pièce rythmée, qui fait du bien et aborde avec intelligence les angoisses et inquiétudes d'une génération.
9 janv. 2017
8,5/10
45 0
"Il est interdit d'interdire" disaient les étudiants de 1968.

Que pourraient dire ces 9 lycéens de Terminale L du lycée St Sulpice qui nous attendent au fond de la scène du Funambule (tout beau, tout relooké, c'est une réussite !) quand on entre pour s'asseoir ?
Ils sont assis en ligne, chevelure baissée sur le visage, immobiles.

Que pourraient ils dire ? Beaucoup de choses à priori : "c'est à cause de Monsanto, ou d'Amy Whinehouse,..." mais surtout ce que nous découvrons c'est leur vie avec leurs craintes, leurs doutes et c'est magnifiquement restitué.

Il n'y a pas à douter que la plume de Léonore Confino est une nouvelle fois pertinente, aidée par ses complices habituelles Catherine Schaub à la mise en scène et par Magali B pour les chorégraphies. On se régale, tant au niveau visuel (les chorégraphies sont excellentes) qu'au niveau du texte avec quelques expressions finement trouvées.

On nous livre une image de l'adolescence. Il y a un coté clanique dans cette histoire : un clan qui est à la fois fort et fragile, rempli de peurs et de certitudes d'adolescents. C'est beau.
9/10
20 0
À nouveau, Léonore Confino frappe fort et fait mouche. Tout au long de ses pièces, elle s’évertue à regarder à la loupe rieuse, cernée d’une marqueterie élégante, les sujets qui fondent le vivre-ensemble, qui détourent les caractéristiques sociales des relations humaines. Avec une plume un rien satirique, toujours acidulée de gourmandises espiègles et caustiques, cette auteure nous enchante, nous étonne, nous ravit.

Nous réembarquons volontiers dans son univers avec la même attente impatiente et confiante. Mais bien que nous voyions arriver le train, nous sommes à chaque fois et aujourd’hui encore, surpris par ce qu’il sort de ces wagons remplis de vérités pas toujours bonnes à entendre et pourtant… De ces évidences par toujours faciles à admettre et pourtant… De ces leçons de choses pas simples à faire siennes au premier abord et pourtant !

Léonore Confino sait nous parler. Car c’est bien à nous et de nous qu’elle parle. C’est bien de nous-mêmes que nous sourions ou rions, ce sont bien nos émotions qui se jouent là. Nous, hommes et femmes, jeunes ou vieux. La subtilité de cette auteure est si perfide et chaleureuse que nous nous laissons faire par cette bienveillante et malicieuse écriture.

Après les relations au travail avec « Building » ; Les relations dans le couple avec « Ring » ; Les relations dans la famille avec « Les uns et les autres » et « Le bruit de la machine à laver »; L’enfance et la construction de l’identité avec « Le poisson belge », voici venu le tour de l’adolescence avec PARLONS D’AUTRE CHOSE.

Ce tableau sur les ados d'aujourd'hui est sensible, drôle et juste. Il nous parle d’eux comme nous les voyons dans nos expériences ou dans nos souvenirs, dans nos fantasmes ou dans nos peurs. Corrosive mais toujours indulgente, la pièce se présente comme une partition à 9 voix (8 jeunes femmes et 1 jeune homme) et nous offre un spectacle composé de mains de maitre par l’auteure, la metteure en scène Catherine Schaub, la chorégraphe Magali B et le musicien Aldo Gilbert. Des parties chantées, des pantomimes et des danses colorent l’ensemble de ce petit régal théâtral.

Les neuf jeunes comédiens, à l’enthousiasme débordant, jouent, chantent et bougent avec justesse et précision. Ils sont convaincants dans leur interprétation d’adolescents, avec leur niaque parfaitement crédible et leurs troubles émouvants. Ils nous entrainent dans cette folle farandole de paroles d’ados, aux accents véritables du réalisme d’aujourd’hui. Paroles de jeunes contemporains, avec leurs mots et leurs maux, qui font résonner les problématiques universelles de la jeunesse autour de la quête identitaire, de la reconnaissance sociale, de l’appartenance, de l’amitié, de l’indépendance des idées, de la liberté sexuelle, de la prise de risque, de la confrontation au danger et de l’amour.

Un spectacle riche, drôle, agréable, calé au cordeau et très bien joué. À voir sans hésitation.
8 janv. 2017
8,5/10
128 0
C'est une bande de jeunes qui s'éclatent.
Mais pas tant d'éclate que ça, finalement...

Huit filles et un garçon.
Ils nous attendent déjà, au lointain de la scène, assis sur de simples chaises, les cheveux longs rabattus sur le visage.

Ils vont se lever, se présenter : huit lycéens de Terminale L, au lycée Saint-Sulpice.
Etrangement, ils précisent tous que leur casier judiciaire est vierge. (Ou « assez » vierge...)
On comprendra pourquoi plus tard...

Puis, et ce sera finalement le thème principal de la pièce, ils vont nous livrer en vrac toute une série de questionnements, de doutes, d'angoisses, ils vont nous révéler leurs indignations, leurs révoltes vis à vis du monde qui les entoure.

C'est que de nos jours, pas facile d'être jeune, dans le contexte de nos sociétés modernes certes, mais compliquées et souvent désespérantes !

Ils vont nous livrer également leurs éléments de réponse : c'est à cause des terroristes, de Monsanto, de Goldman Saachs, etc, etc...

Un soir, au cours d'une soirée « clandestine », dans lesquelles la petite communauté s'est dotée de ses propres règles, de ses propres lois pour exister, la situation dérape.
(Il vous faudra aller au Funambule-Montmartre pour découvrir le dérapage en question, ne comptez-pas sur moi pour tout vous dévoiler ! )

Léonore Confino, nommée aux Molières dans la catégorie auteur, dissèque presque d'un point de vue sociologique les difficultés de la génération actuelle d'ados.

Mais attention, pas n'importe quels ados.
Ici, nous avons affaire à des jeunes issus de milieux socialement très favorisés, des enfants de CSP++++++.
Ici, pas de mixité sociale, ici pas de blacks, pas de rebeus, pas de pauvres.
Ici, c'est l'uniforme qui prévaut, la petite jupette plus ou moins foncée, et le chemisier plus ou moins clair qui va bien.

Pour autant, leurs interrogations sont vraiment légitimes et méritent d'être écoutées et entendues.

Ce sont de très jeunes comédiens qui interprètent ces lycéens paumés sous leurs dehors sûrs d'eux et provocateurs.

Les neuf sont remarquables de justesse.
Un signe qui ne trompe pas : à la sortie, devant moi, une dame demandait à l'ouvreur : « mais ce sont vraiment des lycéens ? »
Un peu comme si on se demandait à l'issue d'un Roméo et Juliette : « Mais ces deux jeunes comédiens-là, ils habitent vraiment Vérone, et leurs parents ne peuvent vraiment pas se saquer ? »

Oui, ces neuf jeunes sont épatants.
Ils sortent à peu près tous de l'école de théâtre des Enfants terribles, et l'on sent déjà bien l'esprit de troupe.
Ils se connaissent, ils ont déjà beaucoup joué ensemble, et ils prennent un évident plaisir à se trouver sur un plateau.

Ils sont très drôles, également.
On sent déjà le métier, on devine aisément une expérience certaine au delà d'une vraie fraicheur juvénile.

La metteure en scène Catherine Schaub a eu les moyens se montrer très exigeante.
Sa mise en scène est en effet précise, tendue, sophistiquée.
A aucun moment, à une exception près, les neuf ne quitteront le plateau, ce qui était une sacrée gageure.

Certains passages (je ne parle pas ici des scènes dansées) sont même pratiquement chorégraphiés.
L'espace est totalement occupé, y compris les rangées de la salle, pour une scène drôlissime et très maligne où les neuf descendent du plateau poser leurs questions aux spectateurs.

(Votre serviteur s'est retrouvé ainsi à devoir méditer sur l'acceptation ou non de son âge...)

Une autre scène est particulièrement réussie : la scène où Léonore Confino et Catherine Schaub démontrent le fait que cette génération est avant tout une génération « connectée ».

On l'aura compris, nous est proposé un théâtre intelligent, en prise totale avec le monde qui l'entoure, et qui le questionne habilement, ce monde-là.
Un théâtre qui nous permet de réfléchir sur le sort de cette génération peut-être pas perdue mais qui se cherche, et ce, de plus en plus.
Et l'on comprend vite qu'au-delà de toutes les facilités apparentes qui semblent être mises à disposition des « jeunes d'aujourd'hui », il est de plus en plus difficile d'avoir 18 ans de nos jours.

Merci beaucoup, jeunes gens, pour ce beau moment théâtral !
UNE COMMUNAUTÉ SOUDÉE

Ils sont 9 : huit filles et un garçon. Ils ont entre 17 et 20 ans. Ils sont en terminale L. Une communauté soudée, munie de ses règles, de ses codes. Ils ne se quittent jamais vraiment : s'ils ne sont pas au lycée ou en soirée ils restent connectés grâce à leurs ordinateurs, leurs smartphones, leurs forfaits illimités.

Ils n'ont connu que "la crise". Enfants de la génération de mai 68 ils vivent cernés par les interdits fixés par leurs parents. N'est-ce pas un comble de la part de ceux qui couvraient les murs de "il est interdit d'interdire" ? C'est une génération en colère. C'est à cause d'Amy Winehouse. C'est à cause de l'espoir. L'espoir ? Quel espoir ? Une génération qui veut mener sa révolution assise derrière son ordinateur, dans une solitude illimitée, qui ne rêve pas mais se demande seulement "comment s'en sortir". Triste constat.

Alors pour oublier cette peur permanente, pour oublier que l'amour ce n'est bien que chez les vieux, que l'image de la femme c'est celle de cette chanteuse internationale qui n'a plus besoin du rappeur pour réussir dans l'industrie du X, pardon dans l'industrie du disque, il y a les soirées. Ces espaces de liberté. Mais "sait-on ce que c'est que d'être libre ?".

Telles des amazones les filles se veulent combattantes, guerrières, fortes, indépendantes. Tel Achille, Tom est le seul admis dans le cercle. Jusqu'à ce 2 mai 2016 où les choses ont dérapé.

ECRITURE COLLECTIVE

PARLONS D'AUTRE CHOSE est une création collective née de la rencontre de jeunes comédiens âgés de 19 à 25 ans avec deux artistes expérimentées : Léonore CONFINO et Catherine SCHAUB. La première a aidé à l'écriture, la seconde a mis en scène les émotions, interrogations, espoirs de ces jeunes réunis au sein du collectif BIRDLAND.

Un projet qui ne se veut pas que culturel. L'objectif du collectif, en plus d'avoir pu présenter son travail à Paris au Théâtre de Belleville et à la Pépinière Théâtre, et de le porter auprès des acteurs de la vie éducative, professeurs et lycéens, pour en faire un objet socio-éducatif source de tables rondes et d'ateliers.

UNE OEUVRE ORIGINALE

Grâce à une écriture directe, jeune, impertinente, pleine d'humour le collectif BIRDLAND nous interpelle, au sens propre comme au figuré, nous étonne, nous dérange parfois, nous déroute, nous émeut, nous touche au cœur.

Les 9 jeunes comédiens sont bourrés de talent, plein d'énergie. Ils secouent le public et tout parent devraient non seulement écouter mais aussi entendre ce que cette jeunesse souvent incomprise a à nous dire.

En bref : Avec PARLONS D'AUTRE CHOSE le collectif BIRDLAND dresse le portrait d'une génération asphyxiée. Une oeuvre originale qui questionne et émeut. Un spectacle actuel. Une parole libérée qu'il faut entendre.
22 août 2016
8/10
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Nous avions déjà pu admirer le talent d’écriture de Léonore Confino dans le Poisson Belge. Cette jeune auteure récidive avec Parlons d’autre chose, dans un style toujours aussi surprenant, interpellant et ouvrant un réel débat de société. Au Nouveau Ring, en plein cœur du festival d’Avignon, nous découvrons, enthousiastes, cette pièce coup de poing et coup de cœur qu’il est plus que nécessaire de voir, avec des ados ou de jeunes adultes de préférence, ou bien seuls pour méditer sur une cruelle réalité.

Ils sont neuf, huit filles et un garçon, Tom. Tous sont en classe de Terminale L. Ils forment un groupe uni, soudé, toujours ensemble, en réel ou en virtuel grâce aux nouvelles technologies avec lesquelles ils ont grandi. Mais ils ne sont pas pour autant armés pour affronter le monde et vivre ce passage à l’âge adulte. Ils ont beau avoir leurs règles, leurs codes et se compléter pour avancer ensemble, un jour, tout bascule ! Un dérapage comme il en existe dans la vie à trop vouloir chercher l’échappatoire, l’exutoire d’une société étouffante, normée et cruelle. Ils sont tous épris de liberté, ayant pour modèle Amy Winehouse ou Lady Gaga, connectés avec le monde entier, élevés aux forfaits illimités et affirmant que « cette liberté, on la reprend tous en chœur ».

Le regard que pose Léonore Confino sur ces adolescents est comme une radiographie légèrement retouchée. Avec humour et gravité, elle nous montre le fruit d’observations fines et réelles de comportements humains, comme elle sait si bien le faire. Il en ressort presque un manifeste avec en ligne de mire, une lueur d’espoir. Son écriture nous interpelle, dérange, bouscule, percute, émeut en plaçant sous son microscope les passions, les inquiétudes, les espoirs et les désillusions d’un groupe. Cette pièce chorale, collective, exprime la fougue et la colère mais nous parle surtout de l’être humain dans sa complexité d’existence et met en lumière une jeunesse en proie à un acte de résilience qui croit encore pouvoir réinventer le monde. Les rythmes varient, changent comme cette existence qui alterne les instants. Le collectif se connecte à son corps et évacue ses peurs, pour être bien vivant et en mouvement !

L’affrontement, le jugement, la peur… tous ces thèmes sous-jacents surgissent au passage délicat de l’enfance au monde adulte, avec tout ce qu’il comporte d’angoisses, de pression, d’espoirs et de rêves. Le collectif Birdland est pleinement investi dans cette création qui a été donnée au Théâtre de Belleville à Paris en juin 2016 avant de parfaire ses gammes à Avignon. Il serait réellement injuste de ne pas citer tous les interprètes mis en scène avec bienveillance par Catherine Schaub. Il y a bien entendu Thomas Denis, bouleversant dans un rôle de bouc-émissaire servant à exprimer toute une violence et une angoisse trop longuement contenues. Et puis il y a ces femmes-enfants, ces amazones qui rêvent de triompher, d’affronter, d’expérimenter à l’aide d’un rite initiatique qui fera entrer péril en la demeure. Aliénor Barré, Solène Cornu, Marion de Courville, Faustine Daigremont, Marguerite Hayter, Elise Louesdon, Camille Pellegrinuzzi, Léa Pheulpin et Mélanie Sitbon font preuve d’une impressionnante et touchante justesse de jeu. Des talents à suivre de près tant il semble évident qu’elles feront toutes bientôt à nouveau parler d’elles.

Alors, ne parlons pas d’autre chose avant d’avoir été nous confronter, ensemble, aux projections de cette jeunesse incomprise et révoltée incarnée par une formidable interprétation collective, un clan à la fois fort et fragile qui porte des individualités et des personnalités saisissantes au sein d’un spectacle d’une nécessité absolue.