Critiques pour l'événement Où est Jean-Louis ?
Cette pièce est pour vous si vous mourez d'envie de faire vos débuts sur les planches. Elle est tout autant pour vous si vous préférez regarder comment des non-professionnels pourront se dépatouiller sur scène et donner la réplique à de "vrais" comédiens.
Le principe est simple. Un des acteurs (le plus souvent Arnaud Gidoin) circule parmi le public à la recherche de volontaires (qui ne sont pas des copains d'un membre de la troupe) qui accepteraient d'endosser le rôle de Jean-Louis et dont il note le prénom (ou le pseudo) sur un petit carnet.
Chaque soir deux hommes et une femme seront les "heureux" élus.
Une fois sa moisson faite il regagne les coulisses et le spectacle commence. Il interprète lui-même le rôle de Philippe, chargé d'organiser une soirée déterminante pour l’avenir de sa boîte, en la présence de ses plus précieux collaborateurs : Valerie (Karine Dubernet), Éric (Sébastien Pierre) et Ben (Alexandre Texier), chez qui la soirée aura lieu.
En attendant l’arrivé d’un potentiel investisseur, Mr Berlot (Loïc Legendre) et en dégustant les petits fours concoctés par Aurélie (Flavie Péan), la femme de Ben, Philippe explique à son équipe qu’il mise tout pour faire redécoller sa boite sur l’arrivée d’un invité mystère, un certain Jean-Louis qui, vous l'avez deviné, n'arrrive pas spontanément puisqu'il est ... dans la salle.
C'est alors que les rideaux de velours rouge se referment et qu'Arnaud réapparait pour désigner le premier Jean-Louis (sur quel critère, cela restera mystérieux).
La seconde fois c'est le premier Jean-Louis qui donnera le nom du suivant (donc en toute impartialité sauf qu'il s'agira d'une personne du sexe opposé).
Gaëlle Gauthier a réussi le pari d'écrire un texte qui puisse supporter une certaine part d'improvisation, d'abord du coté des Jean-Louis qui ne sont pas des professionnels et qui doivent au pied levé se glisser dans le personnage dont on leur souffle (quand même) quelques indications, ensuite du coté des comédiens qui doivent recadrer les propos afin que la pièce se termine comme il est prévu qu'elle s'achève.
Arthur Jugnot met en scène cette pièce-concept qui oscille entre catastrophe, improvisation et interactivité, le tout avec beaucoup de bienveillance pour que cela reste drôle et sympathique.
Evidemment chaque soirée est différente et je connais des spectateurs qui sont allés plusieurs fois à la Michodière, en toute logique. Le soir de ma venue la mayonnaise avait particulièrement pris et j'ai été conquise par le petit grain de folie qui a pimenté la performance. Il faut dire que je connaissais "une" Jean-Louis et je lui tire mon chapeau.
Chaque comédien(e) improvisé(e) repart avec sa photo souvenir et plus encore ... peut-être l'envie de recommencer.
A signaler les soirées spéciales Jean-Louis tous les mercredis pour ceux qui portent ce prénom et qui bénéficient d'une entrée gratuite (sur présentation de leur carte d'identité) 30 minutes avant le début du spectacle.
Le principe est simple. Un des acteurs (le plus souvent Arnaud Gidoin) circule parmi le public à la recherche de volontaires (qui ne sont pas des copains d'un membre de la troupe) qui accepteraient d'endosser le rôle de Jean-Louis et dont il note le prénom (ou le pseudo) sur un petit carnet.
Chaque soir deux hommes et une femme seront les "heureux" élus.
Une fois sa moisson faite il regagne les coulisses et le spectacle commence. Il interprète lui-même le rôle de Philippe, chargé d'organiser une soirée déterminante pour l’avenir de sa boîte, en la présence de ses plus précieux collaborateurs : Valerie (Karine Dubernet), Éric (Sébastien Pierre) et Ben (Alexandre Texier), chez qui la soirée aura lieu.
En attendant l’arrivé d’un potentiel investisseur, Mr Berlot (Loïc Legendre) et en dégustant les petits fours concoctés par Aurélie (Flavie Péan), la femme de Ben, Philippe explique à son équipe qu’il mise tout pour faire redécoller sa boite sur l’arrivée d’un invité mystère, un certain Jean-Louis qui, vous l'avez deviné, n'arrrive pas spontanément puisqu'il est ... dans la salle.
C'est alors que les rideaux de velours rouge se referment et qu'Arnaud réapparait pour désigner le premier Jean-Louis (sur quel critère, cela restera mystérieux).
La seconde fois c'est le premier Jean-Louis qui donnera le nom du suivant (donc en toute impartialité sauf qu'il s'agira d'une personne du sexe opposé).
Gaëlle Gauthier a réussi le pari d'écrire un texte qui puisse supporter une certaine part d'improvisation, d'abord du coté des Jean-Louis qui ne sont pas des professionnels et qui doivent au pied levé se glisser dans le personnage dont on leur souffle (quand même) quelques indications, ensuite du coté des comédiens qui doivent recadrer les propos afin que la pièce se termine comme il est prévu qu'elle s'achève.
Arthur Jugnot met en scène cette pièce-concept qui oscille entre catastrophe, improvisation et interactivité, le tout avec beaucoup de bienveillance pour que cela reste drôle et sympathique.
Evidemment chaque soirée est différente et je connais des spectateurs qui sont allés plusieurs fois à la Michodière, en toute logique. Le soir de ma venue la mayonnaise avait particulièrement pris et j'ai été conquise par le petit grain de folie qui a pimenté la performance. Il faut dire que je connaissais "une" Jean-Louis et je lui tire mon chapeau.
Chaque comédien(e) improvisé(e) repart avec sa photo souvenir et plus encore ... peut-être l'envie de recommencer.
A signaler les soirées spéciales Jean-Louis tous les mercredis pour ceux qui portent ce prénom et qui bénéficient d'une entrée gratuite (sur présentation de leur carte d'identité) 30 minutes avant le début du spectacle.
J'ai trouvé ce spectacle moyen et un peu long.
Il ne colle pas vraiment avec la salle du théâtre de la Michodière.
Réduit dans sa durée, je l'aurais plutôt vu dans un de ces cafés-théâtres comme le Café de la Gare ou le théâtre d'Edgar, ou tout autre endroit interactif scène-public.
Déridant, mais aussi vite oublié, ce spectacle n'a aucun intérêt intellectuel, et comme l'a dit Yves, seul va compter l'interaction comédien/amateur.
Le texte évolue donc en fonction des improvisations plus ou moins heureuses.
Les décors et la mise en scène sont corrects.
Il ne colle pas vraiment avec la salle du théâtre de la Michodière.
Réduit dans sa durée, je l'aurais plutôt vu dans un de ces cafés-théâtres comme le Café de la Gare ou le théâtre d'Edgar, ou tout autre endroit interactif scène-public.
Déridant, mais aussi vite oublié, ce spectacle n'a aucun intérêt intellectuel, et comme l'a dit Yves, seul va compter l'interaction comédien/amateur.
Le texte évolue donc en fonction des improvisations plus ou moins heureuses.
Les décors et la mise en scène sont corrects.
La vraie question n'est pas « Où est Jean-Louis ? »...
L'interrogation principale de la pièce, ce sont Arnaud Gidoin et Loïc Legendre qui la posent avant le lever de rideau à certains spectateurs déjà installés :
« Ce soir, il manque un comédien sur scène. Ca vous dirait, ou pas ? J'prends vot' nom ou pas ? »
Voici le pitch de cette pièce : faire monter sur le plateau trois « Jean-Louis », trois volontaires, un par acte...
Car il faut être honnête : l'histoire de ce patron de PME qui invite à dîner ce fameux Jean-Louis n'a aucune espèce d'importance. Ici, ce qui va compter, c'est l'interaction entre les comédiens et les trois amateurs.
Si vous aussi voulez monter sur scène, si vous aimez l'humour plutôt pipi-caca-prout, le jeu du Loup-Garou (qui dure longtemps), les excentricités capillaires, la vanne récurrente des deux pizzas, les allergies au poulpe, le pelotage intensif de fesses, foncez à la Michodière.
Les six protagonistes font le job, on sent bien leur conviction, survoltés par la mise en scène d'Arthur Jugnot.
Et moi de reposer à nouveau la même question à Arnaud Gidoin : Dites, M. Gidoin, quand vous reverra-t-on enfin dans une pièce du répertoire ?
Vous étiez tellement bien dans "Le plus heureux des trois", d'Eugène Labiche, mis en scène par Didier Long, au théâtre Hébertot...
Vous me disiez hier rêver jouer Puck, dans "Le songe d'une nuit d'été"... Mais quelle bonne idée !
Ah ! J'allais oublier...
Une dernière chose : saurez-vous retrouver le metteur en scène de la pièce, sur l'affiche du spectacle ?
Où est Arthur ?
L'interrogation principale de la pièce, ce sont Arnaud Gidoin et Loïc Legendre qui la posent avant le lever de rideau à certains spectateurs déjà installés :
« Ce soir, il manque un comédien sur scène. Ca vous dirait, ou pas ? J'prends vot' nom ou pas ? »
Voici le pitch de cette pièce : faire monter sur le plateau trois « Jean-Louis », trois volontaires, un par acte...
Car il faut être honnête : l'histoire de ce patron de PME qui invite à dîner ce fameux Jean-Louis n'a aucune espèce d'importance. Ici, ce qui va compter, c'est l'interaction entre les comédiens et les trois amateurs.
Si vous aussi voulez monter sur scène, si vous aimez l'humour plutôt pipi-caca-prout, le jeu du Loup-Garou (qui dure longtemps), les excentricités capillaires, la vanne récurrente des deux pizzas, les allergies au poulpe, le pelotage intensif de fesses, foncez à la Michodière.
Les six protagonistes font le job, on sent bien leur conviction, survoltés par la mise en scène d'Arthur Jugnot.
Et moi de reposer à nouveau la même question à Arnaud Gidoin : Dites, M. Gidoin, quand vous reverra-t-on enfin dans une pièce du répertoire ?
Vous étiez tellement bien dans "Le plus heureux des trois", d'Eugène Labiche, mis en scène par Didier Long, au théâtre Hébertot...
Vous me disiez hier rêver jouer Puck, dans "Le songe d'une nuit d'été"... Mais quelle bonne idée !
Ah ! J'allais oublier...
Une dernière chose : saurez-vous retrouver le metteur en scène de la pièce, sur l'affiche du spectacle ?
Où est Arthur ?
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