Critiques pour l'événement Numéro complémentaire
24 août 2018
4/10
30
Les 1h50 de spectacle m’ont paru terriblement longue et d’un ennui assez profond. Ce spectacle réunit tout ce que je n’aime pas au théâtre : un sujet bateau, des blagues déjà vues et entendues, des clichés poussés à l’extrême, des situations complétement absurdes et insensées, un jeu surjoué…

Le décor a lui aussi souffert avec une fenêtre où le rideau passe à travers, le rideau qui cache les décors pour donner l’impression d’être un appartement chic qui sont mals fixés, des œuvres d’art collées aux tables, un canapé cassé… Faut-il que je continue ? Non car j’ai déjà passé une soirée bien médiocre.

J’aurais aimé rire ou être surprise au moins à un moment mais non. Toutefois, la plupart de la salle était morte de rire. Il faut croire que ce genre de spectacle n’est vraiment pas pour moi.
20 août 2018
5/10
53
Une petite pièce de boulevard, avec des personnages caricaturaux, et des situations prévisibles.

On rit cependant (la scène de la leçon d'oenologie est très réussie), les acteurs en font des tonnes (Claire Conti en tête, dans un rôle à la Maillan), mais on est parfois mal à l'aise face à certaines répliques qui se veulent drôles, mais qui n'évitent pas une certaine condescendance...
26 juil. 2018
7/10
37
En matière de Leblanc, vous connaissiez déjà l’auteur du « Petit cheval de manège ». Non ? Mais si, souvenez-vous il s’agissait de ce personnage prénommé donc Leblanc et dont c’est Juste le prénom. Vous y êtes ? Parfait. Eh bien, maintenant, il faudra aussi compter sur cette famille Leblanc, cristolienne de son état. Aussi, comme aurait dit Mme Musquin : « Allez, hop à Créteil ! »

Rendez-vous est pris dans un appartement propret, sans réel charme et dont la décoration est … toute personnelle. Disons qu’il faut aimer Mike Brant. C’est dans cet intérieur que cohabitent :
Bernard, le père, syndicaliste abhorrant les patrons et le grand capital
Bernadette, la mère, caissière en supermarché et as de la combine pour gruger la grande distribution dans la constitution de ce qu’elle appelle ses « stock-options »
Laetitia, la fille, fan de jet-set et de têtes couronnées

Bien sûr, chaque spectateur attend avec impatience la confrontation de ce petit monde avec la star du petit écran, Jean-Edouard Bernel. Il lui faudra cependant patienter un peu. En effet, les premières dizaines de minutes se concentrent sur la vie de la famille. Une façon de bien installer les personnages et leur vie.

Numéro complémentaire est une comédie, bien évidemment, qui ne recule pas devant les caricatures. Toutefois, la pièce s’y prête bien. Après tout, sans excès, le résultat aurait pu paraître un peu fade. A peine le rideau levé, les premiers rires tombent. Comment ne pas s’esclaffer devant la scène du cours d’œnologie, pur délire humoristique jouant tant sur les répliques que les mimiques des comédiens ?

Une histoire rocambolesque, servie par une distribution plaisante. Alain Cauchy et Claire Conty sont hilarants dans les rôles des parents. Face à leurs pitreries, Anne-Gaëlle Vigneron, interprétant Lætitia, aurait pu avoir du mal à exister. Cela n’est pas le cas. Yves-Batek Mendy hérite d’un rôle délicat, le butler. Quant à Steevy Boulay, il est parfait en Jean-Edouard Bernel, star mondaine aussi maniérée que névrosée.

Derrière le comique de situation, cette pièce met en lumière notre rapport à l’argent, notre relation aux autres ou encore le pouvoir de l’apparence. Vastes débats …

Numéro complémentaire est, en résumé, un concentré de bonne humeur.
19 juil. 2018
6,5/10
40
Dans la famille comédie estivale, je reprendrais bien un peu de mémé Odette et sa suite de numéros du loto, super cagnotte de 25 millions d'euros !!!

Bernard, syndicaliste CGT de la première heure, joue et gagne le pactole !!! Il partage la nouvelle avec Bernadette sa femme, caissière à Carrefour, et sa fille Laetitia, vendeuse d'un magasin de vêtements et fan de la vie des têtes courronnées, dans leur modeste appartement de Créteil. Autant dire que cette famille va basculer dans le monde l'opulence d'un coup et cela va laisser des traces, d'autant que Laetitia rêve d'intégrer la jet set qui la fait rêver dans les magazines people. Bernard tente de réaliser le rêve de sa fille en embauchant un coach et animateur des émissions people de la télé : Jean-Edouard Bernel. Autant vous dire que le coach va en baver pour transformer cette famille qui préfère le Ricard au champagne.

L'exercice est compliqué car il fallait montrer une famille de prolétaires qui va recevoir une fortune et va se transformer en famille mondaine.

Il est très facile de tomber dans la caricature et l'excès néanmoins, l'auteur Jean-Marie Chevret réussi assez bien à équilibrer les situations et il est aidé par le jeu des comédiens qui restent au plus juste : Alain Cauchi est Bernard, l'heureux gagnant, Claire Conti est la mère qui gère parfaitement sa voix entre les cris de poissonnière qu'elle peut pousser, son rire communicatif pas du tout discret et son ton de bourgeoise qui invite Nadine (Mais qui est Nadine ???) à un brunch de sushis créoles (rien que çaaaa !!). Laetitia, c'est Anne-Gaëlle Vigneron qui est une apprentie jet setteuse appliquée. Celui qui fait exploser de rire la salle, c'est Steevy Boulay qui officie en tant que coach nous faisant irrésistiblement penser à Stéphane Bern par moment : il est juste hilarant ! Il est secondé dans sa tache par Yves-Batek Mendy que j'ai trouvé excellent en majordome.

Il y a beaucoup de clichés mais ça passe car les comédiens gèrent leurs personnages sans en rajouter mais c'est le genre de pièce où si un comédien est dans un jour 'sans', le ton ne sera plus pareil et l'effet comique sera amoindri par trop de caricatures.