Critiques pour l'événement J’ai envie de toi
20 nov. 2019
9/10
1 0
Pièce un brin déjantée et délirante déconseillée aux pseudo intellos !
Sébastien Castro a construit une pièce amusante basée sur un scénario original ; bin évidemment du début à la fin rien ne se passe comme prévu et les acteurs bien dans leurs rôles, sont excellents aux côtés d'un Sébastien Castro en pleine forme.
Salle comble et comblée venue passer un moment de détente avec une pièce qui atteint pleinement son coeur de cible : faire rire au premier degré des spectateurs qui viennent pour cela.
17 oct. 2019
9/10
2 0
Le rythme monte crescendo jusqu’au final, désopilant. Les six acteurs sont au top. On rit du début à la fin.
5 oct. 2019
8,5/10
6 0
Qui ne s'est jamais trompé de destinataire en envoyant un SMS ou en répondant à un message Whatsapp ? La seconde configuration est sans doute plus lourde de conséquences car le message arrive alors forcément à quelqu'un avec qui on vient d'échanger. Et si on dit des choses différentes successivement à plusieurs personnes ça peut vite dégénérer... surtout si ce sont ces quelques mots : j'ai envie de toi.

Et si je te pose des questions
(qu'est-ce que tu diras?)
Et si je te réponds (qu'est-ce que tu diras?)
Si on parle d'amour (qu'est-ce que tu diras?)

Le spectacle commence avec la musique composée en 1972 par Véronique Sanson, Chanson sur ma drôle de vie. Le décor représente la double entrée de deux appartements mitoyens au quatrième étage de la toute proche Rue des Martyrs. A gauche habite Youssouf (Sébastien Castro) qui gagne sa vie en gardant des personnes âgées et de l'autre Guillaume (Guillaume Clerice), qui vient d'emménager. Les deux hommes ont des problèmes de copropriété, le premier revendiquant l'espace d'un placard qu'il compte bien récupérer. Pour le moment il a percé la cloison et la situation est un peu délicate puisqu'on peut passer d'un appartement à l'autre sans avoir besoin de faire le détour par le palier.

Si vous ajoutez à cette situation, déjà complexe, l'envoi par Guillaume d'un SMS à la mauvaise personne, et l'arrivée de ladite personne vous avez le point de départ pour une soirée de folie, ponctuée de ressorts comiques incessants, soutenus parfois par des effets spéciaux. Ce soir c'est la mère âgée, muette et handicapée de Sabine (Maud Le Guenedal) dont Youssouf va devoir s'occuper, tant bien que mal.

Christelle (Anne-Sophie Germanaz), l'ex de Guillaume, et Julie (Astrid Roos), sa conquête faite sur Internet se crêperont-elles le chignon ou se trouveront-elles des affinités ? Et si nous ajoutions Gaël, l'actuel compagnon très jaloux et très baraqué de Christelle (Alexandre Jerome) de quel côté la balance penchera-t-elle ?

Youssouf va devoir endosser un rôle auquel il n'est pas préparé bien qu'il estime qu'il est hyper bon en impro. Je n'en dirai pas davantage : Motus et bouche... mais rassurez-vous, personne ne sera maltraité pendant le spectacle.

Tous les ingrédients sont réunis pour passer une très bonne soirée, et rire beaucoup de l'enchainements de quiproquos (qui tiennent la route jusqu'au bout) en compagnie de la joyeuse bande. Cela faisant un moment que le vaudeville ne m'avait pas autant amusée. Bravo !
14 sept. 2019
8/10
3 0
Fan de Sebastien Castro, j'attendais beaucoup de cette pièce, l'une des premières de cette rentrée théâtrale. Je n'ai pas été déçue !

On retrouve sa "patte" tant dans le personnage de Youssouf, gauche et irrésistible, que dans sa plume, mesurée et moderne, avec un style et un jeu qui ont rendu ce comédien incontournable (Une semaine pas plus, ou encore C'est encore mieux l'après-midi, pour n'en citer que deux).

Le reste de la distribution n'est pas en reste, portant et emportant ce texte de boulevard brossé et actuel, et avec eux le public pour une bonne tranche de rigolade.

Les quiproquos s'enchaînent à un rythme effréné, les situations et les dialogues sont maîtrisés, rappelant un "dîner de cons" à la sauce Tinder.

La mise en scène de José Paul sied à ce tourbillon d'évènements et de personnages, dans un décor très réussi de Jean-Michel Adam.

Une comédie légère et efficace qui ne devrait pas manquer d'être un des succès de la saison.
7 sept. 2019
10/10
1 0
Nous avons adoré cette pièce, rigolade assurée du début jusqu’à la fin, ça fait un bien fou.
Je recommande vivement cette pièce à ceux qui veulent passer une bonne soirée.
3 sept. 2019
8/10
3 0
Ah textoter ! de nos jours les doigts effleurent vite, bien trop vite le clavier et voilà Guillaume, charmeur, séducteur, qui se trompe dans son envoi, et c’est son ex Christelle, qui reçoit le message “J’ai envie de toi” destiné normalement à Julie, découverte sur Internet, mais qu’il ne connaît pas de visu ! Tout ça c’est la faute du voisin Yussouf et celui-ci est bien embêté, il a déjà découpé la cloison qui le sépare de l’appartement du jeune homme, en plus, pour arrondir ses fins de mois difficiles, il garde - enfin c’est un bien grand mot - les personnes âgées, pour soulager un peu les accompagnants, Sabine est toute heureuse de confier sa pauvre mère infirme, elle va pouvoir profiter de sa soirée, du moins c’est ce qu’elle croit...

Tout ne se passe pas comme prévu, vous pensez bien, ce serait trop facile… Donc en résumé Guillaume par la faute de Yussouf, va passer la plus mauvaise soirée qui soit ! Christelle va débarquer, et plus tard son compagnon Gaël, jaloux, pas commode qui s’exprime façon SMS, quant à Julie la super mannequin, elle va se tromper d’appartement. Quiproquos, malentendus, incompréhension totale, et comme dans toute bonne comédie à la Feydeau, la penderie joue un rôle important !

Enfin voilà une très amusante pièce, délirante et déjantée, écrite par Sébastien Castro, qui a bien eu raison de sauter le pas. La mise en scène de José Paul, est inventive, drôle, les comédiens sont excellents.
1 sept. 2019
10/10
1 0
Une comédie vraiment hilarante pour bien nous aider à attaquer la déprime de la rentrée !!
1 sept. 2019
8/10
5 0
« J’ai envie de toi » de Sébastien Castro au théâtre Fontaine dans une mise en scène de José Paul est une pièce comique, une comédie de Boulevard bien écrite et bien construite.

Sébastien Castro a enfoui, dans un de ses tiroirs, une pièce qu’il a écrite il y a une dizaine d’années et qu’il n’a jamais relue. Son ami, son complice José Paul trouvait qu’elle avait de bons dialogues, mais pêchait dans sa construction.

Ces deux compères connaissent et comprennent toutes les ficelles du Boulevard. Dernièrement faute de trouver une bonne pièce comique, ils avaient actualisé et monté « C’est encore mieux l’après-midi » de Ray Cooney dans une adaptation de Jean Poiret. Les voir tous les deux sur scène était un pur régal.
Ok c’était bien dit José Paul, mais la prochaine mission sera de créer une nouvelle pièce : Sébastien Castro sans rien dire à José Paul se mit à l’ouvrage et lui proposa un texte sans lui dire dans un premier temps qu’il était de lui. Les semaines passèrent et entre deux représentations de « C’est encore mieux l’après-midi » José Paul lu la pièce et dit en substance à Sébastien Castro, sans lui faire part de sa lecture, « il faut que l’on se parle ». Sébastien Castro tétanisé répondit ok et José Paul après quelques effets lui prononça les mots magiques : « C’était super ! ».
Et voilà en résumé comment est née cette superbe pièce que Sébastien Castro nous présente aujourd’hui au théâtre Fontaine : « J’ai envie de toi », sa première pièce sur scène !
Un boulevard c’est comme une maison, sans de bonnes fondations, elle s’écroule. Pour une pièce de bons dialogues ne suffisent pas, il faut une bonne construction et surtout qu’elle ne se voit pas.
Sébastien Castro a su tirer pleinement profit des conseils de José Paul, qui cette fois-ci ne signe que la mise en scène, et quelle mise en scène, efficace et comme toute bonne mise en scène, elle ne se voit pas. Le décor de Jean-Michel Adam tient sa promesse et répond parfaitement à l’intrigue et à la mise en scène.
José Paul a insufflé un rythme tirant partie du savoir faire de Sébastien Castro de son sens de la rupture, qu’il maîtrise à merveille avec ses intonations particulières.

Guillaume distrait par son voisin au nom très exotique qui vient de lui fracasser la cloison de son placard (mitoyen à son appartement dans lequel il est en train d’emménager) se retrouve nez à nez avec lui et agacé, par erreur envoie le message « J’ai envie de toi » à son ex-compagne Christelle plutôt qu’à la supposée sublime créature Julie qu’il souhaite rencontrer pour la première fois. Pour corser le tout, il ne l’a jamais vue.
La soirée s’annonce donc des plus folles et vous vous en doutez va dégénérer crescendo provoquant rire sur rire jusqu’au final explosif !

Une très belle construction, certes classique : X rencontre Y alors qu’il ne le devrait pas, Y rencontre Z et…c’est le début d’un cercle infernal. Cette construction n’est pas sans rappeler celle des pièces de Ray Cooney, le roi du Boulevard mais qui a fait ses preuves, et qui va provoquer des rebondissements en pagaille, avec à la clé comme il se doit de nombreux quiproquos servis par des dialogues surréalistes qui font mouche à chaque fois. Des dialogues, dans leurs tournures, qui m’ont remémoré des scènes des pièces de Marc Camoletti ou de Francis Veber, à vous de les découvrir.
Sébastien Castro n’a pas à rougir de son travail, de son écriture, qui font merveille.

Une comédie qui nous plonge efficacement dans les thèmes actuels de la vie de tous les jours, la rencontre via les sites, du virtuel à la réalité avec ses surprises, le « papysitting » (le pendant du babysitting), la jalousie, mêlant la loufoquerie à la tendresse.

Sébastien Castro et José Paul se sont entourés d’une belle brochette de jeunes comédiens très talentueux, motivés, bien dans leurs rôles, expressifs à souhait.
Maud Le Guénédal, Guillaume Clerice, Anne-Sophie Germanaz, Astrid Roos et Alexandre Jérôme en complément de leur capitaine Sébastien Castro forment cette belle équipe de ping pong où les répliques fusent dans le bon ordre et avec justesse.

En cette rentrée accompagnée de la prise de bonnes résolutions, prenez celle de faire travailler vos zygomatiques et courez voir cette comédie qui fait rire sainement. Elle a de beaux jours devant elle, c’est tout le mal que je lui souhaite !
1 sept. 2019
8,5/10
32 0
Ca devait bien arriver un jour !

Sébastien Castro est passé à l'acte ! Enfin !

Entendons-nous bien, cet acte-là, c'est l'écriture de sa première comédie.
Une comédie de boulevard, évidement, ce genre auquel M. Castro reste fidèle.

Le titre de sa première œuvre ne souffre aucune équivoque.
J'ai envie de toi... prononcer ou écrire une telle phrase ne laisse guère planer d'ambiguité sur les intentions de celui ou celle qui la prononce ou l'écrit, cette phrase-là...
Comme une évidence... Même que plus évident, ça ferait trop !

« J'ai envie de toi », c'est ce que textote Guillaume à Christelle, alors qu'il pensait l'envoyer à sa petite amie Julie...

Va s'ensuivre toute une série de quiproquos, de gags, de gaffes, qui vont rendre cette comédie hilarante, déjantée, surréaliste. Bref, une comedie de boulevard d'une redoutable efficacité.

Il faut dire aussi qu'à la manœuvre, nous trouvons José Paul, complice de longue date de l'auteur, qui met en scène tambour battant les six comédiens-comédiennes. Ca pulse, ça n'arrête pas, ça fuse !

La première grande réussite de l'entreprise, qui saute immédiatement aux yeux, c'est l'idée scénographique du décor de Jean-Michel Adam qui engendre la dramaturgie.
Un décor que n'aurait pas renié un certain Georges Feydeau.

Deux appartements reliés d'une étrange façon (je n'en dis pas plus, la trouvaille est épatante), et un palier. Nous sommes vraiment dans un décor vaudevillesque.
Pour claquer, les portes vont claquer. Même s'il n'y a par moments pas de porte...

Une autre excellente idée, c'est le support « téléphone ».
Un comédien qui enchaîne gaffe sur gaffe au téléphone, on pense évidemment à Jacques Villeret dans Le dîner de cons.
Ici, l'auteur-comédien démultiplie ces bévues pour porter le procédé à son paroxysme. De ces énormes bourdes va découler le restant de la pièce.

Sébastien Castro est ce personnage, un certain Yussuf, le voisin de Guillaume, et par qui les catastrophes vont arriver.
Airs de chien battu, voix qui plonge subitement dans les graves, ruptures hilarantes, paupières qui tombent, Castro s'en donne à cœur joie !
Son duo avec Guillaume Clérice, (le voisin de palier) fonctionne comme l'auguste et son clown blanc.

Autre réussite : le personnage interprété avec une réelle efficacité par Alexandre Jérôme, qui parle en ne finissant pas ses phrases.
J'ai immédiatement pensé au chanteur Jean-Michel Pasdechute, le personnage de Kad Mérad, qui ne finissait pas les phrases des chansons. Ici, le procédé fonctionne à …........................ , on est mort de …................. ,

Et puis Sébastien Castro ne craint pas de se moquer et rire du handicap et de la mort.
Oui, on peut vouloir et réussir à faire rire de tout, à condition que ce soit drôle ! Et ici, c'est vraiment le cas.
Impossible de rester de marbre à certaines situations.

Trois comédiennes tiennent tête aux trois garçons, Melles Maud Le Guénégal, Anne-Sophie Germanaz et Astrid Roos. Elles aussi « assurent grave ». Il n'y a pas de petits rôles.
Sur scène règnent un bonheur de jouer et une réelle complicité. J'en veux pour preuve certains fou-rires intempestifs.

On l'aura compris, voici une comédie de boulevard qui fonctionne du feu de ................... .
On passe un très bon moment, on rit beaucoup. Un signe qui ne trompe pas : à la sortie, certains spectateurs reprennent des éléments de tirades de la pièce.

De la très belle ouvrage dans un genre qui a toute sa place dans la palette dramaturgique théâtrale.
M. Castro, pour un coup d'essai, c'est un coup de …...................