Ses critiques
13 critiques
7,5/10
Est-il bon de s’obstiner pour obtenir la vérité ? Ou pour la cacher ? Ou pour l’ignorer ?
14 ans que le père n’a pas vu son fils. 14 ans de silence ? Non. Plutôt d’ostinato, un mouvement rythmique de jazz lancinant qui se répète inlassablement, une passion qui se partage, qui se transmet, variation après variation. Des échanges par procuration, par l’intermédiaire de journaux, de lettres, de coups de téléphone, mais pas de vraies paroles pour exprimer la vérité. Seulement des piques, des mesquineries, des colères pour les choix de l’un ou de l’autre.
Le très beau décor de la vieille maison pleine de souvenirs à flanc de falaise nous amène au cœur de la retraite du père, au bord de la mer. La musique jazz enveloppe le tout d’une atmosphère particulière, berçant autant que le flot des vagues en contrebas.
Le jeu des acteurs est saisissant dans ce huis clos tendu.
Claude Aufare interprète avec une très grande justesse ce père bougon mais tellement attachant avec ses petites manies.
Ses partenaires ne sont pas en reste, donnant du corps et du répondant à leurs personnages respectifs
À travers des dialogues fins, ils nous révèlent petit à petit ce qui lie et à la fois sépare les trois protagonistes prisonniers d’un secret qu’ils connaissent tous mais qu’aucun ne s’avoue.
La mise en scène épouse le texte pour nous amener au plus près des confrontations inévitables entre le père, le fils et Mado. Des allers-retours qui frisent à l’obstination.
Un drame presque tchékovien avec un petit goût d’inachevé.
14 ans que le père n’a pas vu son fils. 14 ans de silence ? Non. Plutôt d’ostinato, un mouvement rythmique de jazz lancinant qui se répète inlassablement, une passion qui se partage, qui se transmet, variation après variation. Des échanges par procuration, par l’intermédiaire de journaux, de lettres, de coups de téléphone, mais pas de vraies paroles pour exprimer la vérité. Seulement des piques, des mesquineries, des colères pour les choix de l’un ou de l’autre.
Le très beau décor de la vieille maison pleine de souvenirs à flanc de falaise nous amène au cœur de la retraite du père, au bord de la mer. La musique jazz enveloppe le tout d’une atmosphère particulière, berçant autant que le flot des vagues en contrebas.
Le jeu des acteurs est saisissant dans ce huis clos tendu.
Claude Aufare interprète avec une très grande justesse ce père bougon mais tellement attachant avec ses petites manies.
Ses partenaires ne sont pas en reste, donnant du corps et du répondant à leurs personnages respectifs
À travers des dialogues fins, ils nous révèlent petit à petit ce qui lie et à la fois sépare les trois protagonistes prisonniers d’un secret qu’ils connaissent tous mais qu’aucun ne s’avoue.
La mise en scène épouse le texte pour nous amener au plus près des confrontations inévitables entre le père, le fils et Mado. Des allers-retours qui frisent à l’obstination.
Un drame presque tchékovien avec un petit goût d’inachevé.
8,5/10
«_ Est-ce que vous pouvez m’inviter à danser ? _» C’est sur ces mots inhabituels, prononcés par un jeune homme malhabile sur la piste de danse d’un mariage, que s’ouvre l’un des 16 tableaux de la nouvelle pièce de Léonore Confino : Ring, variations du Couple. Et elle nous donne à le voir ce couple, sous toutes ses facettes. Des origines de l’humanité à la vie moderne, on ne fait qu’une ellipse et on vient revisiter toutes les scènes les plus classiques de ce sujet avec un léger décalage. Un pas en plus. Une subtilité qui vient engager un mouvement qui surprend, entre tranches de vie et instants décisifs pour le duo.
Au détour d’une rencontre en apparence banale jusqu’à la déclaration d’amour la plus folle, en passant par la parentalité, les ruptures, les disputes, des mots et des maux, rien ne sera épargné au tandem composé par Jina Djemba et Amaury de Crayencour. Au milieu d’un décor sobre, mais très joli, mis en valeur par différents jeux de lumière, la complicité des artistes se déploie. Leur alchimie est évidente, incarnée, toute en contraste à chaque scène. On rit, on est choqués ou on pleure devant leur interprétation très juste de ce qui fait les forces et les faiblesses d’un couple. À l’aide d’un astucieux choix de prénoms, les scènes nous interpellent et nous plongent dans ces situations avec intensité et force. On se retrouve au cœur du ring. Dans l’arène avec deux fauves qui n’en peuvent plus de se tourner autour. On ne boude pas son plaisir jusqu’au meilleur moment : les deux amants se font face… et se taisent. Tout passe par les gestes et la puissante chorégraphie de tout ce que les mots n’ont pu exprimer jusqu’ici. Un tableau saisissant suivi d’un monologue tout aussi marquant.
Un seul regret : on aurait aimé que la pièce se termine là-dessus, la dernière scène (même si très sympathique) n’ayant pas la même efficacité pour conclure.
Au détour d’une rencontre en apparence banale jusqu’à la déclaration d’amour la plus folle, en passant par la parentalité, les ruptures, les disputes, des mots et des maux, rien ne sera épargné au tandem composé par Jina Djemba et Amaury de Crayencour. Au milieu d’un décor sobre, mais très joli, mis en valeur par différents jeux de lumière, la complicité des artistes se déploie. Leur alchimie est évidente, incarnée, toute en contraste à chaque scène. On rit, on est choqués ou on pleure devant leur interprétation très juste de ce qui fait les forces et les faiblesses d’un couple. À l’aide d’un astucieux choix de prénoms, les scènes nous interpellent et nous plongent dans ces situations avec intensité et force. On se retrouve au cœur du ring. Dans l’arène avec deux fauves qui n’en peuvent plus de se tourner autour. On ne boude pas son plaisir jusqu’au meilleur moment : les deux amants se font face… et se taisent. Tout passe par les gestes et la puissante chorégraphie de tout ce que les mots n’ont pu exprimer jusqu’ici. Un tableau saisissant suivi d’un monologue tout aussi marquant.
Un seul regret : on aurait aimé que la pièce se termine là-dessus, la dernière scène (même si très sympathique) n’ayant pas la même efficacité pour conclure.