Un contrat

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  • 38, boulevard de Bonne-Nouvelle
  • 75010 Paris
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Polar psychanalytique... Un thérapeute est pris au piège des révélations d'un patient qui s'avère être un chef du crime organisé. La loi du silence et le secret professionnel s'affrontent alors dans une partie d'échecs sous tension, dont l'issue incertaine n'est délivrée que dans la dernière réplique.
 
Un polar sur scène signé Tonino Benacquista. Succès Festival OFF 2018 et 2019. Sélection officielle Festival Polar Cognac 2017.

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21 févr. 2020
8/10
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Cette pièce m’a fait découvrir que Benacquista écrivait pour le théâtre. J’aime beaucoup ses romans et ils se font rares depuis quelques années. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé son style et son écriture.La qualité du style est très bien servie par la mise en scène et l’interprétation des deux acteurs très justes.

Ils savent très bien nous faire sentir bien la montée de la tension et la manière dont le rapport de force entre les deux hommes ne cesse de s’inverser.
13 févr. 2020
8/10
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Psychanalyste, un beau métier, mais bien dangereux parfois…
Tueur à gages, un drôle de métier, mais bien stressant parfois…

Un homme entre dans le cabinet du médecin, rapide coup d’oeil au divan… il préfère le tabouret, le thérapeute laisse faire. Son patient souffre de crises d’angoisse, il parle, parle, il est agacé par le silence du médecin, mais après tout c’est le but, parler, laisser remonter les souvenirs.

Le médecin finit par comprendre à qui il a affaire, il essaie de faire volte-face mais trop tard, il doit subir le chantage, mais qui finira par manipuler l’autre ? Les séances se suivent, parfois violentes, parfois drôles, le tueur à gages doit effectuer un “contrat”, ses crampes, ses nausées, se pourrait-il qu’en accomplissant son geste il guérisse ? Il raconte son premier “contrat”, le psy le pousse dans ses retranchements, a-t-il vu sa victime ? qu’a-t-il éprouvé la première fois ? beaucoup de questions, mais peu de réponses.

Tonino Benacquista est scénariste, auteur, il navigue à vue et surnage dans le roman noir avec bonheur, il a écrit ici son unique pièce de théâtre et c’est une réussite. Le dialogue est prenant, les comédiens investis, une mise en scène sobre et efficace.

Une bonne soirée de polar au théâtre ça ne se refuse pas !
11 févr. 2020
8/10
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Je ne l'avais pas vu en Avignon dans la mise en scène d'Olivier Douau. Je suis pourtant amatrice de l'écriture de Tonino Benacquista mais d'une part j'avoue ne pas connaitre la salle des 3 Raisins et j'ignorais qu'il avait (aussi) écrit pour le théâtre. Dommage, soit dit en passant qu'il n'ait pas continué car il est autant déroutant sur scène que sur papier.

Le spectacle est annoncé comme avoir été un succès en Avignon deux ans de suite, après avoir été sélectionné au Festival Polar Cognac 2017. Je ne peux pas juger ce que l'on doit à la nouvelle mise en scène, signée Stanislas Rosemin. Je serais quand même curieuse de savoir ce qui a été modifié.

En tout cas la pièce est qualifiée de polar psychanalytique et c'est tout à fait cela. La tension s'installe lentement et ne faiblit pas jusqu'au dénouement final à propos duquel le spectateur modifie sans cesse son hypothèse.

La cure psychanalytique est presque une enquête, dont le but est que le patient aille mieux. C'est le "contrat" de base et c'est ce que le thérapeute (Patrick Seminor) cherche à instaurer. Mais son client n'est pas ordinaire. Il va résister plus que la normale et le jeu du transfert/contre-transfert sera difficile à maitriser. Car pour lui (Olivier Douau) le terme de contrat correspond à toute autre chose.

Au départ le psychanalyste semble trouver "normales" les crises d’angoisse de son nouveau patient et ne s'en inquiète pas plus que ça, avant de réaliser, séance après séance et au fur et à mesure des confidences, qu’il est pris au piège de révélations sur des affaires criminelles que nul n’est censé connaître.

Car les deux hommes ont un autre terme lexical commun autour du silence, protecteur dans le cadre du secret professionnel, angoissant dans celui de la loi du silence qui s'applique dans la mafia.

Ces deux axes composent la structure en spirale ascendante du huis clos écrit par Tonino Benaquista. Il retourne les codes, joue des double sens, insère quelques lapsus dans une atmosphère qui devient étouffante. Qui en sortira ? Un seul ou les deux ? Et dans quel état ?

Si l'intelligence devient une arme, suffira-t-elle à briser l'omerta ? Quelle place laisser à la culpabilité et dans quel intérêt ? Les deux comédiens sont à égalité de puissance et l'humour -noir évidemment- apporte la légèreté suffisante pour que le public hésite constamment à prendre parti, surtout lorsque la situation se retourne.

Les deux hommes s’affrontent dans une partie d’échecs sous tension, dont l’issue incertaine n’est délivrée que dans la dernière réplique.

Décidément, le sous-sol du Gymnase Marie Bell est le théâtre de belles pièces depuis la rentrée avec aussi Les Gardiennes et l'Ombre.
9/10
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... Une pièce saisissante qui tient le public en haleine de bout en bout. Un spectacle vif et intéressant. Un Benacquista à ne surtout pas manquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor