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The Servant

The Servant
De Robin Maugham
Mis en scène par Thierry Harcourt
Avec Maxime d'Aboville
  • Maxime d'Aboville
  • Alexie Ribes
  • Adrien Melin
  • Xavier Lafitte
  • Roxane Bret
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets à 33,00
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À Londres, Tony, un jeune aristocrate paresseux emménage dans une confortable maison de ville, il engage Barrett comme domestique.

Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent.

Une certaine complicité s'établit peu à peu mais rapidement les rôles s'inversent et le maître se retrouve l'esclave de son serviteur.

 

Un huis clos passionnant, où la lutte des classes mène un combat acharné pour la domination, mélangeant thriller, surréalisme et humour noir.

 Pour la pièce The Servant, Maxime d'Aboville a été récompensé du Molière du Comédien 2015.

 

La critique de la rédaction : 6.8/10. Une pièce bien mystérieuse.

Nous suivons le quotidien de Tony, cet homme riche, jovial et paresseux, sans trop comprendre où nous allons, si la pièce aura réellement une intrigue ou si c’est un morceau de vie volé à cet aristocrate.

Elle fait en tout cas naitre de belles situations car elle se déroule dans un cadre original et fascinant : un quartier cossu de Londres dans les années 1950. Ses dialogues sont bons, bien traduits, avec beaucoup de jolies répliques mais aussi de sous-entendus, de non-dits comme c’était le cas dans la haute société de l’époque.

L’arrivée sur scène de la nièce du domestique va mettre beaucoup de piquant dans l’histoire ; puis celle de la serveuse (jouée par la même actrice) s’avérera plus décevante en nous plongeant dans la confusion la plus totale…

Quant à Tony, le personnage principal, il est incarné avec brio par Xavier Lafitte qui a une superbe voix et une belle présence sur scène, en rendant presque fades les autres comédiens par moment. Grâce à lui, nous restons captivés jusqu'aux saluts.

Car l’histoire ambigüe au point d’en devenir déstabilisante nous a un peu laissé sur notre faim.

Note rapide
7,3/10
20 pour 20 notes et 13 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
9 critiques
Note de 4 à 7
70%
4 critiques
Note de 8 à 10
30%
Toutes les critiques
10 sept. 2016
8/10
89
N’ayant pas vu le célèbre film de Joseph Losey j’ai tout bonnement découvert le texte de Robin Maugham sur la scène du Poche-Montparnasse. Et quel texte ! Comment Barrett, le tout nouveau domestique du so british Tony, va-t-il parvenir à inverser les rôles. Comment, à force de séduction perverse, ce serviteur hors pair va-t-il peu à peu prendre l’ascendant sur son maître. Et comment le maître en question va-t-il accepter d’être manipulé au point de sombrer dans une oisiveté qui le réduira au presque néant. Tels sont les enjeux de cette pièce dérangeante et fascinante.

Les motivations des deux personnages sont volontairement laissées en suspens dans la mise en scène de Thierry Harcourt. C’est au spectateur de choisir son option, de fournir sa propre réponse. A première vue, Tony semble avant tout attiré par un confort de vie qui peu à peu confinera au laisser-aller. Cependant, il prend un tel plaisir à ce jeu de soumission que sa finalité est peut-être bien plus profonde… De son côté, Barrett n’est pas simplement en quête de pouvoir. Il ne s’inscrit pas uniquement dans une lutte des classes qui le pousserait à une sorte de revanche sur Tony. Il ne souhaite pas seulement faire le mal, il est le mal, intrinsèquement.

Pour interpréter ce duo complexe et fascinant, Thierry Harcourt ne s’est pas trompé. Xavier Laffite, parfait dans le rôle du dandy flegmatique, se laisse piéger dans la toile d’un Maxime d’Aboville redoutable et effrayant d’ambivalence. Ce rôle qui lui a valu le Molière du meilleur comédien en 2015 lui permet de déployer l’étendue de son talent. Tour à tour douceâtre, obséquieux, visqueux, puis insensible, cruel, maléfique : il fait réellement froid dans le dos. Adrien Melin, Alexie Ribes et Roxane Bret complètent la distribution sans faute de ce huis-clos haletant.
14 août 2016
7/10
111
On reste sur sa faim.

Je connaissais le film de Joseph Losey et j'avais envie de voir ce que cette histoire pouvait donner au théâtre. Dans l'un comme dans l'autre, l'histoire est prenante : on a envie de savoir jusqu'où Barrett va aller pour asseoir son emprise sur Tony.
Malheureusement, quand la lumière se rallume dans la salle, on reste un peu sur sa faim. Le jeu des acteurs manque d'intensité. Le décor change si peu (un meuble déplacé pendant les fondus au noir), que l'on se demande si Barrett a vraiment pris possession des lieux et de la vie de son maître... Je pensais sortir de là angoissée, bouleversée...

J'ai juste passé un moment, pas désagréable mais pas transcendant non plus.
5 juil. 2016
7/10
177
Ce sera une critique brève et claire (ou peu claire...) et vraiment à chaud : j'ai adoré le jeu de Maxime d'Aboville, impressionnant, presque dérangeant par moment tellement il incarne avec brio son personnage. Tous les comédiens sont excellents mais ils s'effacent derrière le rôle omniprésent et imposant de d'Aboville.

Cette pièce m'a un peu perturbée, par son côté glauque, son sujet particulièrement mystérieux et ses personnages machiavéliques... Et la fin, quelle fin ?!! (je vous laisse aller voir. Voilà).
5 juil. 2016
6/10
147
Prenez une grande respiration, car vous allez plonger dans un huis clos au cœur d’une manipulation qui mènera dans une descente en enfer. La manipulation pernicieuse peut emmener le héros vers des chemins qu’il n’a jamais emprunté pour tomber dans une déchéance qu’il ne croyait possible. Mais qui se cache derrière se serviteur ?

C’est dans une sobre mise en scène de Thierry Harcourt, dans une ambiance des années 50 avec des lumières crépusculaires, que nous allons aller à la rencontre d’un homme très entouré, peut-être trop.

Tony, jeune aristocrate paresseux décide revenir habiter à Londres. Un de ces fidèles ami va lui trouver une maison en location. Il ne pourra pas gérer tout cet espace tout seul et va faire appel alors à un serviteur. Pour ne s’embarrasser à rencontrer plusieurs personnes pour faire le bon choix, il prend à son service la première personne qui se présente. C’est un certain Barrett à l’air bien étrange, avec une élocution particulière qui va venir et qui va doucement s’imposer.

On lui dit que son domestique est bien étrange mais il se refuse à le croire. Surtout qu’il est couvé comme un roi. La maison est propre, il y a toujours à boire et la nourriture est délicieuse. Pourquoi aller dehors et chercher du travail quand on se sent bien chez soi ? Puis le rapport maître/serviteur va changer pour complétement s’inverser. N’y voyez guère une référence à Marivaux. Ici, il n’y a pas une critique de la société de classe. C’est plus une plongée dans l’être humain dans ce qu’il a de plus vil, de plus manipulateur. Je pense plus au Portrait de Dorian Gray où Dorian devient de plus en plus cruel face à cette éternité qui le rend fort.

Le couple se sépare au bénéfice de parties de jambes en l’air avec des filles choisies et ramenées par le serviteur. La débauche dans tous ces états qui l’éloigne de ses amis et de sa famille. Un portrait saisissant qui m’a absorbé pendant tout le spectacle jusqu’à la fin. Une étrange fin d’ailleurs car beaucoup n’avait pas saisi que tout s’arrêtait là. J’aurais apprécié une fin qui ressemble plus à une fin d’histoire ou d’action plutôt que de me laisser dans le cours de quelque chose. Peut-être que comme moi, de nombreux spectateurs auraient apprécié un peu plus d’histoire pour rester avec ces étranges personnages. Les comédiens surtout les deux rôles titres étaient brillants et faisaient vibrer de noirceur cette histoire.

Une promenade dans le royaume du mal qui installe un certain malaise qui captive le spectateur.
9 mars 2016
7,5/10
173
Noir mais très bien joué.

Un malaise nous enrobe et ne nous quitte plus mais c'est avec plaisir qu'on se laisse happer dans cet univers sombre, fait d'acteurs de qualité !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor