Qui a peur de Virginia Woolf ?

Qui a peur de Virginia Woolf ?
De Edward Albee
Mis en scène par Alain Françon
Avec Pierre-François Garel
  • Pierre-François Garel
  • Dominique Valadié
  • Wladimir Yordanoff
  • Julia Faure
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 15,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment

George et Martha sont mariés depuis plus de 20 ans.

Lui est professeur associé, elle, est fille du doyen de l'université. 

Ce soir là, ils rentrent légèrement ivres d’une réception. Martha a invité un jeune professeur de biologie et sa femme à les rejoindre pour boire un verre de plus.

Ces derniers deviennent malgré eux les témoins d'un conflit non sans conséquence. La sympathique fin de soirée va alors dégénérer en règlement de comptes généralisé – la nuit s’annonce longue et agitée.

  

Qui a peur de Virginia Woolf ? a été écrite par Edward Albee en 1962. Sa première représentation était à Broadway.

Elle a gagné un Tony Award (équivalent américain des Molières) et a été adaptée en film.

Cette pièce est mise en scène par Alain Françon, Molière du metteur en scène en 1995, 2010 et 2016.

  

Qui a peur de Virginia Woolf ? a été récompensée du Molière du Metteur en scène de théâtre privé -Alain Françon- et du Molière du comédien -Wladimir Yordanoff-.

 

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La critique de la rédaction : 4/10. Interminable pièce de théâtre. Je me suis profondément ennuyé.

Ce couple qui semble plutôt vivre l'un avec l'autre par obligation que par amour accueille deux jeunes tourtereaux... Des nouveaux arrivants à l'université qui n'ont qu'une envie, celle de s'intégrer et de faire bonne impression. Seulement, leurs hôtes passent la pièce entière à s'engueuler. Ce qui donne lieu à quelques bons mots, des passages amusants.

Nous en apprenons chaque minute un peu plus sur leur vie, la rancune qui les amène à se détester, mais ils n'arrivent malheureusement pas à nous y intéresser pour autant. Jeux de pouvoir, manipulation, persécuteur- persécuté... Tous ces rebondissements qui auraient pu être passionnants si l'histoire avait pris, sont à mon goût tombés à plat.

Les situations s'éternisent et les dialogues sont très ambigus, beaucoup trop longs, à en devenir énervants. 

La mise en scène statique, vieillotte, et le décor trop froid n'arrangent rien.

J'ai trouvé Wladimir Yordanoff -George- plutôt bon, Julia Faure joue un rôle de nunuche avec beaucoup de justesse, ce qui n'est pas simple. En revanche, les deux autres acteurs intellectualisent trop leur rôle, en rendant leurs interventions pesantes. 

J'aurais aimé voir cette pièce mise en scène de manière plus moderne, et dépourvue de ses nombreuses longueurs. 

 

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
14 janv. 2016
8/10
212
0
Un texte violent et cruel où s’enlisent quatre personnages tous troubles sous des apparences trompeuses. Sous l’emprise de l’alcool et des frustrations révélées naissent les piques et les sarcasmes qui transforment le paisible after en une foire d’empoigne...
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Meilleure critique négative
15 janv. 2016
3,5/10
242
0
Ouh que c'est long... Dur de lutter contre le sommeil surtout lorsque tout se joue plus ou moins dans la pénombre.

C'est du théâtre contemporain classique ; peut-être que c'est trop cérébral pour moi mais je n'ai pas adhéré du tout.
Cependant, le...
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Toutes les critiques
15 sept. 2016
6/10
17 0
Si je ne comprends pas forcément l'engouement suscité par cette pièce aux Molières, si ce n'est un certain snobisme qui fait sortir du lot dans le théâtre privé, j’ai apprécié cette cruauté douce et féroce dans ce couple (brillament interprété) qui vient déteindre sur son environnement et jusqu'à notre fauteuil.
19 mars 2016
6/10
230 0
Une chorégraphie du chaos sur un radeau d'antichambre. Mal assis et fatigué c'est aussi une pièce inconfortable. Dans un meilleur fauteuil cela donne peut être au voyeurisme de l'esprit une meilleure assise mais là mon corps a décroché même si mes réminiscences au réveil n'étaient pas fermées à cette destruction finalement plutôt ludique.

La mise en scène soigne donc cet inconfort, les lumières sont obliques, infusant sous les portes ou par le couloir, l'escalier. Les comédiens sont totalement dans le ton, la destruction est parfaite, vainement humaine. Le loup reste derrière la porte et la maison ne s'écroule pas encore. Il faut continuer à vivre. D'autres alcools sur l'amertume et la cruauté, d'autres deuils avant de dormir.
10/10
214 0
Cette pièce d’Edward Albee, écrite en 1962, apparait hors du temps. Elle vient jusqu’à nous, riche et toujours neuve tant les souffrances humaines y sont décrites avec précision et se transposent avec actualité. Immortalisée par le film de Mike Nichols avec Elysabeth Taylor et Richard Burton, elle fut adaptée en Français et jouée quatre fois avant cette version au théâtre de l’Œuvre.

C’est sans aucun doute une gageure que de la monter. Tout repose en effet sur la prestation des comédiens qui jouent le couple mythique de Martha et George.

Quand l’amour pervers combat la haine féroce, que reste-t-il du secret d’un couple, du fantasme commun qui les lie et leur permet de survivre ? Entre déchéances et renoncements, les délires alcoolisés proches de la démence et les névroses de Martha et George s’opposent, s’imposent et explosent. Le tout, sur fond d’hypocrisie sociale de la bourgeoisie américaine de l’époque.

Le public est saisi dès le début, sidéré par l’impudeur et la crudité des situations et des relations violentes faites d’insultes et d’humiliations de ce couple devant leurs invités. Ils nous obligent à vivre comme une sorte de voyeurisme indécent. Qui est le bourreau et qui est la victime dans le bain d’ivresse de ce combat qui semble être le dernier sans que nous en soyons sûrs ?

La mise en scène d’Alain Françon renforce la puissance de ce huit clos par le dépouillement. Le dépouillement matériel du plateau : Les décors sont limités au strict nécessaire mais aussi le dépouillement des jeux : Chaque intonation, chaque déplacement semblent être indiqués pour permettre la mise à nue progressive des personnages, implacable et irrévocable, jusqu’à l’extrême.

Les comédiens nous tiennent en haleine du début à la fin, ils ne nous lâchent pas. Ils nous embarquent, nous bousculent et nous délivrent. Julia Faure joue avec finesse Honey, la jeune invitée perdue et troublée. Pierre-François Garel joue Nick, le jeune mari, avec simplicité et justesse, faisant ressortir l’hypocrisie fourbe de son personnage. Dominique Valadié est époustouflante. Elle donne vie avec une impressionnante intensité à la folie et la souffrance de Martha. Wladimir Yordanoff est magistral. Il nous livre avec une précision inouïe un George profondément meurtri, nous saisissant dans les sursauts de sa noyade. Tous deux nous présentent avec la sincérité du véritable un couple éperdu d’amour et de haine. Ils sont Martha et George.

Nous sortons de ce spectacle groggy, impressionnés et certains d’avoir assister à un de ces grands moments de théâtre.
18 févr. 2016
6,5/10
198 0
Une pièce forte. Le théâtre d'Edward Albee garde la même force, mais a vieilli un brin.

C'est peut-être mon humeur du moment qui veut ça, mais j'ai trouvé la pièce trop lourde, trop pesante, trop bavarde. L'interprétation est remarquable et c'est toujours un grand plaisir de retrouver Wladimir Yordanoff. Dominique Valadié est exceptionnelle ! Julia Faure et Pierre-François Garel sont également à la hauteur de cette pièce difficile.

Allez-y pour les acteurs, pour découvrir Albee si vous ne connaissez pas. Attendez-vous à être secoués, donc choisissez le bon soir ! Et découvrez le magnifique théâtre de l'oeuvre, à la programmation exigeante et efficace.
6 févr. 2016
3/10
224 0
Long, très long, beaucoup trop...

C'est rare que je m'ennuie à ce point là au théâtre mais certaines scènes sont vraiment interminables. La mise en scène est loin d'être dynamique et les décors sont plus que minimalistes.

C'est dommage car Qui a peur de Virginia Woolf peut être une excellente pièce. J'avais vu une version radicalement différente, qui était excellente, il y a quelques années. Du coup j'en suis sortie d'autant plus déçue...
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor