Plus haut que le ciel

Plus haut que le ciel
  • Théâtre Fontaine
  • 10, rue Pierre-Fontaine
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 35,00
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Une comédie historique qui raconte avec humour et fantaisie la construction d’un rêve.

1884, Paris. Deux ingénieurs présentent un étrange projet à l’assistant de Gustave Eiffel. Aberrante, incompréhensible, inutile, la tour qu’ils proposent de bâtir est immédiatement refusée : monsieur Eiffel n’a pas le temps, il est trop occupé par l’écrasante gestion de sa société.

Mais il est difficile de balayer d’un geste l’idée du siècle, surtout quand au même instant Claire Eiffel cherche l’étincelle qui redonnera à son père le goût du rêve, de l’aventure et de l’exploit.

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24 janv. 2020
9/10
0
Quelle belle idée que de rendre hommage à ces créateurs qui ont su bousculer les concepts, chambouler les consciences, révolutionner les visions, les perspectives, défier les contraintes, renverser les préjugés.

Une mise en scène à la mesure, un décor à la hauteur, un ryhtme proche du vertige, une scénographie et des costumes à tomber... "plus haut que le ciel" tient toutes ses promesses.

Cette  troupe de  comédiens vous propose une approche ludique et joyeuse de cette dame de fer, vous invitant à  gravir les 1665 marches de cette dame de fer , tantôt 4 à 4 comme la mise en musique vous y invitera, tantôt avec l'ascenseur émotionel qui agite chaque personnage.

La scénographie est remarquable, l'alliance des plans séquences en arrière fond et d'une mise en musique  vous renvoie à l'analogie  de l'époque des locomotives à vapeur et des "temps modernes" à la Charlie Chaplin.

Chaque personnage est attachant, chaque changement de décor est opéré avec fluidité , et même si nous connaissons tous la fin de cette fabuleuse histoire, nous restons curieux et complices des rebonds, des sursauts, des tribulations de chacun.

Il y a l'histoire bien sur mais il y a aussi ces messages laissés ça et là...

Qu'il est bon d'envisager d'avoir la tête dans les  nuages et les pieds sur terre  et que même en terrain instable, tout est possible!! 

En conclusion : l' épopée d'une "Dame" qui illumine encore le ciel de Paris aujourd'hui et nos  regards à la fin de ce moment de théâtre joyeux, lumineux, tintinabulant , des personnages truculents, une scénographie ingénieuse ... Paris, c'est la tour Eiffel ... mais c'est aussi ces moments de théâtre  pour notre plus grand bonheur.
3 déc. 2019
7,5/10
1
On entend le bruit des machineries d’ascenseur alors qu’on s’installe au Théâtre Fontaine pour ce spectacle Plus haut que le ciel qui nous raconte la naissance plutôt chaotique de ce monument devenu incroyablement parisien qu’est la Tour Eiffel.

L’usage du mapping est tout à fait approprié pour situer chaque scène dans les usines Eiffel de Levallois ou, plus tard, sur le champ de Mars.

Outre la qualité de l'interprétation, l'intelligence de la mise en scène, la beauté des costumes, des décors astucieusement modulables, j'ai apprécié d'apprendre le rôle des uns et des autres. On ressort du théâtre en regrettant que l'histoire ait juste retenu le nom d'Eiffel et il était légitime de réhabiliter la mémoire des ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier ... et de Claire, la fille de Gustave, dont j’ignorais complètement l’implication dans ce projet. Et il est intéressant de lui donner vie.

1884, Paris. Deux ingénieurs présentent un étrange projet à l’assistant de Gustave Eiffel. Aberrante, incompréhensible, inutile, la tour qu’ils proposent de bâtir est immédiatement refusée : monsieur Eiffel n’a pas le temps, il est trop occupé par l’écrasante gestion de sa société. Mais il est difficile de balayer d’un geste l’idée du siècle, surtout quand au même instant Claire Eiffel cherche l’étincelle qui redonnera à son père le goût du rêve, de l’aventure et de l’exploit !

Au départ il ne s’agissait que d’utiliser la structure d’un pont pour construire "vers le haut" ce que avec beaucoup d’humour les personnages principaux surnomme "le pylône". Mais techniquement c’est une tour et, qui plus est, devrait être interprétée comme étant l’opposé de la Statue de la Liberté qui, à l’époque, était le monument si je puis dire le plus en vogue, et que l'on doit à Maurice Koechlin.

J’ignorais que Gustave Eiffel était bourguignon. le sachant, il est bien entendu logique qu'il adore le coq au vin. Je n'imaginais pas qu'il ait pu se plaindre d’être en en manque d’inspiration et de ne plus créer grand chose après l’inauguration d’une passerelle à Évreux, que j’ai d’ailleurs vue il y a quelques années.

Évidemment, le nerf de la guerre c’est l’argent et la bataille financière pour permettre aux projets de voir le jour est tout à fait judicieuse. Il est intéressant également d'apprendre que les riverains avaient porté plainte. Il ne fait pas de doute que la construction n'entraînant pas l'enthousiasme à ce stade.

Mais surtout l’interprétation est très enlevée avec des personnages juste à la limite de la caricature, sans jamais être ridicules, bien au contraire, et qui donnent à ce spectacle toute sa saveur.

Il est vrai que 347 marches pour atteindre le premier étage sans ascenseur, c’était une gageure. Mais Gustave Eiffel aura l'idée de génie d'ajouter un ascenseur. L'homme n’apparait pas au départ comme un patron très progressiste. Son évolution est d'autant plus passionnante à la fin du spectacle.

Les scènes sont très courtes, très rythmées. Le spectacle s'échafaude à l'instar de la construction du monument. On a beau connaître l’issue de l'histoire (qui se termine comme on l’imagine), l’action est prenante. et on tremble en apprenant les embuches successives, comme les menaces de grève et la demande d’une cantine. L'architecte aura l’idée de génie de l’installer sur la tour pour le confort des ouvriers ... et pour leur faire gagner du temps.

Elle sera inaugurée en portant la couleur de l’antirouille ... pour l’éternité croyait-on mais cependant elle changera de couleur plusieurs fois. Et je crois savoir qu'une nouvelle teinte est prévue pour son prochain anniversaire. Car elle a déjà 130 ans.

Quelques répliques sont savoureuses : Sans danger pas de bravoure ! C’est si beau vu d’en bas. C’est si haut vu d’en bas !

Je n'avais pas remarqué le surtitrage mais voilà un atout supplémentaire à ce spectacle qui est aussi accessible à tous les âges.
15 nov. 2019
8/10
3
Nous sommes en 1884, Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux ingénieurs veulent absolument soumettre une idée géniale à M. Gustave Eiffel. Gustave est veuf, il s’ennuie, il ne sait pas quoi faire, enfin il songe à prendre une retraite bien méritée et surtout à donner les rênes à Adolphe Salles son collaborateur. Celui est certes brillant et joli garçon, mais n’a pas bonne presse auprès des ingénieurs et encore moins de Claire, la fille aînée de Gustave. Celle-ci veut absolument sortir son père de sa déprime, et la drôle de tour ou de pylône sera le moyen de distraire son papa !

La distraction s’avère coûteuse, difficile à réaliser, mais Monsieur Eiffel s’amuse comme un enfant, il veut construire cette tour et c’est bientôt l’Exposition Universelle, il faut montrer au Monde que la France a un savoir-faire indéniable !

L’argent… voilà le problème, et si le chantier est en route, les grèves commencent, les scandales, et la pétition signée par de grands noms des arts et des lettres ! Mais c’est sans compter sur le dynamisme de Claire, des deux ingénieurs et de M et Mme Bernouille, qui ont d’autres idées moins honnêtes derrière la tête…

Voilà donc une comédie sympathique, drôle, menée tambour battant par les comédiens, une mise en scène inventive, on voit petit à petit la construction de la Tour. J’aurai bien aimé un final “clignotant”, mais on n’avait pas trouvé le système à l’époque !
8 nov. 2019
7,5/10
3
« Plus haut que le ciel » de Florence & Julien Lefebvre dans une mise en scène de Jean-Laurent Silvi au théâtre Fontaine est une comédie historico-comique sur le thème de l’érection du plus haut monument du monde à Paris.

Florence & Julien Lefebvre avant de se prendre de passion pour le théâtre (très bon souvenir pour « Le cercle de Whitechapel »), ont navigué dans les coulisses du cinéma et cela se ressent.
Bien que le cinéma ait vu le jour après celui de la tour Eiffel, ils ont monté leur comédie dans un rythme endiablé, comme des plans séquences d’un film avec en arrière fond un « train » lancé à toute vitesse sur la très belle musique de Romain Trouillet. Décidément ce virtuose de la composition est de tous les bons coups. Une musique entraînante, joyeuse faisant penser à une locomotive lancée à toute allure pour des changements de décors express.
Des décors signés de Margaux Van den Plas, aux très belles vues magiques de Paris et de la tour Eiffel sur une toile de fond en image vidéo.

Mais revenons à notre sujet, la tour Eiffel !
Nous sommes en 1884, dans les bureaux de l’usine de Gustave Eiffel situés à Levallois-Perret, à l’époque une ville pas aussi « renommée » que maintenant…d’où sortiront les futurs éléments assemblés de la tour.
Gustave Eiffel dont la notoriété est établie, ce bourguignon originaire de Dijon, qui est à l’origine de la statue de la Liberté, s’ennuie. Construire des ponts, des bâtiments à structure ou charpente métallique c’est bien mais…
Et quand il s’ennuie, ne cherchez pas à l’énerver car son accent refait surface pour exploser de plus belle.
Il pense passer la main à son bras droit, le jeune Adolphe Salles. Un jeune au caractère bien trempé, qui monte sur ses grands chevaux au quart de tour quand vous le contrariez et qui pense plus à la rentabilité, à éviter les risques pour la société que de lui donner un nouvel élan en acceptant de soumettre à son patron le projet de la tour la plus haute du monde (305 m) des deux ingénieurs maison, aux idées certes farfelues, mais qui à bien y réfléchir serait une très belle opportunité pour relancer la machine.
Deux ingénieurs qui maîtrisent parfaitement leur sujet et qui sont certains de sa faisabilité.
D’ailleurs Gustave Eiffel finira par comprendre son intérêt de se lancer dans une telle aventure. Pensez donc être le créateur d’une tour plus haute que le ciel !
Sa fille Claire aura habilement conduit son père une nouvelle fois sur le chemin de la gloire en soutenant bec et ongle le projet des deux ingénieurs Emile Nouguier et Maurice Koechlin.

Une tour qui sera implantée sur le Champ de Mars et qui devra être prête pour l’inauguration de l’exposition universelle de 1889. Une célébration du bicentenaire de la révolution qu’il ne faut absolument pas louper.

Une comédie instructive pour ceux qui ne connaîtraient pas son histoire, où l’on suit un Gustave Eiffel passionné tantôt enthousiaste, tantôt dépité, qui se démène avec un personnel très revendicatif, dont les affrontements seront épiques au risque de faire capoter le projet.
Pour égayer un peu cette comédie et lui donner un ton léger, il y aura aussi en second plan une histoire d’amour naissante entre Claire et un prétendant qui ne sera peut-être pas celui que l’on pourrait penser. Mais également la présence d’Alfred et Armande Bernouille, un couple aux réparties incontrôlables qui sème sa zizanie partout où il passe.

La mise en scène de Jean-Laurent Silvi est très rythmée, joyeuse et servie par une troupe très en forme, parfois peut-être un peu trop expansive, et mise en valeur par les beaux costumes de Frédéric Olivier.
Frédéric Imberty (remarqué dans « Les crapauds fous ») dans le rôle de Gustave Eiffel apporte toute sa bonhommie au personnage, lui donnant un côté bon père de famille. Sa fille Claire jouée par Margaux Van den Plas à la réplique cinglante est très espiègle, et sait parfaitement ce qu’elle veut. Elle donnera du fil à retordre au bras droit interprété par Thomas Ronzeau. Un homme dans une première approche tout à fait détestable mais qui cache bien son jeu.
Nos deux ingénieurs à la « Laurel et Hardy » sont très drôles. Axel Blind que j’avais apprécié dans « Le désir attrapé par la queue » et Nicolas Le Guen ont un jeu très complémentaire, séduisant ; ils ne baissent jamais les bras.
Enfin le couple Bernouille qui n’est pas à un coup tordu près est irrésistible dans ses facéties. Héloïse Wagner et Jean Franco n’hésitent pas à donner de leur personne pour nous plonger dans le rire.
Un Jean Franco qui aura retenu toute mon attention en jouant plusieurs rôles, tous plus truculents les uns que les autres. Un Jean Franco qui m’avait séduit avec son frère de scène Guillaume Mélanie dans « Libres ! ou presque ».

Une comédie bien sympathique, mouvementée, pour un moment de détente assuré.
4 nov. 2019
6,5/10
24
Rien ne va plus à Levallois.
Je parle évidemment du Levallois de 1884. Pas de méprise, Isabelle et Patrick !

La famille Eiffel, Gustave et sa fille, est tiraillée entre le projet d'une tour de 305 m de haut imaginée par deux ingénieurs-maison enthousiastes, et les nécessités comptables du bras droit de la société.

A partir de cette situation, Florence et Julien Lefebvre ont écrit une pièce historicomique, mise en scène par Jean-Laurent Silvi.

A ce propos historique, viendront se greffer des péripéties drôlatiques, ainsi q'une histoire d'amour.

Dans les beaux costumes de Frédéric Olivier, et un décor très changeant durant les nombreux noirs plateau, un septuor de comédiens aguerris font passer au public une sympathique et agréable soirée.

J'ai beaucoup aimé le jeu de Nicolas Le Guen et Axel Blind, les deux ingénieurs.
Le premier confère à son personnage une ingénuité et une candeur épatantes, le second une bonhommie et une impétuosité alternées des plus réussies.

Dans le rôle de Melle Eiffel, Margaux Van den Plas est parfaite. (A noter qu'elle signe également la jolie scénographie.)

Parfait également Frédéric Imberty en Eiffel tout en rondeur et truculence. (Son accent berrichon est drôle.)
Thomas Ronzeau est un bras droit eiffelien très guindé dans un premier temps, et puis... Je n'en dirai pas plus.

Héloïse Wagner et Jean Franco en font quant à eux des tonnes dans l'outrance de leurs personnages.

Si la Tour Eiffel et son histoire vous passionnent, ce spectacle est pour vous.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor