Piège pour un homme seul

Piège pour un homme seul
  • Le Funambule Montmartre
  • 53, rue des Saules
  • 75018 Paris
  • Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets à 11,00
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C'est l'histoire d'un homme qui affirme que la femme qui se trouve devant lui n'est pas sa vraie femme, pourtant tout semble prouver le contraire

Chamonix, automne 1960. Daniel Corban, attend désespérément le retour de sa femme disparue depuis dix jours à la suite d'une dispute. Lorsque celle-ci revient, il affirme que cette dernière n'est pas sa vraie femme, pourtant tout semble prouver le contraire ! Folie ou machination diabolique ? Qui est la victime ? Qui dit vrai ? 

Note rapide
Toutes les critiques
4 févr. 2019
7,5/10
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« Piège pour un homme seul » de Robert Thomas, de nouveau sur les planches du Théâtre Le Funambule, après un succès bien mérité l’été dernier.

Ce théâtre rénové en 2016 et codirigé par Sandra Everro et Julien Héteau a une belle programmation ; j’y ai récemment vu le succulent « Poisson et petits pois » de Ana-Maria Bamberger. Il a aussi découvert, par exemple, le talent de Guillaume Sentou qui a triomphé dans « Edmond » d’Alexis Michalik, toujours à l’affiche du théâtre du Palais Royal.

Mais revenons à notre piège…l’action se situe, dans un chalet aux environs de Chamonix dans lequel on découvre un homme, Daniel Corban, complètement désespéré, quelques peu éméché, en attente de nouvelles de sa femme qui a disparu depuis dix jours à la suite d’une dispute.
En relation étroite avec le commissaire de police, il suit son enquête, et quand sa femme réapparaît, Daniel Corban ne la reconnait pas et crie à l’usurpatrice !
Vous comprendrez que je ne peux pas vous en dévoiler d’avantage au risque de vous donner la clé de cette énigme dont le suspense va crescendo jusqu’à la dernière minute de la pièce.

Robert Thomas a construit une véritable pièce policière qui tient en haleine le spectateur. Cette pièce créée le 28 janvier 1960 dans une mise en scène de Jacques Charon, excusez du peu, dans le théâtre des Bouffes Parisiens n’a pas pris une ride.
L’intrigue est tellement bien ficelée que le prix du Quai des Orfèvres lui a été décerné, le propulsant ainsi du jour au lendemain de l’anonymat à la notoriété, dont il sera faire preuve de reconnaissance tout au long de sa carrière.
On voyant cette pièce, on comprend aussi pourquoi Alfred Hitchcock voulait l’adapter au cinéma, malheureusement décédé trop tôt, il n’aura pas pu aller au bout de son projet.
Un auteur très prisé par le théâtre amateur et peu souvent joué par les professionnels.
Notons que François Ozon l’avais remis au goût du jour en portant à l’écran sa pièce « Huit Femmes » avec en tête d’affiche Danielle Darrieux et Catherine Deneuve.
Pour ma part, je garderai un souvenir ému de sa pièce « La perruche et le poulet » qui m’avait fait pleurer de rire lorsque que j’étais gamin, pièce que j’avais vu dans le cadre d’au théâtre ce soir : Raymond Souplex et Jane Sourza étaient tordant de rire dans leurs disputes.

Ce soir ce sont, Erwan Fouquet dans le rôle de Daniel Forban, Adrien Daquin dans le rôle du commissaire, Aurélie Vatin dans le rôle de la femme de Daniel Corban, Fabrice Pannetier dans le rôle de l’abbé et du clochard et Sarah Gaumont dans le rôle de l’infirmière, qui ont repris le flambeau et ont essuyé les plâtres de cette nouvelle saison : une belle distribution équilibrée.
Après les frayeurs et les frissons d’une première, ils ont vite repris le rythme infernal de cette pièce machiavélique, mise en scène habilement par Florence Fakhimi (à l’affiche dans deux pièces très drôles à la Comédie Caumartin : « Les acteurs sont fatigués » et « Mon meilleur copain ») qui respecte parfaitement la montée du suspense écrite par Robert Thomas.
Dans des décors « de l’époque » avec une touche d’humour pour le téléphone à touches et des costumes ad hoc, l’action se situe en 1960, vous l’aurez compris, année de création de la pièce.
Ils jouent tous avec sincérité, c’est pourquoi cette pièce tient la route, on ne s’ennuie pas un instant, nous suivons les rebondissements qui nous entraînent sur des pistes de ce labyrinthe sans fin…dont on a du mal à trouver la sortie et comme dit à maintes reprises Daniel Corban : « le temps travaille pour moi » : de quoi vous laisser éveillé pendant toute la pièce.
J’ai particulièrement apprécié le jeu de Fabrice Pannetier, comme l’a écrit Robert Thomas dans son descriptif des personnages : le curé, 35 ans, ambigu. Eh bien son jeu est tout à fait ambigu et donne de l’humour, du relief à cette enquête.

La femme de Daniel Corban a-t-elle été enlevée ? a-t-elle fuguée ? est-elle vivante ? est-elle morte ? : si vous aimez les pièces policières bien construites, rendez-vous au Théâtre Le Funambule pour connaître la réponse.
21 janv. 2019
10/10
1 0
Vu hier soir, une excellente pièce, très bien jouée (avec un génial Erwan Fouquet), et très belle mise en scène.
A ne pas louper !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor